<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Terre Maroc</title><link>http://terremaroc.canalblog.com/</link><description>Voyage au Maroc</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 28 Dec 2009 04:12:24 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Asilah, une perle au bord de l&apos;oc&#xe9;an </title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2006/07/11/2276393.html</link><category>* LE NORD *</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2006/07/11/2276393.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/2276393/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2006/07/11/2276393.html</guid><description>&lt;p&gt;Amateurs d&apos;art et d&apos;architecture, vous aimerez Asilah pour sa
douceur de vivre et sa nonchalance oc&#xe9;ane. Car derri&#xe8;re ses remparts construits
par les portugais au 15e si&#xe8;cle, Asilah demeure une des perles de la c&#xf4;te
atlantique marocaine. &lt;br /&gt;
Tour &#xe0; tour espagnole et marocaine, la ville porte les multiples empreintes de
ses visiteurs. Les murs des maisons sont ici orn&#xe9;s de fresques hautes en
couleurs. Et les ruelles &#xe9;troites de la m&#xe9;dina abondent en ateliers et galeries
d&apos;art de toutes sortes. Une richesse artistique qui s&apos;exprime sous de multiples
facettes lors du grand festival d&apos;&#xe9;t&#xe9;. &lt;br /&gt;
Ville de patrimoine, Asilah vous s&#xe9;duira aussi par ses plages magnifiques,
facilement accessibles. Avec des coins superbes de nature sauvage, face aux
vagues de l&apos;oc&#xe9;an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/82/62752/5561319.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;419&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/82/62752/5561319_p.jpg&quot; alt=&quot;5550077&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 11 Jul 2006 17:53:32 GMT</pubDate></item><item><title>D&#xe9;couverte d&apos;un campement At&#xe9;rien qui date de plus de 50 000 ans avant JC</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/12/888190.html</link><category>Ifrane - Azrou</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/12/888190.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/888190/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/12/888190.html</guid><description>&lt;p&gt;Un groupe de chercheurs de l&apos;Institut des Sciences de l&apos;Arch&#xe9;ologie et
du patrimoine (INSAP) du minist&#xe8;re de la Culture, vient de mettre au
jour un important campement at&#xe9;rien qui daterait de plus de 50 000 ans
environ au sud de la station d&apos;hiver de Michlifen dans la r&#xe9;gion
d&apos;Azrou. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle d&#xe9;couverte, qui s&apos;inscrit dans le
cadre d&apos;un programme de recherche intitul&#xe9; &amp;quot;milieux et cultures
mat&#xe9;rielles pr&#xe9; et pro historiques durant le pl&#xe9;istoc&#xe8;ne et l&apos;Holoc&#xe8;ne
au moyen Atlas&amp;quot;, a fourni un outillage pr&#xe9;historique compos&#xe9; de
pointes, de racloirs, de grattoirs, indique le minist&#xe8;re de la Culture
dans un communiqu&#xe9; parvenu &#xe0; la MAP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#xea;mes recherches ont,
&#xe9;galement, permis de localiser des structures d&apos;habitat pr&#xe9;historiques
dans la grotte d&apos;ifri Ouberid situ&#xe9;e dans la commune d&apos;A&#xef;n Elleuh &#xe0; 30
km environ au sud de la ville d&apos;Azrou. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dites structures,
qui dateraient d&apos;apr&#xe8;s l&apos;&#xe9;tude pr&#xe9;liminaire du mat&#xe9;riel arch&#xe9;ologique
des civilisations n&#xe9;olithique et campaniforme (entre 6000 et 3000 ans
avant notre &#xe8;re), se composent d&apos;ateliers de fabrication d&apos;outils en
silex et en calc&#xe9;doine et de structures de combustion qui conservaient
encore les ossements d&apos;animaux sauvages (mouflon &#xe0; manchettes, b uf
sauvage, gazelles, sanglier, chacal ) chass&#xe9;s par l&apos;homme de l&apos;&#xe9;poque. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La
pr&#xe9;sence dans les structures pr&#xe9;cit&#xe9;es de la c&#xe9;ramique et de mat&#xe9;riel
de broyage t&#xe9;moignent d&apos;une &#xe9;ventuelle pratique de l&apos;agriculture et
d&apos;un savoir culinaire ancestral bien d&#xe9;velopp&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une activit&#xe9;
artistique est, aussi, attest&#xe9;e par la d&#xe9;couverte d&apos;un certain nombre
d&apos;objets de parure fabriqu&#xe9;s &#xe0; partir de coquilles de mollusques marins
et d&apos;ossements d&apos;animaux.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 12 Oct 2005 17:30:10 GMT</pubDate></item><item><title>Palais Al Bachaouia</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/12/888006.html</link><category>Casablanca</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/12/888006.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/888006/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/12/888006.html</guid><description>&lt;p&gt;Mohamed Ben Kharafa a l’air magistral. V&#xea;tu de djellaba soyeuse,
chauss&#xe9; de babouches, il nous accueille en ma&#xee;tre de c&#xe9;ans &#xe0; la porte
de &#xab; Qasr Al Bachaouia &#xbb;. D’un geste habile, il nous fait signe
d’entrer. Conservateur de ce lieu historique, situ&#xe9; au boulevard Victor
Hugo (quartier des Habous), M. Ben Kharafa a pour t&#xe2;che de veiller sur
un imposant chef-d’œuvre architectural. Edifi&#xe9; dans les ann&#xe9;es 40 du
si&#xe8;cle pr&#xe9;c&#xe9;dent, ce bijou semble n’avoir rien perdu de son &#xe9;clat
d’antan. M.Ben Kharafa veillerait &#xe0; assurer l’entretien de ce site au
jour le jour. &#xab;Comme vous pouvez le voir, le site est bien entretenu&#xbb;,
fait-il, avant de porter la main au front comme pour chasser une
mauvaise id&#xe9;e. &lt;br /&gt;Au fait, la seule ombre au tableau reste cette nu&#xe9;e
de colombes qui &#xe9;lisent domicile sur les remparts et le toit de
l’&#xe9;difice. Mais ces colombes donnent au site un sens et un accent
particuliers. Si ces colombes ont choisi d’habiter dans &#xab;Qasr Al
Bachaouia&#xbb;, c’est parce que ce lieu repr&#xe9;sente un &#xee;lot de paix dans
l’Oc&#xe9;an du tumulte casablancais. &#xab;Ces colombes sont l&#xe0; pour rester&#xbb;,
tranche M. Ben Kharafa. Symboles de paix, de puret&#xe9; et de candeur, ces
colombes sont &#xe9;galement l&#xe0; pour accentuer la particularit&#xe9; d’un &#xe9;difice
historique authentique et solennel. Construit &#xe0; base de marbre, de
zellige, et de bois, cet &#xe9;difice donne &#xe0; voir des gravures et des
fresques d’une beaut&#xe9; inou&#xef;e. &lt;br /&gt;Le g&#xe9;nie de l’artisan marocain
appara&#xee;t dans toute sa splendeur. Ici, des arcades de gypse surplombant
des portes en bois majestueux ; au milieu, une fontaine de marbre
apporte, avec les quelques cypr&#xe8;s &#xe9;l&#xe9;gants qui l’entourent, une bouff&#xe9;e
de fra&#xee;cheur aromatis&#xe9;e ; l&#xe0;, un salon, dont le toit est embelli de
beaux motifs inspir&#xe9;s de la tradition arabo-andalouse ; ailleurs, des
sculptures sur bois rouge comme on aimerait tant voir et revoir… &lt;br /&gt;Les
touristes, qui se rendent &#xe0; &#xab; Qasr Al Bachaouia &#xbb;, sont l&#xe9;gion. &#xab;Notre
seule condition pour ouvrir l’acc&#xe8;s &#xe0; ces touristes, c’est qu’ils
soient accompagn&#xe9;s d’un guide autoris&#xe9; &#xbb;, indique M. Ben Kharafa. En ce
qui concerne les nationaux, l’entr&#xe9;e reste libre. Haut-lieu
touristique, &#xab;Qasr Al Bachaouia&#xbb; offre &#xe9;galement un cadre propice &#xe0;
l’activit&#xe9; artistique et culturelle. En t&#xe9;moigne la belle soir&#xe9;e avec
la vedette de la musique andalouse Mohamed Bajeddoub, organis&#xe9;e par le
Lion’s Club de Casablanca. Un magnifique voyage dans le temps et dans
l’espace, par le transport d’une part vivante de notre mode musical
arabo-andalou. &lt;br /&gt;Autre preuve de la magie de ce site, &#xab;Qasr Al Bachaouia&#xbb; offre un lieu de tournage esth&#xe9;tiquement irr&#xe9;prochable. &lt;br /&gt;Plusieurs
&#xe9;missions des deux t&#xe9;l&#xe9;visions nationales y ont &#xe9;t&#xe9; tourn&#xe9;es ; on peut
citer, &#xe0; titre d’exemple, l’&#xe9;mission &#xab;Arts et lettres&#xbb; de 2M. Devant le
manque patent d’espaces d’art et de culture &#xe0; Casablanca, &#xab;Qasr Al
Bachaouia&#xbb; pr&#xe9;sente une tr&#xe8;s belle alternative. Simplement, ce lieu de
m&#xe9;moire, propri&#xe9;t&#xe9; de la wilaya du Grand-Casablanca, qui tient lieu de
si&#xe8;ge du Conseil de la r&#xe9;gion de la m&#xe9;galopole, en plus de sa vocation
artistique, concentre des bureaux administratifs. D’o&#xf9; la difficult&#xe9; de
le doter d’un programme d’animation r&#xe9;gulier. Le convertir en espace
d’art permettra de lui donner du relief, et offrira aux amateurs du
beau un lieu de rencontre id&#xe9;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://terremaroc.canalblog.com/images/maroc920.JPG&quot;&gt;&lt;img width=&quot;250&quot; height=&quot;167&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://terremaroc.canalblog.com/images/t-maroc920.JPG&quot; alt=&quot;maroc920&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 12 Oct 2005 16:42:51 GMT</pubDate></item><item><title> Des esp&#xe8;ces rares au Lac Afennourir</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/04/864665.html</link><category>Ifrane - Azrou</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/04/864665.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/864665/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/04/864665.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://terremaroc.canalblog.com/images/maroc919.JPG&quot;&gt;&lt;img width=&quot;298&quot; height=&quot;183&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://terremaroc.canalblog.com/images/t-maroc919.JPG&quot; alt=&quot;maroc919&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Situ&#xe9; sur un plateau du Moyen Atlas
tabulaire &#xe0; 20 kilom&#xe8;tres, &#xe0; vol d&apos;oiseau, au sud de la ville d&apos;Azrou,
sur la route tertiaire du circuit des c&#xe8;dres reliant le village d&apos;A&#xef;n
Leuh &#xe0; la Route imp&#xe9;riale reliant M&#xe9;kn&#xe8;s &#xe0; Tafilalet (RN 20), le site
du Lac Afennourir qui appartient &#xe0; la Commune rurale de A&#xef;n Leuh
relevant de la province d&apos;Ifrane est d&apos;une superficie de 800 ha, au
beau milieu d&apos;une c&#xe9;draie &#xe0; une altitude de 1790-1800 m.
Ce
tr&#xe8;s beau site de montagne inscrit comme site Ramsar sur la Liste des
zones humides d&apos;importance internationale le 20 juin 1990, compos&#xe9; d&apos;un
lac naturel peu profond, de pr&#xe8;s de 400 ha, d&apos;une pelouse humide qui
l&apos;entoure et d&apos;un ruisseau situ&#xe9; au d&#xe9;versoir du lac est d&apos;une tr&#xe8;s
grande valeur &#xe9;cologique du fait que ce lac de montagne particulier
(faible profondeur et grande &#xe9;tendue) enregistre la pr&#xe9;sence r&#xe9;guli&#xe8;re
d&apos;une importante population nicheuse et hivernante du Tadorne casarca
Tadorna ferruginea consid&#xe9;r&#xe9;e comme &#xe9;tant une esp&#xe8;ce rare et constitue
aussi, un lieu de pr&#xe9;dilection pour une importante population nicheuse
et hivernante de Foulque &#xe0; cr&#xea;te (Fulica cristata) d&apos;o&#xf9; la raison
initiale de son inscription sur la liste des zones humides d&apos;importance
internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Tadorne casarca hiverne r&#xe9;guli&#xe8;rement dans le
site avec une moyenne de 225 individus, soit pr&#xe8;s de 8 % de l&apos;effectif
de la population hivernante r&#xe9;gionale. En saison de sa reproduction,
cet effectif varie entre 100 et 400 individus, avec 5-10 couples
nicheurs. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#xe0; la Foulque &#xe0; cr&#xea;te Fulica cristata, elle
montre pendant les hivers humides des contingents de 240-600 individus,
le seuil 1% ayant &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;pass&#xe9; au moins deux fois, alors que cet
effectif peut d&#xe9;passer les 1000 individus en p&#xe9;riode de reproduction.
Malgr&#xe9; la r&#xe9;tention de l&apos;eau par une digue artificielle basse,
l&apos;hydrologie du lac reste d&#xe9;pendante des pr&#xe9;cipitations et de la fente
des neiges en particulier, puisqu&apos;il s&apos;ass&#xe8;che souvent apr&#xe8;s des hivers
secs. Le site est surtout consid&#xe9;r&#xe9; comme type de lac de montagne sans
&#xe9;quivalent dans la r&#xe9;gion nord-africaine, d&apos;origine karstique, de
profondeur faible et homog&#xe8;ne, situ&#xe9; dans une cuvette remplie de
basalte quaternaire ; il est envahi de v&#xe9;g&#xe9;tation immerg&#xe9;e et entour&#xe9;
par une pelouse verte de montagne. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site est domin&#xe9; par des
eaux lacustres peu profondes peupl&#xe9;es par un lit de v&#xe9;g&#xe9;tation
immerg&#xe9;e, parmi laquelle peuvent &#xea;tre observ&#xe9;s des &#xee;lots plus ou moins
larges de v&#xe9;g&#xe9;tation &#xe9;mergente (Scirpaie) ; la pelouse, o&#xf9; p&#xe2;turent des
tadornes et un grand troupeau de moutons, entoure presque la totalit&#xe9;
du lac, mais elle est d&#xe9;velopp&#xe9;e surtout du c&#xf4;t&#xe9; Sud-Ouest. Le site du
Lac Afennourir est caract&#xe9;ris&#xe9; par la pr&#xe9;sence d&apos;au moins trois esp&#xe8;ces
rares ou &#xe0; distribution localis&#xe9;e au Maroc : Persicaria lapathifolia
(Polygonaceae), Damasonium alisma (Alismataceae), Juncus inflexus
(Juncaceae).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux esp&#xe8;ces d&apos;oiseaux vuln&#xe9;rables se reproduisent
dans le site (Tadorne casarca Tadorna ferruginea et Foulque &#xe0; cr&#xea;te
Fulica cristata). Ce site constitue la meilleure zone humide
moyen-atlasique pour l&apos;hivernage des oiseaux d&apos;eau : 26 esp&#xe8;ces y ont
&#xe9;t&#xe9; not&#xe9;es et l&apos;effectif maximum absolu enregistr&#xe9; jusqu&apos;&#xe0; l&apos;ann&#xe9;e 2000
est de 6321 oiseaux, essentiellement des Ans&#xe9;riformes, avec des pics de
2000 canards siffleurs Anas penelope, 1450 fuligules milouins Aythya
ferina, 450 tadornes casarca Tadorna ferruginea et 300 canards chipeau
Anas strepera. La Foulque &#xe0; cr&#xea;te Fulica cristata y est r&#xe9;guli&#xe8;rement
pr&#xe9;sente, avec g&#xe9;n&#xe9;ralement peu d&apos;individus mais un maximum de 365
hivernants a &#xe9;t&#xe9; compt&#xe9; en 1999. Le Gr&#xe8;be &#xe0; cou noir Podiceps
nigricollis est parfois abondant (240 hivernants en 1997).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce
lac joue un r&#xf4;le fondamental dans le parcours des ovins (on compte plus
de 1000 t&#xea;tes), &#xe0; la fois via sa pelouse et en tant que source d&apos;eau
d&apos;abreuvement. &lt;br /&gt;L&apos;ensemble des terrains entourant le lac
constituent une zone de parcours naturelle, travers&#xe9;e par une piste
d&apos;acc&#xe8;s au lac, longue d&apos;environ 1,8 km ; mais quelques baraques ont
&#xe9;t&#xe9; construites r&#xe9;cemment &#xe0; proximit&#xe9; du lac par des transhumants
s&#xe9;dentaris&#xe9;s ces derni&#xe8;re ann&#xe9;es de s&#xe9;cheresse qui a s&#xe9;vi dans la
r&#xe9;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les facteurs (pass&#xe9;s, pr&#xe9;sents ou potentiels)
d&#xe9;favorables affectant les caract&#xe9;ristiques &#xe9;cologiques du site,
notamment les changements dans l&apos;utilisation des sols (y compris l&apos;eau)
et les projets de d&#xe9;veloppement se r&#xe9;sument ainsi. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le
site Ramsar, il n&apos;y a pas d&apos;activit&#xe9; notable, mais vu la faible
profondeur du lac, l&apos;abondance du brochet, poisson pr&#xe9;dateur devrait en
principe g&#xea;ner la nidification de plusieurs esp&#xe8;ces d&apos;oiseaux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans
la r&#xe9;gion voisine, la pression de p&#xe2;turage permanente sur la pelouse
qui est tr&#xe8;s forte en &#xe9;t&#xe9; (plus de 1000 moutons), l&apos;usage du lac pour
l&apos;abreuvement du cheptel, les Puits creus&#xe9;s &#xe0; proximit&#xe9; du lac bien
qu&apos;ils contribuent &#xe0; r&#xe9;duire le d&#xe9;rangement des oiseaux, puisent
directement l&apos;eau de la nappe, d&#xe9;j&#xe0; peu profonde et enfin, le tourisme
: visiteurs encore rares, mais en croissance vu les facilit&#xe9;s d&apos;acc&#xe8;s.
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Mesures de conservation en vigueur : &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;- Site Ramsar class&#xe9; depuis 1980 et enregistr&#xe9; sur la liste des zones humides d&apos;importance internationale en juin 1990;&lt;br /&gt;- Site d&apos;int&#xe9;r&#xea;t biologique et &#xe9;cologique ;&lt;br /&gt;- Zone d&apos;Importance pour la Conservation des Oiseaux ;&lt;br /&gt;- Site englob&#xe9; dans le Parc Naturel d&apos;Ifrane ;&lt;br /&gt;-
Interdiction de la p&#xea;che, de la chasse et du campement, avec cr&#xe9;ation
r&#xe9;cente d&apos;un poste de gardiennage &#xe0; proximit&#xe9; du lac encore non utilis&#xe9;
de nos jours.&lt;br /&gt;• Mesures de conservation propos&#xe9;es mais pas encore appliqu&#xe9;es&lt;br /&gt;Mise
en d&#xe9;fens &amp;quot;tournante&amp;quot; d&apos;une partie de la pelouse, dans le but de
r&#xe9;duire l&apos;impact (d&#xe9;rangement) du cheptel et des bergers sur les
oiseaux en reproduction.&lt;br /&gt;• Recherche scientifique en cours et &#xe9;quipements&lt;br /&gt;Monographie
environnementale du lac dans le cadre d&apos;une &#xe9;tude &#xe9;cologique et
d&apos;&#xe9;valuation des lacs du Moyen Atlas. Cette &#xe9;tude est r&#xe9;alis&#xe9;e dans le
cadre de la pr&#xe9;paration d&apos;une th&#xe8;se de doctorat d&apos;Etat par l&apos;un des
auteurs de la fiche (LC). Suivi International des populations
hivernantes d&apos;Oiseaux d&apos;eau, coordonn&#xe9; par l&apos;Institut Scientifique de
Rabat.
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Mohamed Drihem | LE MATIN &lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 04 Oct 2005 20:11:08 GMT</pubDate></item><item><title>Appel d&apos;Azemmour pour d&#xe9;clarer la ville patrimoine universel</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/03/859176.html</link><category>Mazagan - Oualidia</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/03/859176.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/859176/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/10/03/859176.html</guid><description>&lt;p&gt;Les participants &#xe0; une
journ&#xe9;e d&apos;&#xe9;tude sur &amp;quot;la requalification urbaine d&apos;Azemmour&amp;quot; ont appel&#xe9;
&#xe0; redoubler d&apos;efforts et &#xe0; prendre toutes les mesures n&#xe9;cessaires pour
classer cette ville en tant que patrimoine universel.
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;dleft&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;p&gt;Les
recommandations de cette journ&#xe9;e d&apos;&#xe9;tude, qui a vu la participation de
plusieurs chercheurs marocains et &#xe9;trangers sp&#xe9;cialis&#xe9;s dans le domaine
du d&#xe9;veloppement durable et la requalification urbaine, ont soulign&#xe9; la
n&#xe9;cessit&#xe9; de prendre des mesures d&apos;urgence pour sauver les monuments en
ruine et les exploiter dans des activit&#xe9;s &#xe9;conomiques, sociales et
culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les participants &#xe0; cette rencontre, organis&#xe9;e jeudi &#xe0; l&apos;initiative
de l&apos;associations &amp;quot;Amis d&apos;Azemmour&amp;quot;, ont aussi insist&#xe9; sur l&apos;engagement
du minist&#xe8;re des Habous et des Affaires islamiques &#xe0; oeuvrer pour la
restructuration des domaines existant dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les recommandations dont lecture a &#xe9;t&#xe9; donn&#xe9;e lors
de la c&#xe9;r&#xe9;monie de cl&#xf4;ture par M. Nabil Benabdallah, pr&#xe9;sident de
l&apos;association &amp;quot;Amis d&apos;Azemmour&amp;quot;, ont appel&#xe9; au lancement du plan
d&apos;am&#xe9;nagement et de protection de la ville tout en proc&#xe9;dant &#xe0; la
r&#xe9;vision de certains de ses aspects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La requalification urbaine ne doit pas &#xea;tre effectu&#xe9;e selon une
vision purement technique, mais doit prendre en consid&#xe9;ration les
aspects humains et le cadre de vie des habitants, soulignent les
recommandations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les participants ont aussi appel&#xe9; &#xe0; accorder un int&#xe9;r&#xea;t
particulier au tissu urbain de la ville, et ce en coordination avec le
minist&#xe8;re de tutelle, les autorit&#xe9;s locales et les &#xe9;lus et insist&#xe9; sur
la redynamisation des activit&#xe9;s li&#xe9;es &#xe0; l&apos;artisanat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l&apos;ouverture de cette journ&#xe9;e d&apos;&#xe9;tude, M. Nabil Benabdallah
avait indiqu&#xe9; que cette initiative vise &#xe0; &#xe9;difier un espace de
rencontre et de dialogue pour la prospection des perspectives de
d&#xe9;veloppement durable et int&#xe9;gr&#xe9; de cette ville ancestrale, en parfaite
harmonie avec les objectifs de l&apos;association tendant, d&apos;une part, &#xe0;
promouvoir une renaissance globale d&apos;Azemmour, et d&apos;autre part, &#xe0;
s&apos;inspirer des exp&#xe9;riences de d&#xe9;veloppement local initi&#xe9;es par d&apos;autres
associations, telle l&apos;association &amp;quot;Essaouira Mogador &amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Map&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 03 Oct 2005 09:02:08 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;art pr&#xe9;- et protohistorique </title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852821.html</link><category>Haut Atlas</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852821.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/852821/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852821.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;font id=&quot;news_dom&quot; name=&quot;news_dom&quot; class=&quot;news_css&quot;&gt; Le Maroc occidental.&lt;br /&gt;C&apos;est
le domaine g&#xe9;ographique qui borde l&apos;oc&#xe9;an atlantique depuis Rabat
jusqu&apos;au sud d&apos;Essaouira. La zone c&#xf4;ti&#xe8;re, dans sa totalit&#xe9; rocheuse,
est entaill&#xe9;e, soit dans le socle, soit dans les calcaires cr&#xe9;tac&#xe9;s,
soit dans les dunes consolid&#xe9;es attribu&#xe9;es aux successions de
transgressions et de r&#xe9;gressions marines depuis le Villafranchien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers
l&apos;est, la meseta int&#xe9;rieure occidentale est occup&#xe9;e par de vastes
plateaux souvent accident&#xe9;s par des cuvettes enti&#xe8;rement ou
partiellement ferm&#xe9;es. En revanche, les plaines alluviales de Doukkala
et de la basse Chaouia se caract&#xe9;risent par une unit&#xe9; de paysages plus
monotones. (Hardy &amp;amp; C&#xe9;l&#xe9;rier 1933 ; Despois &amp;amp; Raynal 1967 ;
Pique 1994).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette zone du Maroc, plusieurs concentrations
de p&#xe9;troglyphes et de st&#xe8;les furent signal&#xe9;es. D&apos;abord, dans un abri &#xe0;
Kef el Kerma (Souville 1973), aux environs d&apos;El Jadida, puis dans la
grotte de Gorane (Antoine 1950) et &#xe0; Outiat Moulay Ali, au nord de
Safi, ainsi qu&apos;&#xe0; Nkhaila et &#xe0; Moulay Idriss Aghbal, dans le pays Zaer
(Denis 1967).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus importante concentration de gravures fut
signal&#xe9;e &#xe0; Koudiat el Mouneb, &#xe0; 130 km au sud de Casablanca par
Jean-Marc Langer en 1986 (Searight 1991). Au cours de l&apos;ann&#xe9;e 1987, des
travaux de reconnaissance des lieux furent men&#xe9;s par l&apos;&#xe9;quipe du Groupe
d&apos;Arch&#xe9;ologie et d&apos;Anthropologie de Casablanca. Ces prospections ont
abouti &#xe0; la d&#xe9;couverte de nouvelles gravures. Au total, 141 figures
furent r&#xe9;pertori&#xe9;es. Elles sont toutes obtenues par la technique du
piquetage. Les th&#xe8;mes grav&#xe9;s identifi&#xe9;s comprennent des
anthropomorphes, des cavaliers, des poignards courbes avec baudrier,
des &#xe9;p&#xe9;es, des polissoirs et des quadrup&#xe8;des ind&#xe9;termin&#xe9;s (Searight
1991).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgr&#xe9; quelques ressemblances avec le groupe de gravures
dites &amp;quot;libyco-berb&#xe8;res&amp;quot;, notamment les figures de cavaliers, les
repr&#xe9;sentations rupestres de Koudiat El Mouneb sont plus r&#xe9;centes.
Elles sont probablement le temoignage des derniers pasteurs ou
agro-pastoraux qui ont fait perdurer la tradition de graver apr&#xe8;s
l&apos;av&#xe8;nement de l&apos;Islam dans les plaines du Haouz et de Rehamna.&lt;br /&gt;En
outre, la pr&#xe9;sence d&apos;art rupestre au sein de la grotte pr&#xe9;historique de
Kef el Baroud fut constat&#xe9;e d&#xe8;s les ann&#xe9;es cinquante par l&apos;abb&#xe9; A.
Glory.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site en question est situ&#xe9; dans le massif calcaire de
Kef el Baroud, dans la vall&#xe9;e de l&apos;Oued Cherrat, &#xe0; environ 10 km &#xe0;
l&apos;est de la ville de Ben Slimane. L&apos;ouverture de la grotte principale,
orient&#xe9;e vers l&apos;est, mesurerait 25 m de long sur 7 m de large. Elle
surplomberait le cours de l&apos;oued d&apos;environ 60 m et offrirait une vaste
vue sur l&apos;amont de la vall&#xe9;e. Trois concentrations de p&#xe9;troglyphes se
trouveraient au nord de l&apos;entr&#xe9;e de la grotte principale, sur la fa&#xe7;ade
expos&#xe9;e &#xe0; l&apos;est. Il s&apos;agirait de cupules, et de traits grav&#xe9;s &amp;quot;en
fuseau&amp;quot; et &amp;quot;&#xe0; section angulaire&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les peintures, tr&#xe8;s
d&#xe9;terior&#xe9;es, se situeraient sur les parois &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur de cette
grotte, principalement pr&#xe8;s de l&apos;ouverture vers l&apos;ext&#xe9;rieur ou &#xe0;
l&apos;entr&#xe9;e de galeries lat&#xe9;rales. Elles seraient effectu&#xe9;es en trois
couleurs distinctes, &#xe0; savoir lie de vin, orange, et jaune-ocre. Leur
&#xe9;tat de conservation permettait seulement l&apos;identification d&apos;un motif
abstrait, d&#xe9;nomm&#xe9; &amp;quot;tronc surmont&#xe9; d&apos;une spirale&amp;quot;. Le pigment
ferrugineux de la peinture proviendrait de la r&#xe9;gion. Un sondage dans
la couche grise aurait livr&#xe9; un fragment de cette mati&#xe8;re premi&#xe8;re,
ainsi qu&apos;un galet recouvert d&apos;ocre. ( De Wailly 1973 ; 1976).&lt;br /&gt;Le Haut Atlas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le
Haut Atlas repr&#xe9;sente la cha&#xee;ne de montagne la plus &#xe9;lev&#xe9;e de l&apos;Afrique
du Nord. Orient&#xe9; dans le sens ouest-sud-ouest vers l&apos;est-nord-est, il
s&apos;&#xe9;tend sur plus de 700 km, de l&apos;Oc&#xe9;an atlantique aux confins
alg&#xe9;ro-marocains. Il comprend, d&apos;ouest en est, des unit&#xe9;s vari&#xe9;es, en
l&apos;occurence le Haut Atlas occidental, un massif culminant &#xe0; 4.165 m qui
est constitu&#xe9; de formations jurassiques ou cr&#xe9;tac&#xe9;s entaill&#xe9;es de
vall&#xe9;es profondes, le Haut Atlas central, un massif calcaire
morphologiquement domin&#xe9; par des zones tabulaires culminant &#xe0; 2.500 m
d&apos;altitude, et le Haut Atlas oriental qui comprend le massif ancien de
Tamlelt dont la bordure nord est occup&#xe9;e par ses plus hauts sommets,
tel le Jbel Ayachi (3.760 m). L&apos;altitude s&apos;affaiblit vers l&apos;est o&#xf9;
d&#xe9;bute le domaine des hamadas (Saadi 1983 ; Pique 1994).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans
les hauteurs de l&apos;Atlas de Marrakech, on conna&#xee;t de grands ensembles de
gravures rupestres, principalement &#xe0; l&apos;Ouka&#xef;meden, au plateau du
Yagour, et au Jbel Rat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&apos;Oukaimeden, dont l&apos;&#xe9;tymologie
signifierait aussi bien le lieu de rencontre des gens que le lieu de
leur rassemblement, est appliqu&#xe9; au sommet d&apos;une montagne qui culmine &#xe0;
3.273 m. L&apos;installation d&apos;une station de sports d&apos;hiver, &#xe9;quip&#xe9;e, &#xe0;
l&apos;instar du monde alpin, en t&#xe9;l&#xe9;ph&#xe9;riques et chalets, a attir&#xe9; de
nombreux touristes europ&#xe9;ens qui y appr&#xe9;cient aussi bien le ski en
hiver que les randonn&#xe9;es estivales. La d&#xe9;couverte des gravures
rupestres dans ces hauts lieux est due, en fait, &#xe0; un vacancier du nom
de Pinguet. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait signal&#xe9; leur existence pr&#xe8;s du
village-station en 1949. Depuis cette date, l&apos;Oukaimeden fut l&apos;objet de
plusieurs recherches qui aboutirent &#xe0; des r&#xe9;sultats fort int&#xe9;ressants,
que se soit du point de vue de la compr&#xe9;hension des p&#xe9;troglyphes ou de
leur interpr&#xe9;tation (Malhomme 1950 ; Jodin 1964, 1966; Simoneau 1967 ;
Chenorkian 1988 ; Souville 1989, 1990, 1991 ; Searight 1993 ; Rodrigue
1997 ; Salih &amp;amp; al. 1998).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorit&#xe9; des figurations se
trouve sur des bancs obliques de gr&#xe8;s permo-triasiques, &#xe0; patine
gris-noir&#xe2;tre, expos&#xe9;s au sud-sud-est. Le choix du support s&apos;est port&#xe9;
de pr&#xe9;f&#xe9;rence sur des dalles lisses et bien plac&#xe9;es, souvent &#xe0;
proximit&#xe9; du p&#xe2;turage ou sur un emplacement qui domine bien ce dernier.
Les techniques utilis&#xe9;es pour la r&#xe9;alisation des gravures sont de trois
types, en l&apos;occurrence le piquetage, le martelage et le polissage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La
premi&#xe8;re technique consiste en l&apos;utilisation d&apos;un objet pointu cr&#xe9;ant
une plage de petites cupules creuses qui ne d&#xe9;passent pas 2 mm de
diam&#xe8;tre et 1 mm de profondeur. Le martelage se pr&#xe9;sente sous forme de
petites cupules r&#xe9;alis&#xe9;es par un instrument creux en m&#xe9;tal. Les cupules
sont rondes, leur diam&#xe8;tre varie entre 2 mm et 10 mm et la profondeur
ne d&#xe9;passe gu&#xe8;re 3 mm. Le polissage est une op&#xe9;ration qui est mise en
oeuvre apr&#xe8;s un piquetage pr&#xe9;alable afin de donner une apparence lisse
&#xe0; la surface du support rocheux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&apos;emploi de ces trois
techniques d&#xe9;montre la ma&#xee;trise artistique des graveurs et leur
habilit&#xe9; dans l&apos;ex&#xe9;cution de ces oeuvres. Parmi celles-ci, les armes,
les zoomorphes, les anthropomorphes et les formes g&#xe9;om&#xe9;triques
constituent les th&#xe8;mes pr&#xe9;f&#xe9;rentiels. Les figurations d&apos;armes sont les
plus nombreuses, notamment &#xe0; l&apos;Oukaimeden (Chenorkian 1988). Elles sont
r&#xe9;parties en sept genres d&apos;armes offensives, comme les poignards, les
haches, les massues, les hallebardes, les javelots et les armes
courbes. En outre, on note la pr&#xe9;sence de boucliers en tant qu&apos;armes
d&#xe9;fensives. A l&apos;Oukaimeden, les poignards et les armes courbes sont
mieux repr&#xe9;sent&#xe9;s qu&apos;au Yagour o&#xf9; les &amp;quot;armes de jet&amp;quot; sont quasiment
absentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hallebardes sont communes aux deux aires. En
revanche, les boucliers dominent dans l&apos;aire du Rat. Ces derniers
furent souvent assimil&#xe9;s &#xe0; des formes g&#xe9;om&#xe9;triques d&apos;identification
difficile. Ils seraient li&#xe9;s, surtout ceux repr&#xe9;sent&#xe9;s sous forme de
disques, simples ou d&#xe9;cor&#xe9;s, &#xe0; des cultes astraux ou portant une
signification cosmogonique (Souville 1990). Les sc&#xe8;nes belliqueuses ou
de guerre sont fr&#xe9;quentes dans l&apos;aire rupestre du Jbel Rat, alors
qu&apos;elles sont inexistantes dans les aires de l&apos;Oukaimeden et du Yagour.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le groupe des zoomorphes, et hormis les gravures de
quadrup&#xe8;des non- identifiables, on peut distinguer des figurations
d&apos;esp&#xe8;ces sauvages et domestiques. Ces repr&#xe9;sentations animales sont
r&#xe9;alis&#xe9;es en profil et refl&#xe8;tent les caract&#xe9;ristiques de chaque esp&#xe8;ce.
L&apos;aire du Yagour est particuli&#xe8;rement riche en figurations animales,
notamment de bovin&#xe9;s. D&apos;ailleurs, ce th&#xe8;me est omnipr&#xe9;sent dans les
aires rupestres atlasiques, o&#xf9; il est souvent associ&#xe9; aux armes et aux
&#xe9;l&#xe9;phants. Ces derniers, avec les f&#xe9;lid&#xe9;s, constituent les deux esp&#xe8;ces
sauvages les mieux repr&#xe9;sent&#xe9;es dans le Haut Atlas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D&apos;autres
esp&#xe8;ces y sont aussi relativement bien repr&#xe9;sent&#xe9;es, notamment les
&#xe9;quid&#xe9;s mont&#xe9;s de Rat, quelques antilopin&#xe9;s, des hyaenid&#xe9;s, des
girafid&#xe9;s, des rhinoc&#xe9;rid&#xe9;s et finalement des oiseaux. Les figurations
anthropomorphes sont peu nombreuses mais assez vari&#xe9;es. Elles sont
figur&#xe9;es soit isol&#xe9;es soit en association avec des objets
vestimentaires et d&apos;armement, ainsi qu&apos;avec des animaux, soit dans des
compositions. Ce sont des repr&#xe9;sentations caract&#xe9;ris&#xe9;es par l&apos;absence
de r&#xe9;alisme et par l&apos;attitude des individus en position dite &amp;quot;d&apos;Orant&amp;quot;,
souvent arm&#xe9;s ou figurant dans un contexte de guerre et de combat. Les
repr&#xe9;sentations de forme g&#xe9;om&#xe9;trique sont souvent qualifi&#xe9;es, par les
chercheurs dans ce domaine, de figures &#xe9;nigmatiques. Elles sont vari&#xe9;es
et aussi nombreuses dans le Haut Atlas que les armes et les bovin&#xe9;s. Ce
sont des figures circulaires, semi-circulaires, rectangulaires,
sub-rectangulaires, triangulaires ou compartiment&#xe9;es, en croix, ou en
damier, courbes et serpentiformes et finalement des points et des
cupules. Un dispositif de points et de cupulettes, dans une position
d&apos;alignement en deux ou trois rang&#xe9;es, correspond probablement &#xe0; un jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans
la r&#xe9;gion d&apos;Amezmiz, &#xe0; environ 3 km au sud-ouest du village de
Toulkine, plusieurs stations pr&#xe9;historiques furent signal&#xe9;es. Parmi
celles-ci, un groupe d&apos;abris de peintures rupestres, notamment les
abris d&apos;Imi Ouzerwane et d&apos;Amzri. Ceux d&apos;Amzri sont au nombre de deux
et sont superpos&#xe9;s. Dans l&apos;abri inf&#xe9;rieur, l&apos;Abb&#xe9; A. Glory effectua un
sondage en 1951. Des morceaux d&apos;ocre, ainsi qu&apos;une plaquette et une
esp&#xe8;ce de godet en os portant des traces de ce mat&#xe9;riau auraient pu
servir aussi bien &#xe0; des effets de parure qu&apos;&#xe0; la r&#xe9;alisation de
peintures rupestres. L&apos;abri sup&#xe9;rieur est situ&#xe9; &#xe0; une dizaine de m&#xe8;tres
au-dessus du pr&#xe9;c&#xe9;dent. Les dessins rupestres occupent les parois qui
surplombent et l&apos;abri inf&#xe9;rieur et la vall&#xe9;e en contrebas. Les
principaux th&#xe8;mes figur&#xe9;s sont des lignes, des pointill&#xe9;s, ainsi que
des formes g&#xe9;om&#xe9;triques, notamment des lignes parall&#xe8;les, des figures
quadrangulaires et circulaires, ainsi que quelques animaux et
&#xe9;ventuellement des empreintes partielles de mains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les parois
verticales pr&#xe9;sentent un &#xe9;tat de d&#xe9;gradation tr&#xe8;s avanc&#xe9;, probablement
imputable aux processus de desquamation de la roche. Quelques fragments
de la surface-support des peintures qui subsistent au milieu des zones
d&#xe9;t&#xe9;rior&#xe9;es indiquent que la totalit&#xe9; des parois fut initialement
d&#xe9;cor&#xe9;e. Les motifs sont ex&#xe9;cut&#xe9;s en couleur gris sombre, rouge violac&#xe9;
ou rouge violac&#xe9; sombre, et brun orang&#xe9; ou brun orang&#xe9; sombre. Pour ce
qui est de la datation, les r&#xe9;sultats des fouilles dans la cavit&#xe9;
inf&#xe9;rieure d&apos;Amzri attestent seulement que les lieux furent fr&#xe9;quent&#xe9;s
probablement d&#xe8;s le N&#xe9;olithique (Camps 1974 ; de Bayle de Hermens &amp;amp;
al. 1984). Toutefois, vu la position des abris respectifs, ceci n&apos;est
d&apos;aucun concours pour dater les peintures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, et
sur le versant oppos&#xe9; de la vall&#xe9;e, un site de peintures rupestres fut
signal&#xe9;, sans plus d&apos;informations, sous le nom d&apos;Imi Ouzerwane
(Rodrigue 1989). Il s&apos;agit d&apos;une s&#xe9;rie d&apos;abris expos&#xe9;s au nord et &#xe0;
l&apos;est, situ&#xe9;s entre 20 et 40 m au-dessus du petit oued qui collecte les
eaux des plateaux environnants. Pour une partie de ces auvents et
cavit&#xe9;s, les traces prononc&#xe9;es de suie et de pi&#xe9;tinement t&#xe9;moignent
d&apos;une occupation intense par bergers et troupeaux. La roche calcaire y
pr&#xe9;sente des traces d&apos;extraction qui sont probablement li&#xe9;es &#xe0; la
construction des azibs voisins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, toutes les parois
verticales de cette s&#xe9;rie d&apos;auvents sont fortement d&#xe9;sagr&#xe9;g&#xe9;es par des
processus de desquamation. Or, les rares traces de pointill&#xe9;s de
couleur rouge violac&#xe9;e sombre qui subsistent &#xe0; Imi Ouzerwane ne
permettent aucune &#xe9;valuation de l&apos;importance originale de cette station
de peintures rupestres.&lt;br /&gt;(A suivre)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Abdellah Salih - Le Matin&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 30 Sep 2005 21:12:59 GMT</pubDate></item><item><title>Les Champs-Elys&#xe9;es de l&apos;Afrique en projet</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852819.html</link><category>Marrakech</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852819.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/852819/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852819.html</guid><description>&lt;p&gt; Il n&apos;est qu&apos;&#xe0; se promener le long de l&apos;avenue Mohammed-VI,
anciennement appel&#xe9;e avenue de France, pour comprendre. Arriv&#xe9; sur le
tr&#xf4;ne il y a cinq ans, le jeune roi du Maroc a d&#xe9;cid&#xe9; d&apos;en faire les
Champs-Elys&#xe9;es de l&apos;Afrique ! D&#xe9;j&#xe0; les 7,5 kilom&#xe8;tres de cette art&#xe8;re
(dont 5 kilom&#xe8;tres flambant neufs inaugur&#xe9;s en mai 2004) filant vers
les montagnes de l&apos;Atlas sont bord&#xe9;s de palmiers fra&#xee;chement plant&#xe9;s au
pied desquels pousse un gazon vert tendre bien arros&#xe9;. Mais partout
alentours, les h&#xf4;tels, villas et appartements t&#xe9;moins jaillissent plus
vite encore que la v&#xe9;g&#xe9;tation. Les promoteurs sont l&#xe0;, &#xe0; l&apos;aff&#xfb;t des
investisseurs dont le nombre devrait rapidement progresser &#xe0; la faveur
du plan de d&#xe9;veloppement touristique, baptis&#xe9; Azur, lanc&#xe9; par Mohammed
VI. Objectif : attirer, d&apos;ici &#xe0; 2010, dix millions de touristes
&#xe9;trangers (contre un million actuellement) au Maroc. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt; &lt;em&gt;&#xab;Acheter un bien immobilier dans cette zone est un excellent choix&#xbb;,&lt;/em&gt;
promet Jean Pozzo di Borgo, directeur g&#xe9;n&#xe9;ral d&apos;Eden D&#xe9;veloppement, qui
propose un programme immobilier prestigieux, &#xab;les Parcs de l&apos;Agdal&#xbb;,
aux abords des jardins royaux. Les 18 hectares de terrains acquis voil&#xe0;
quelques ann&#xe9;es par le Fran&#xe7;ais Simon-Xavier Guerrand-Herm&#xe8;s,
propri&#xe9;taire de l&apos;un des plus beaux riads de Marrakech, accueilleront
bient&#xf4;t 60 appartements de 100 m&#xe8;tres carr&#xe9;s chacun, vendus 215 000
euros l&apos;unit&#xe9;, une douzaine de &lt;em&gt;dars&lt;/em&gt; (maisons marocaines) avec
jardin privatif (de 400 000 euros &#xe0; 500 000 euros), et 18 villas dont
le prix oscillera, selon les am&#xe9;nagements, entre 650 000 euros et 1,4
million d&apos;euros. Jardins, patios, piscine, v&#xe9;g&#xe9;tation savamment
&#xe9;tudi&#xe9;e, domaine clos de murs et gardienn&#xe9; en permanence... 20% du
programme ont d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;t&#xe9; commercialis&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#xab;Notre offre s&apos;adresse
&#xe0; des gens qui ne veulent pas s&apos;embarrasser des probl&#xe8;mes de
construction et souhaitent investir au Maroc en toute s&#xe9;curit&#xe9;, via de
vrais professionnels&#xbb;,&lt;/em&gt; argumente St&#xe9;phane Murignieux, directeur du
projet Abraj, &#xe0; Bab Atlas, un autre programme immobilier situ&#xe9; cette
fois-ci pr&#xe8;s de la palmeraie de Marrakech. Neuf villas y sont propos&#xe9;es
&#xe0; la vente, au coeur d&apos;un luxueux domaine de 7,5 hectares qui comptera
&#xe9;galement un petit h&#xf4;tel agr&#xe9;ment&#xe9; d&apos;un centre de bien-&#xea;tre et de neuf
autres villas propos&#xe9;es &#xe0; la location (4 000 euros la semaine). &lt;em&gt;&#xab;Les
propri&#xe9;taires pourront b&#xe9;n&#xe9;ficier de tous les services de l&apos;h&#xf4;tel -
conciergerie, jardinier, chauffeur - un peu comme s&apos;ils &#xe9;taient
eux-m&#xea;mes des client&lt;/em&gt;s, explique St&#xe9;phane Murignieux. &lt;em&gt;Ils auront
aussi tout loisir de louer leur maison quand ils ne l&apos;occuperont pas.
Il y a une vraie demande pour ce type de produit...&#xbb;&lt;/em&gt; Le prix ?
Entre 500 000 euros et 560 000 euros pour une villa de 250 m&#xe8;tres
carr&#xe9;s. Inauguration le 9 novembre. Apr&#xe8;s le ramadan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;SIGN&quot;&gt;Le Figaro - Ghislain de Montalembert&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 30 Sep 2005 21:11:02 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;or rouge de Marrakech</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852815.html</link><category>Marrakech</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852815.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/852815/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/30/852815.html</guid><description>&lt;p&gt;Le Figaro-Ghislain de Montalembert&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;script language=&quot;JavaScript&quot;&gt;
&lt;!--
OAS_AD(&apos;Position2&apos;);
//--&gt;
&lt;/script&gt;
&lt;script language=&quot;JavaScript1.1&quot;&gt;
&lt;!--
SmartAdServer2(&apos;136&apos;);
//--&gt;
&lt;/script&gt;&lt;script src=&quot;http://www.smartadserver.com/call/pubj/445/3249/136/S/3984640840/target?&quot;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vieille porte en bois sculpt&#xe9;, us&#xe9;e par le soleil, au coeur de la m&#xe9;dina. Ferm&#xe9;e. &lt;em&gt;&#xab;Il y a du monde &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur, des femmes... Ils ne vous laisseront pas entrer&#xbb;,&lt;/em&gt;
dit une voisine qui passe, rev&#xea;tue d&apos;un tchador. La porte du riad,
pourtant, finit par s&apos;entreb&#xe2;iller timidement, laissant deviner
l&apos;int&#xe9;rieur de ce qui fut, autrefois, le palais d&apos;un sultan ou d&apos;un
riche marchand marrakchi : le patio est immense, agr&#xe9;ment&#xe9; d&apos;orangers
qui diffusent une fra&#xee;cheur divine, les murs passablement d&#xe9;fra&#xee;chis
sont orn&#xe9;s de zelliges, et les quatre vastes pi&#xe8;ces du rez-de-chauss&#xe9;e
ont conserv&#xe9; leur charme, oriental &#xe0; souhait.&lt;em&gt; &#xab;Je vous avais pr&#xe9;venu
: voil&#xe0; un riad dans son jus, habit&#xe9; par une famille marocaine tr&#xe8;s
traditionnelle. Il est &#xe0; vendre, si vous voulez...&#xbb;,&lt;/em&gt; sourit
Mustapha Blaoui. Son prix ? Environ 10 millions de dirhams, soit un
million d&apos;euros. Une fois restaur&#xe9;. C&apos;est cher, mais le riad en
question occupe plus de 1 500 m&#xe8;tres carr&#xe9;s. Et &#xe0; Marrakech, quel que
soit l&apos;&#xe9;tat du bien, c&apos;est la superficie au sol qui compte ; souvent,
il faut tout reconstruire, y compris, parfois, les fondations !
Mustapha Blaoui conna&#xee;t bien le march&#xe9;. Des riads comme celui-ci, il en
vend plusieurs par an &#xe0; une client&#xe8;le fortun&#xe9;e qu&apos;il re&#xe7;oit fort
civilement, autour d&apos;un th&#xe9; &#xe0; la menthe, dans sa myst&#xe9;rieuse caverne
d&apos;Ali Baba o&#xf9; s&apos;accumulent tapis, lampadaires en peau de ch&#xe8;vre,
appliques, potiches en tadelack... bref, du sol au plafond, de quoi
transformer n&apos;importe quelle habitation en palais des &lt;em&gt;Mille et Une Nuits !&lt;/em&gt;
Parmi les habitu&#xe9;s : Catherine Deneuve, Giorgio Armani, Hillary
Clinton, les Agnelli... Mustapha Blaoui, enfant du souk, conna&#xee;t la
terre enti&#xe8;re. Mais son m&#xe9;tier de pr&#xe9;dilection, depuis quelques ann&#xe9;es,
consiste &#xe0; vendre des riads aux people et &#xe0; des personnalit&#xe9;s qui
souhaitent davantage de discr&#xe9;tion (il aurait ainsi aid&#xe9; Dominique
Strauss-Kahn et Anne Sinclair &#xe0; trouver le leur), et cherchent &#xe0;
s&apos;&#xe9;tablir dans la ville rouge. De Bernard-Henri L&#xe9;vy &#xe0; DSK en passant
par Serge Lutens, Jean Poniatowski, Charles Aznavour, Homero Machry,
Thierry de Beauc&#xe9;, Jean-Ren&#xe9; Fourtou, la liste des Fran&#xe7;ais
propri&#xe9;taires &#xe0; Marrakech n&apos;en finit pas de s&apos;allonger. On y croise
aussi de plus en plus de Belges, d&apos;Anglais, d&apos;Italiens. &lt;em&gt;&#xab;Les Russes ne vont pas tarder car, depuis quelques mois, ils n&apos;ont plus besoin de visa pour se rendre au Maroc&#xbb;,&lt;/em&gt; pronostique d&#xe9;j&#xe0; un homme d&apos;affaires fran&#xe7;ais, habitu&#xe9; du vol Paris-Marrakech d&apos;Air France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt; Tout a commenc&#xe9;, dit-on, par une &#xe9;mission de &#xab;Capital&#xbb; diffus&#xe9;e
sur M6 en 1999. Il y &#xe9;tait expliqu&#xe9; que l&apos;on pouvait trouver des riads
&#xe0; restaurer dans la m&#xe9;dina de Marrakech pour le prix d&apos;un pavillon de
banlieue : &#xe0; l&apos;&#xe9;poque, il s&apos;en vendait entre 300 000 francs et 600 000
francs ! Qui e&#xfb;t cru qu&apos;une telle information allait provoquer une
v&#xe9;ritable bulle immobili&#xe8;re ? En cinq ans, plus de 500 riads ont &#xe9;t&#xe9;
vendus par des familles marocaines trop heureuses de quitter les rues
insalubres de la m&#xe9;dina pour les quartiers beaucoup plus r&#xe9;sidentiels
de Gu&#xe9;liz ou de l&apos;Hivernage, autrefois r&#xe9;serv&#xe9;s aux Fran&#xe7;ais. Dans le
m&#xea;me temps, les prix ont &#xe9;t&#xe9; multipli&#xe9;s par quatre ou cinq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une p&#xe9;nurie de briques et de parpaings&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt; Certains ont transform&#xe9; leur riad en v&#xe9;ritable palais qu&apos;ils
habitent le temps des vacances ou d&apos;un week-end prolong&#xe9; : le Maroc
n&apos;est qu&apos;&#xe0; trois heures de vol des principales capitales europ&#xe9;ennes.
Et le prix des billets a chut&#xe9; : on se rend aujourd&apos;hui &#xe0; Marrakech
comme &#xe0; Deauville ou &#xe0; Saint-Tropez il y a vingt ans. D&apos;autres
propri&#xe9;taires, une fois les travaux de restauration achev&#xe9;s, ont choisi
de rentabiliser leur bien en le louant sous forme de chambres d&apos;h&#xf4;tes. &lt;em&gt;&#xab;C&apos;est une activit&#xe9; relativement rentable&#xbb;, &lt;/em&gt;confie
Alain C., 45 ans, qui travaille &#xe0; Lyon mais poss&#xe8;de un riad dans le
nord de la m&#xe9;dina, pr&#xe8;s de la mosqu&#xe9;e Ben Youssef. Achet&#xe9; 120 000 euros
voil&#xe0; trois ans, c&apos;&#xe9;tait une bonne affaire. &lt;em&gt;&#xab;Au d&#xe9;part, je voulais
acheter un appartement dans le sud de la France, mais je me suis aper&#xe7;u
que pour le prix d&apos;un studio &#xe0; Montpellier, je pouvais avoir un riad de
200 m&#xe8;tres carr&#xe9;s, en assez bon &#xe9;tat, &#xe0; Marrakech. Je n&apos;ai pas h&#xe9;sit&#xe9; !&#xbb;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt; Alain a toutefois d&#xfb; d&#xe9;penser 40 000 euros suppl&#xe9;mentaires
pour les travaux et la d&#xe9;coration de sa trouvaille avant de pouvoir la
proposer &#xe0; la location, via divers sites internet. &lt;em&gt;&#xab;J&apos;emploie deux
personnes sur place qui accueillent les clients, servent les petits
d&#xe9;jeuners, font le m&#xe9;nage et assurent le gardiennage. Quant aux
r&#xe9;servations, je les g&#xe8;re moi-m&#xea;me depuis la France et je m&apos;arrange
pour venir &#xe0; Marrakech tous les deux mois&#xbb;,&lt;/em&gt; explique-t-il, fier d&apos;afficher un taux de remplissage de 60% &#xe0; l&apos;ann&#xe9;e. Un business rentable ? &lt;em&gt;&#xab;En six semaines de location, j&apos;amortis le co&#xfb;t de fonctionnement annuel de mon riad&#xbb;, &lt;/em&gt;r&#xe9;sume &#xab;Monsieur Alain&#xbb;, comme l&apos;appelle son personnel marocain. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt; Tout le monde n&apos;a pas sa chance. La concurrence, aujourd&apos;hui, est
devenue s&#xe9;v&#xe8;re entre ces &#xab;riads-h&#xf4;tels&#xbb; qui ont fleuri un peu partout
aux abords de la place Djema&apos;a el-Fna. Difficile aussi de g&#xe9;rer les
travaux de restauration lorsque l&apos;on n&apos;habite pas sur place : Marrakech
est prise d&apos;une telle fr&#xe9;n&#xe9;sie qu&apos;il devient d&#xe9;licat de trouver de bons
artisans disponibles et surtout... respectueux des d&#xe9;lais. &lt;em&gt;&#xab;Cet hiver, on ne trouvait plus ni briques ni parpaings &#xe0; Marrakech !&#xbb;,&lt;/em&gt; confie un investisseur en prise avec les pires difficult&#xe9;s. &lt;em&gt;&#xab;En deux ans, le co&#xfb;t de la construction a grimp&#xe9; de 30%&#xbb;,&lt;/em&gt;
explique-t-on chez Ryad Plus, une soci&#xe9;t&#xe9; sp&#xe9;cialis&#xe9;e dans les travaux
de restauration. Quant &#xe0; l&apos;investissement de d&#xe9;part, il n&apos;est plus du
tout le m&#xea;me qu&apos;il y a trois ans. &lt;em&gt;&#xab;Les tr&#xe8;s grosses plus-values ont &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;alis&#xe9;es par des gens qui ont investi il y a cinq ans&#xbb;,&lt;/em&gt;
estime Jean-Dominique Leymarie, propri&#xe9;taire d&apos;un golf dans la r&#xe9;gion
parisienne... mais aussi d&apos;un d&#xe9;licieux riad dans le nord-est de la
m&#xe9;dina de Marrakech. &lt;em&gt;Maintenant, pour faire des affaires, il faut investir &#xe0; Essaouira &lt;/em&gt;(NDLR : au sud, sur la c&#xf4;te atlantique)&lt;em&gt;,
qui pourrait un jour rivaliser avec Ibiza. Il va y avoir un nouvel
a&#xe9;roport, des golfs... &#xc7;a va monter, c&apos;est certain. Le Maroc est sur le
point de devenir la Floride de l&apos;Europe&#xbb;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;br /&gt; Pourtant, ce n&apos;est pas &#xe0; Essaouira mais au sud-ouest de
Marrakech que Jean-Dominique Leymarie a acquis les six hectares de
terrains o&#xf9; il vient d&apos;ouvrir le Beldi Country Club : une oasis de
verdure et de luxe (restaurant, spa, piscine &#xe0; fond noir tr&#xe8;s chic
bord&#xe9;e d&apos;oliviers centenaires) au milieu des dunes de sable chaud.
Objectif : accueillir des vacanciers &#xe0; la journ&#xe9;e (par exemple, les
clients des riads souvent d&#xe9;pourvus de piscine) ou &#xe0; l&apos;occasion de
r&#xe9;ceptions, de mariages, ou de s&#xe9;minaires. &lt;em&gt;&#xab;Mon choix ne doit rien
au hasard : la p&#xe9;riph&#xe9;rie de Marrakech est appel&#xe9;e &#xe0; conna&#xee;tre un
v&#xe9;ritable boom touristique et immobilier dans les ann&#xe9;es &#xe0; venir&#xbb;,&lt;/em&gt; assure Jean-Dominique Leymarie. En deux ans, le prix de l&apos;hectare y a d&#xe9;j&#xe0; &#xe9;t&#xe9; multipli&#xe9; par six ! &lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 30 Sep 2005 21:09:59 GMT</pubDate></item><item><title> La grotte des pigeons &#xe0; Tafoghalt</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/26/839482.html</link><category>Oujda</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/26/839482.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/839482/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/26/839482.html</guid><description>
&lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Une &#xe9;quipe d&apos;arch&#xe9;ologues
marocains a d&#xe9;couvert, r&#xe9;cemment dans la grotte des pigeons &#xe0;
Tafoghalt, dans la r&#xe9;gion de Berkane, des restes humains dat&#xe9;s entre
11.000 et 12.000 ans avant notre &#xe8;re.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;ette d&#xe9;couverte entre dans le cadre
des recherches arch&#xe9;ologiques dirig&#xe9;es par l&apos;Institut national des
Sciences de l&apos;Arch&#xe9;ologie et du Patrimoine (INSAP), en coop&#xe9;ration avec
l&apos;Universit&#xe9; d&apos;Oxford, indique un communiqu&#xe9; parvenu &#xe0; MAP-Oujda de M.
Abdelajalil Bouzouggar, enseignant-chercheur &#xe0; l&apos;INSAP et arch&#xe9;ologue
sp&#xe9;cialiste des p&#xe9;riodes pr&#xe9;historiques. L&apos;un des ces squelettes
humains a &#xe9;t&#xe9; inhum&#xe9; avec des cornes de mouflon &#xe0; manchettes
(ammotragus lervia), un mammif&#xe8;re de type artiodactyle qui &#xe9;tait tr&#xe8;s
abondant dans les r&#xe9;gions montagneuses du Maroc oriental au cours des
temps pr&#xe9;historiques. &lt;/p&gt;
&lt;table width=&quot;206&quot; cellspacing=&quot;4&quot; cellpadding=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot;&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;td width=&quot;6&quot; height=&quot;16&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;td width=&quot;200&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;
&lt;br /&gt;&lt;p&gt;A c&#xf4;t&#xe9; de ces restes humains ont &#xe9;t&#xe9; &#xe9;galement d&#xe9;couverts des
outils lithiques et osseux. Cette nouvelle d&#xe9;couverte permettra, selon
la m&#xea;me source, une meilleure connaissance des rites fun&#xe9;raires des
populations pr&#xe9;historiques au pal&#xe9;olithique sup&#xe9;rieur et
particuli&#xe8;rement de la culture ib&#xe9;romaurusienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grotte des
Pigeons &#xe0; Tafoghalt a connu, rappelle-t-on, des fouilles arch&#xe9;ologiques
depuis les ann&#xe9;es 40 du du si&#xe8;cle dernier et jusqu&apos;&#xe0; 1977. Mais les
recherches y ont &#xe9;t&#xe9; reprises de mani&#xe8;re r&#xe9;guli&#xe8;re &#xe0; partir de 2003 par
une &#xe9;quipe maroco-britannique sous la direction de M. Bouzouggar.&lt;br /&gt;Les recherches actuelles, qui ont d&#xe9;but&#xe9; le 5 septembre 2005, vont se poursuivre jusqu&apos;au 1-er octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La
reprise des recherches dans cette grotte s&apos;inscrit &#xe9;galement dans le
cadre d&apos;un vaste programme de prospection au sol et d&apos;inventaire des
sites arch&#xe9;ologiques r&#xe9;alis&#xe9;s dans la basse vall&#xe9;e de la Moulouya
depuis 2001. Cette zone comporte la plaine littorale des Triffas bord&#xe9;e
au nord par la M&#xe9;diterran&#xe9;e et concerne aussi les massifs montagneux
appartenant aux cha&#xee;nons des Beni Znassen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est dans le cadre
de ces prospections qu&apos;une s&#xe9;rie de sites de plein air a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;couverte
dans la r&#xe9;gion du Cap de l&apos;eau contenant des outils lithiques, de la
poterie et des fragments des oeufs d&apos;Autruche. Ces derniers ont &#xe9;t&#xe9;
dat&#xe9;s au laboratoire des recherches d&apos;analyses techniques et
scientifiques de la Gendarmerie royale &#xe0; T&#xe9;mara (LARATES) par la
technique du radiocarbone et ont r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9; des &#xe2;ges entre 5.500 et 5.100
ans avant notre &#xe8;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ajoute de m&#xea;me source qu&apos;au cours de
cette saison des recherches, les investigations vont se poursuivre dans
la grotte de Ghafas (r&#xe9;gion d&apos;Oujda) et des &#xe9;chantillons des s&#xe9;diments
et des charbons de bois y seront pr&#xe9;lev&#xe9;s pour r&#xe9;aliser des datations
en vue de la pr&#xe9;cision du cadre chronologique des groupes humains
pr&#xe9;historiques, qui ont peupl&#xe9; le Maroc oriental il y a des milliers
d&apos;ann&#xe9;es avant notre &#xe8;re.
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;mailto:a.elaine@casanet.ma&quot;&gt;MAP&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 26 Sep 2005 13:39:27 GMT</pubDate></item><item><title>La for&#xea;t de Sidi M&#xe2;afa, poumon et rempart de la ville</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/21/826425.html</link><category>Oujda</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/21/826425.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/826425/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/21/826425.html</guid><description>&lt;p&gt;L&apos;Agence urbaine d&apos;Oujda vient d&apos;achever l&apos;&#xe9;laboration d&apos;une &#xe9;tude d&apos;un
projet d&apos;am&#xe9;nagement d&apos;un espace r&#xe9;cr&#xe9;atif sur une superficie de 100 ha
dans la for&#xea;t de Sidi M&#xe2;afa, situ&#xe9;e &#xe0; la limite sud de la ville, et ce
pour un co&#xfb;t global estim&#xe9; &#xe0; 13,5 millions de dirhams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des
responsables de l&apos;Agence, ce projet venant s&apos;ajouter &#xe0; d&apos;autres
programmes urbains visant l&apos;am&#xe9;nagement d&apos;espaces &#xe9;cologiques
r&#xe9;cr&#xe9;atifs, s&apos;inscrit dans le souci d&apos;encadrement du d&#xe9;veloppement
urbain de la ville en rem&#xe9;diant &#xe0; ses retomb&#xe9;es sur les besoins
infrastructurels et autres dysfonctionnements dans l&apos;espace de la cit&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La
cr&#xe9;ation du p&#xe9;rim&#xe8;tre bois&#xe9; de Sidi M&#xe2;afa (200 ha), qui abritera le
parc r&#xe9;cr&#xe9;atif, remonte &#xe0; 1952, par arr&#xea;t&#xe9; viziriel, pour la protection
de la ville d&apos;Oujda contre les inondations et la limitation de
l&apos;&#xe9;rosion des sols de J&apos;bel Hamra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette for&#xea;t, qui joue le r&#xf4;le
de poumon pour la cit&#xe9;, accueille nombre d&apos;habitants pour l&apos;exercice
des sports de marche, jogging, hippisme, v&#xe9;los et autres randonn&#xe9;es. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant,
le nombre de plus en plus accru de visiteurs a eu des r&#xe9;percussions
n&#xe9;gatives sur le site, objet d&apos;&#xe9;tudes, notamment la prolif&#xe9;ration de
d&#xe9;tritus et salet&#xe9;s dans certains endroits de la for&#xea;t et la
d&#xe9;t&#xe9;rioration du couvert v&#xe9;g&#xe9;tal, ce &#xe0; quoi s&apos;ajoute l&apos;inexistence
d&apos;installations de s&#xe9;curit&#xe9;, telles les barri&#xe8;res de protection contre
la chute de pierres, la prolif&#xe9;ration de branchages et troncs d&apos;arbres
s&#xe9;ch&#xe9;s et manque de panneaux d&apos;orientation des visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le
parc forestier envisag&#xe9; vise en particulier la satisfaction des besoins
des habitants en termes d&apos;espace bois&#xe9; de d&#xe9;tente et de loisirs,
l&apos;am&#xe9;lioration du cadre paysager, le renforcement du couvert v&#xe9;g&#xe9;tal,
la sensibilisation du citoyen quant au r&#xf4;le &#xe9;cologique de la for&#xea;t et
susciter sa participation &#xe0; la pr&#xe9;servation du patrimoine forestier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les
op&#xe9;rations d&apos;am&#xe9;nagement de l&apos;espace portent essentiellement sur la
cr&#xe9;ation et l&apos;am&#xe9;nagement d&apos;un espace d&apos;accueil, d&apos;un portail et d&apos;un
espace m&#xe9;morial du parc, am&#xe9;nagement d&apos;aires de parking et de jeux pour
enfants, construction d&apos;une caf&#xe9;t&#xe9;ria, des locaux d&apos;hygi&#xe8;ne, de
stations sportives, de bancs publics, le boisement et l&apos;am&#xe9;nagement de
jardins, de pelouses, de sentiers, de cheminements de mails,
d&apos;escaliers en bois pour acc&#xe9;der aux diff&#xe9;rentes parties du parc,
l&apos;introduction de la composante aquatique (cascades, lacs artificiels,
fontaines et piscines), l&apos;am&#xe9;nagement d&apos;aires de repos et de
pique-nique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ledit projet comporte aussi un traitement paysager
et architectural d&apos;un quartier non r&#xe9;glementaire avoisinant et la
r&#xe9;habilitation du mausol&#xe9;e de Sidi M&#xe2;afa, dont la for&#xea;t porte le nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La
ville d&apos;Oujda est d&#xe9;nu&#xe9;e de toute installation r&#xe9;cr&#xe9;ative et de
loisirs, hormis le Parc Princesse lalla Aicha, situ&#xe9; au centre-ville
sur une superficie de 16 ha et dont la date de cr&#xe9;ation remonte aux
ann&#xe9;es quarante du si&#xe8;cle dernier. &lt;br /&gt;Ce parc comporte un terrain
d&apos;athl&#xe9;tisme, deux piscines, un stade de tennis, une piscine, un
terrain de sport &#xe9;questre, une aire de th&#xe9;&#xe2;tre en plein air, en plus de
divers arbres et plantations d&apos;ornementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant,
l&apos;importante croissance urbaine qu&apos;a connue la ville et qui a fait
dispara&#xee;tre des centaines d&apos;hectares de vergers qui &#xe9;taient irrigu&#xe9;s &#xe0;
partir des eaux de l&apos;Oasis de Sidi Yahya avant le dess&#xe8;chement de ses
sources, n&apos;a &#xe9;t&#xe9; accompagn&#xe9; d&apos;aucun projet de l&apos;envergure du Parc
Princesse lalla Aicha, ce qui marque l&apos;importance du projet Sidi M&#xe2;afa
envisag&#xe9; et le besoin pressant des habitants de le voir r&#xe9;alis&#xe9;, eu &#xe0;
&#xe9;gard &#xe0; son r&#xf4;le dans le d&#xe9;veloppement humain de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MAP&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 21 Sep 2005 17:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tan-Tan : l’&#xe2;me du d&#xe9;sert</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/15/807853.html</link><category>Tan Tan</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/15/807853.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/807853/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/15/807853.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://terremaroc.canalblog.com/images/maroc894.JPG&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;106&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://terremaroc.canalblog.com/images/t-maroc894.JPG&quot; alt=&quot;maroc894&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Ayant f&#xea;t&#xe9; en 2004 la reprise de son moussem apr&#xe8;s trente ann&#xe9;es
d’absence, Tan-Tan brigue aujourd’hui un statut : consid&#xe9;r&#xe9;e comme le
plus grand rassemblement de nomades en Afrique du Nord, la ville veut
&#xea;tre inscrite sur la liste du patrimoine immat&#xe9;riel de l’humanit&#xe9;. Une
l&#xe9;gitimit&#xe9; que Tan-Tan puise de son pass&#xe9; de terreau des cultures
nomades, et que veut bien &#xe9;tayer le directeur g&#xe9;n&#xe9;ral de l’Organisation
des Nations unies pour l’&#xe9;ducation, la science et la culture (Unesco). &lt;br /&gt;En
effet, M. Ko&#xef;chiro Matsurra a d&#xe9;clar&#xe9; l’an dernier, &#xe0; l’occasion de la
reprise du moussem de Tan-Tan, que &#xab;cette manifestation est&amp;nbsp; le
t&#xe9;moignage vivant des cultures orales et artistiques marocaines…&#xbb; qui
repr&#xe9;sentent &#xab;… une le&#xe7;on de savoir et de cr&#xe9;ativit&#xe9;&#xbb;. D&#xe9;claration qui,
bien s&#xfb;r, ne doit rien au hasard. Tan-Tan r&#xe9;pond bel et bien aux
crit&#xe8;res tels qu’ils ont &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;finis dans la Convention internationale
pour la sauvegarde du patrimoine immat&#xe9;riel : &#xab;On entend par patrimoine
culturel immat&#xe9;riel les pratiques, repr&#xe9;sentations et expressions, les
connaissances et savoir-faire que les communaut&#xe9;s et les groupes et,
dans certains cas, les individus, reconnaissent comme partie int&#xe9;grante
de leur patrimoine culturel&#xbb;. Ce sont justement ces &#xab;repr&#xe9;sentations et
expressions&#xbb; que le 17&#xe8;me moussem de Tan-Tan, pr&#xe9;vu du 14 au 18
septembre courant, voudrait mettre en relief, en d&#xe9;clinant des
spectacles vivants (musique et danses traditionnelles du d&#xe9;sert),
courses de chameaux, parades de cavaliers nomades, f&#xea;tes nocturnes,
fantasias, expositions d’art et de sc&#xe8;nes de vie du d&#xe9;sert. Pour ce
faire, apprend-on aupr&#xe8;s des organisateurs, 600 tentes avaient &#xe9;t&#xe9;
&#xe9;rig&#xe9;es.&amp;nbsp; En d&#xe9;clarant Tan-Tan &#xab;patrimoine immat&#xe9;riel de l’humanit&#xe9;&#xbb;,
l’Unesco, qui parraine le moussem de cette ville, oeuvrera &#xe0;
r&#xe9;habiliter l’ensemble des traditions nomades. Situ&#xe9;e au sud, aux
portes du Sahara marocain, Tan-Tan a, depuis toujours, &#xe9;t&#xe9; le point de
rencontre de plusieurs tribus et nomades du d&#xe9;sert. Pour sa 17&#xe8;me
&#xe9;dition, le moussem de Tan-Tan veut pr&#xe9;server sa vocation de
plate-forme de la culture nomade en invitant des tribus de diff&#xe9;rents
horizons d’Afrique, dont le Niger et la Mauritanie. Chaque tribu sera
appel&#xe9;e &#xe0; mettre en exergue ses traditions nomades. Il s’agit de
d&#xe9;cliner ces traditions sur diff&#xe9;rents tons, social, musical, rituel,
comportemental, &#xe9;conomique… Prendront &#xe9;galement part &#xe0; cette &#xe9;dition,
plusieurs personnalit&#xe9;s du monde des arts et de la politique. Contact&#xe9;s
par ALM, les organisateurs ont soulign&#xe9;, sans vouloir pr&#xe9;ciser de noms,
que plusieurs ambassadeurs de pays &#xe9;trangers accr&#xe9;dit&#xe9;s au Maroc, sans
oublier des ambassadeurs de bonne volont&#xe9;, avaient confirm&#xe9; leur
pr&#xe9;sence. Idem pour des c&#xe9;l&#xe9;brit&#xe9;s des milieux d’art et du spectacle. A
rappeler que l’&#xe9;dition pr&#xe9;c&#xe9;dente a &#xe9;t&#xe9; marqu&#xe9;e par la pr&#xe9;sence, entre
autres, des actrices franco-alg&#xe9;rienne Isabelle Adjani et italienne
Claudia Cardinale, sans compter la star mondiale du football, le
Br&#xe9;silien Pel&#xe9;. &lt;br /&gt;Le d&#xe9;placement pour cette 17&#xe8;me &#xe9;dition s’impose
aussi, la culture du d&#xe9;sert ne laisse pas indiff&#xe9;rent. Il s’agit de
d&#xe9;couvrir, ou de red&#xe9;couvrir, une part vivante de notre patrimoine
oral. &lt;br /&gt;La curiosit&#xe9; sera au rendez-vous…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Par : &lt;a href=&quot;mailto:mhamrouch@aujourdhui.ma&quot;&gt;M’Hamed Hamrouch&lt;/a&gt; - ALM&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 15 Sep 2005 12:05:11 GMT</pubDate></item><item><title>Le patrimoine immat&#xe9;riel de l&apos;humanit&#xe9; se renforce</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/14/806063.html</link><category>Tan Tan</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/14/806063.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/806063/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/14/806063.html</guid><description>&lt;table width=&quot;540&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td class=&quot;textejust&quot;&gt;&lt;p&gt;On l&apos;appelle moussem de Tan
Tan ou le grand rassemblement des hommes bleus. Dans cette petite cit&#xe9;
en plein Sahara marocain, se d&#xe9;ploie chaque ann&#xe9;e un immense
rassemblement de toutes les tribus mitoyennes &#xe0; l&apos;occasion du Moussem
Sidi Mohamed Maa El Aynine qui couvre &#xe0; la fois un caract&#xe8;re religieux
et commercial. Lanc&#xe9; depuis hier et jusqu&apos;au 18 de ce mois-ci, sous le
Haut patronage de S.M. le Roi Mohammed VI, ce moussem a acquis une
grande importance en devenant un &#xe9;v&#xe9;nement majeur sur le plan social,
culturel et symbolique pour les habitants de la r&#xe9;gion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Organis&#xe9;
par l&apos;Office national marocain de tourisme, en collaboration avec
l&apos;Organisation des Nations unies pour l&apos;&#xe9;ducation, la science et la
culture (UNESCO), il est &amp;quot;le t&#xe9;moignage vivant des cultures orales et
artistiques marocaines ( ) qui repr&#xe9;sentent une le&#xe7;on de savoir et de
cr&#xe9;ativit&#xe9;&amp;quot;, notent les organisateurs. La r&#xe9;&#xe9;dition de cet ancien
moussem culturel et touristique permet &#xe0; la r&#xe9;gion de s&apos;&#xe9;riger en un
carrefour de rencontre pour les divers modes d&apos;expressions qui ont, de
tout temps, aliment&#xe9; les valeurs nobles de l&apos;homme saharien dans sa
puret&#xe9; authentique. Reprise, l&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re, apr&#xe8;s trente ann&#xe9;es
d&apos;absence, cette manifestation a &#xe9;t&#xe9; ressuscit&#xe9;e, par les &#xe9;lus et
autorit&#xe9;s locales de la ville, gr&#xe2;ce au soutien de l&apos;ambassadeur de
bonne volont&#xe9; et consul honoraire du Maroc &#xe0; l&apos;UNESCO, l&apos;espagnol Kitin
M&#xfc;noz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le festival est, maintenant, l&apos;occasion de renouer avec
les traditions d&apos;&#xe9;change, de cr&#xe9;ativit&#xe9;, de mise en commun de tous ce
qui fait l&apos;expertise, la cr&#xe9;ation, les arts, les danses, l&apos;artisanat…
Il est c&#xe9;l&#xe9;br&#xe9; sous diff&#xe9;rentes couleurs de chants, de danses
traditionnelles du d&#xe9;sert, de parades de cavaliers nomades, de course
de dromadaires, de f&#xea;tes nocturnes, fantasias, d&apos;expositions d&apos;art et
de sc&#xe8;nes de vie quotidienne, en pr&#xe9;sence de hautes personnalit&#xe9;s
nationales et &#xe9;trang&#xe8;res. La tenue du moussem de Tan Tan est l&apos;occasion
d&apos;appr&#xe9;cier les tentes &#xe0; th&#xe8;mes o&#xf9; sont expos&#xe9;s diff&#xe9;rents aspects de
la vie et de la culture nomade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Elles retracent toute
l&apos;histoire de la r&#xe9;gion et relatent &#xe0; travers des cr&#xe9;ations artisanales
une partie de la vie sociale des habitants du Sahara marocain. Cette
r&#xe9;gion qui d&#xe9;borde de merveilles, de superbes oasis et paysages qui
n&apos;existent nulle part ailleurs et qui m&#xe9;ritent une attention
particuli&#xe8;re. Gr&#xe2;ce &#xe0; son moussem, la ville est devenue un v&#xe9;ritable
rassemblement de plusieurs milliers de nomades des diff&#xe9;rentes tribus
du Sahara marocain qui viennent partager leurs &#xe9;motions et leur
diversit&#xe9; et richesse culturelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La pr&#xe9;sence, l&apos;ann&#xe9;e
derni&#xe8;re, du directeur g&#xe9;n&#xe9;ral de l&apos;UNESCO, Ko&#xef;chiro Matsuura, qui
&#xe9;tait accompagn&#xe9;e d&apos;une quarantaine d&apos;Ambassadeurs de bonne volont&#xe9; de
cette organisation universelle, a donn&#xe9;, &#xe0; ce festival, le caract&#xe8;re du
patrimoine culturel mondial. Cette initiative cadre bien avec les
nouvelles visions de la communaut&#xe9; internationale qui ne m&#xe9;nage aucun
effort pour la sauvegarde du patrimoine. Cet effort s&apos;est d&apos;abord
traduit en novembre 2003 par la publication de la seconde liste des
chefs d&apos;œuvre du patrimoine immat&#xe9;riel et l&apos;adoption, par la 32e
conf&#xe9;rence g&#xe9;n&#xe9;rale de l&apos;UNESCO d&apos;une convention pour la sauvegarde du
patrimoine culturel immat&#xe9;riel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce point, Ko&#xef;chiro
Matsuura, a &#xe9;t&#xe9; suffisamment clair quand il a &#xe9;voqu&#xe9; l&apos;engagement du
Maroc en faveur de la revalorisation du patrimoine immat&#xe9;riel. Il a
indiqu&#xe9; que &amp;quot; le Maroc a &#xe9;t&#xe9; parmi les premiers Etats &#xe0; ratifier la
convention de l&apos;organisation onusienne(…). La revalorisation du moussem
de Tan Tan devrait permettre &#xe0; la culture nomade de s&apos;&#xe9;panouir et de
devenir un patrimoine mondial &amp;quot;. Aujourd&apos;hui, cette grande
manifestation est en passe de devenir un h&#xe9;ritage intangible de
l&apos;Humanit&#xe9;. Il s&apos;agit d&apos;une manifestation d&apos;une valeur exceptionnelle
qui doit &#xea;tre sauvegard&#xe9;e. A cette fin, l&apos;UNESCO d&#xe9;ploie un grand
effort et parraine pour le Maroc son programme sur le patrimoine
immat&#xe9;riel.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;15&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;10&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;	&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td valign=&quot;top&quot; align=&quot;right&quot; class=&quot;auteur&quot;&gt; El Mahjoub Rouane | LE MATIN&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;</description><pubDate>Wed, 14 Sep 2005 17:49:53 GMT</pubDate></item><item><title>Imilchil, un autre Maroc </title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/13/801954.html</link><category>Imilchil - Midelt</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/13/801954.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/801954/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/13/801954.html</guid><description>&lt;p&gt;Imilchil, les trois syllabes qui composent le toponyme, par leur douce
r&#xe9;sonance, induisent le curieux en erreur. Il s’appr&#xea;te &#xe0; jouir de
climats paisibles, il tombe sur une rudesse inimaginable. A commencer
par la route qu’il emprunte. Interminable (700 km, depuis Casablanca,
si l’on passe par Midelt); jamais ennuyeuse, il faut l’avouer. Le
regard se repa&#xee;t d’une suite ininterrompue de paysages aussi
enchanteurs que contrast&#xe9;s : champs fertiles, for&#xea;ts denses, hauteurs
imposantes, vall&#xe9;es verdoyantes, rivi&#xe8;res cristallines, sols ingrats,
oueds ass&#xe9;ch&#xe9;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Repu, le voyageur se met &#xe0; compter la distance
qui le s&#xe9;pare de son lieu de destination. Arriv&#xe9; &#xe0; Rich, il croit
entrevoir le bout du tunnel. Plus que 135 km. Une broutille... Erreur !
c’est &#xe0; partir de l&#xe0; que les choses se compliquent. L’ancienne piste,
bitum&#xe9;e en 1998 seulement, est escarp&#xe9;e, sinueuse, difficulteuse, et
surtout affreusement &#xe9;troite. Deux v&#xe9;hicules ne peuvent pas s’y
croiser. L’autocar dans lequel nous nous trouvons avance comme une
tortue. D&#xe8;s qu’il pointe son immense carcasse, les muletiers se rangent
prudemment sur le bas-c&#xf4;t&#xe9;, les poules poussent des cris d’orfraie, les
moutons sont pris de panique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rich-imilchil : 135 km, six heures de route par temps orageux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le
paysage s’habille d’ocre. Il consiste en une ligne de montagnes
d&#xe9;nud&#xe9;es qui laissent s’&#xe9;pancher &#xe0; leurs pieds une plaine ondulante de
rocailles. Dans ce d&#xe9;sert de pierres et de terre, pousse, par endroits,
une mince couverture v&#xe9;g&#xe9;tale, prise d’assaut par les troupeaux de
moutons. On recense 140 000 ovins dans la r&#xe9;gion. Ils en constituent la
principale ressource mais y provoquent aussi de consid&#xe9;rables d&#xe9;g&#xe2;ts.
Car le surp&#xe2;turage, ainsi que nous l’explique Hrou Aboucharif,
directeur de l’association Adrar, &#xab;finit par d&#xe9;truire le couvert
v&#xe9;g&#xe9;tal, lequel repr&#xe9;sente le seul moyen de lutte contre l’&#xe9;rosion
hydrique&#xbb;. D’o&#xf9; les inondations qui accompagnent comme une mauvaise
ombre la moindre averse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux abords de la vall&#xe9;e de l’Assif
Melloul, le paysage change. Au milieu des montagnes aux sillons
profonds creus&#xe9;s par le vent, l’oued essaime sur son passage les
jardins, les cultures, les arbres. Une longue &#xe9;charpe de verdure
s’&#xe9;tend &#xe0; perte de vue. Un vert d’une vigueur et d’une tendresse
indescriptibles &#xe9;clate, exhal&#xe9; par le ma&#xef;s, la luzerne, les pommiers et
les noyers. Le cagnard n’est plus qu’un radieux souvenir, les nuages
s’allongent, le ciel prend une couleur noire, puis l’orage &#xe9;clate. Dix
minutes plus tard, l’autocar faillit s’enliser. Des tra&#xee;n&#xe9;es de pierres
se sont amoncel&#xe9;es sur la route. Il faut d&#xe9;gager la voie. Les orages
d’&#xe9;t&#xe9;, nous apprend Hrou Aboucharif, peuvent d&#xe9;verser 40 mm d’eau en 15
minutes. &#xab;Toute cette eau coule dans l’oued, qui d&#xe9;borde et cause des
d&#xe9;g&#xe2;ts&#xbb;. El&#xe9;mentaire, mon cher Watson, mais combien cruel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;50 ha de pomme de terre d&#xe9;vast&#xe9;s par les crues de l’Assif Melloul&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indiff&#xe9;rent
au d&#xe9;luge, un paysan, sa faux &#xe0; la main, contemple le d&#xe9;sastre. Son
potager est d&#xe9;sormais submerg&#xe9; par une eau boueuse. D&#xe9;j&#xe0; la semaine
pr&#xe9;c&#xe9;dente, les crues de l’Assif Melloul ont saccag&#xe9; 50 ha de pomme de
terre, soit un million de dirhams partis en fum&#xe9;e, perte immense pour
une population dont le revenu moyen par habitant n’exc&#xe8;de pas 2000 DH
par an. Plus loin, une vieille femme arrache herbe et sarments au sol,
qui serviront &#xe0; nourrir le b&#xe9;tail, &#xe0; attiser le feu quand la nuit sera
tomb&#xe9;e. &#xab;Le probl&#xe8;me, c’est que ces femmes d&#xe9;racinent les buissons
qu’elles arrachent, d&#xe9;truisant ainsi le couvert v&#xe9;g&#xe9;tal&#xbb;, se d&#xe9;sole
Hrou Aboucharif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’averse s’arr&#xea;te d’un seul coup. Nous pouvons
reprendre la route. Une nu&#xe9;e d’enfants d&#xe9;boulent des hauteurs. La
litanie des 4 x 4 suscite leur curiosit&#xe9;. Quand une voiture s’arr&#xea;te,
ils s’agglutinent autour, qu&#xe9;mandant pi&#xe8;ces de monnaie, bonbons,
cahiers et stylos. Cahiers et stylos, on se demandent ce qu’ils vont en
faire, vu que seuls 37 % d’entre eux sont scolaris&#xe9;s, dont 7 % de
jeunes filles. &#xab;Je ne comprends pas pourquoi les autorit&#xe9;s exigent que
nous envoyons nos enfants &#xe0; l’&#xe9;cole. Nous n’avons pas les moyens de
leur acheter les fournitures, puis les &#xe9;tablissements sont souvent
ferm&#xe9;s l’hiver &#xe0; cause de la neige, enfin nos enfants nous sont plus
utiles aux champs et aux p&#xe2;turages&#xbb;, s’&#xe9;tonne Moha. Quatre hommes,
adoss&#xe9;s &#xe0; un muret jaune, interrompent leur conversation, pour lui
donner raison. A quelques pas, deux vieillards se tiennent compagnie,
les yeux clos. A quoi r&#xea;vent-ils ? Myst&#xe8;re et boule de gomme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois
heures plus tard, nous voil&#xe0; arriv&#xe9;s en fin &#xe0; Imilchil. Le village
m&#xe9;rite bien son nom. Il est effectivement un &#xab;Imi n’lkil&#xbb;, c’est-&#xe0;-dire
une &#xab;porte d’approvisionnement&#xbb;. Mais &#xe0; part son effervescence
mercantile, il ne vaut pas le d&#xe9;tour. Ce n’est, apr&#xe8;s tout, qu’un gros
bourg, sans &#xe2;me et sans attraits. Cependant, il s’est transform&#xe9; gr&#xe2;ce
au Festival des musiques des cimes, qui y plante son d&#xe9;cor du 25 au 27
ao&#xfb;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attir&#xe9;s par la rumeur qui palpite dans l’unique art&#xe8;re
d’Imilchil, nous l’empruntons. Bord&#xe9;e d’h&#xf4;tels, d’auberges, de caf&#xe9;s et
d’&#xe9;piceries, elle est arpent&#xe9;e, ce soir-l&#xe0;, par une foule bigarr&#xe9;e,
h&#xe9;r&#xe9;roclite, joyeuse, qui brave l’obscurit&#xe9; ambiante. Le seul groupe
&#xe9;lectrog&#xe8;ne dont dispose le village a rendu l’&#xe2;me, encore une fois.
D’ailleurs, on s’en passerait bien, vu qu’&#xe0; lui seul, il absorbe 40
millions de centimes d’un budget qui ne d&#xe9;passe pas 126 millions. Mais
les visiteurs ne s’en accommoderaient pas. Eux qui d&#xe9;j&#xe0; essuyent le
d&#xe9;sagr&#xe9;ment de ne pas pouvoir faire leur toilette, faute d’eau.
Pourtant &#xab;le puits d’Imilchil est creus&#xe9; jusqu’&#xe0; 51 m, il est
constamment plein jusqu’&#xe0; 45 m. Il alimente deux ch&#xe2;teaux d’eau.
Malheureusement, la pompe tombe souvent en panne&#xbb;, pr&#xe9;cise Hrou
Aboucharif. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habitu&#xe9;s &#xe0; ces d&#xe9;faillances, les commer&#xe7;ants, les
restaurateurs et les cafetiers ne se d&#xe9;montent pas. Loin s’en faut.
Leurs visages br&#xfb;lant d’une lueur ocre, pareille &#xe0; la flamme des
bougies, sont radieux. Les affaires tournent &#xe0; plein r&#xe9;gime. Hamou, un
colosse hilare, b&#xe9;nit le festival, qui lui permet de gagner, en quatre
jours, de quoi passer confortablement l’hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Festival des musiques des cimes rapporte 200 000 DH &#xe0; Imilchil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux
cent mille dirhams, en moyenne, voil&#xe0; l’&#xe9;cot vers&#xe9; par le Festival des
musiques des cimes &#xe0; Imilchil. Une manne pour cette r&#xe9;gion d&#xe9;sh&#xe9;rit&#xe9;e.
La nuit tombe maintenant, et l’incessant mouvement ne faiblit pas.
Certains font leurs emplettes, d’autres papotent &#xe0; la terrasse des
caf&#xe9;s, sur fond de sons et de rythmes surgis du lieu du festival, la
plupart se pressent vers celui-ci pour en recueillir les senteurs
&#xe9;pic&#xe9;es. Djellabas et handirs y c&#xf4;toient mini-jupes et jeans serr&#xe9;s. En
somme, un Maroc antique et moderne, intemporel et impatient, vibrant &#xe0;
l’unisson au tamawayt de Milouda, aux complaintes de Fran&#xe7;oise Atlan et
aux rythmes de l’ahidous de A&#xef;t Hdidou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#xea;te encore &#xe9;tourdie
par le d&#xe9;luge de sons et de chants, nous mettons le cap sur le lac
Tislit, &#xe0; 8 km d’Imilchil. Le ciel est sem&#xe9; d’&#xe9;toiles, la lune projette
son jaune vif sur l’eau assoupie, le calme est absolu. L’instance est
propice pour &#xe9;voquer la l&#xe9;gende de Tislit et Isli. Celle, raconte-t-on,
de Hadda et Moha, &#xe9;perdument amoureux l’un de l’autre, mais condamn&#xe9;s,
par leurs clans respectifs et ennemis, les A&#xef;t Brahim et les A&#xef;t Azza,
&#xe0; ne jamais c&#xe9;l&#xe9;brer leur union. De douleur, ils pleur&#xe8;rent,
s&#xe9;par&#xe9;ment, &#xe0; chaudes larmes, tant et tant que deux lacs se form&#xe8;rent
de leurs sanglots. D’aust&#xe8;res philologues vous diront qu’en fait Isli
et Tislit ne seraient que des formes d&#xe9;natur&#xe9;es d’Izli et Tizlit, qui
signifieraient, en vieux amazigh, lac et petit lac. Ne les &#xe9;coutez
surtout pas et laissez-vous bercer par la l&#xe9;gende !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le
lendemain, nous nous retrouvons plong&#xe9;s dans le moussem d’Imilchil.
Foire annuelle, il est un lieu d’&#xe9;changes et de rencontres, entre les
deux fractions principales de la tribu des A&#xef;t Hdidou, les A&#xef;t Brahim
et A&#xef;t Azza. Les nomades sont descendus de la montagne. La foule se
presse dans les all&#xe9;es boueuses. Les appels des bonimenteurs se m&#xea;lent
aux b&#xea;lements des moutons, aux mugissements des vaches et aux braiments
des &#xe2;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Polyphonie attachante. Une ch&#xe8;vre rechigne &#xe0; se faire
embarquer dans un fourgon ant&#xe9;diluvien. Les badauds se r&#xe9;jouissent du
spectacle. C’est jour de f&#xea;te. Imilchil vibre d’une &#xe9;nergie vitale et
simple. Les couleurs vous sautent aux visages : le blanc et noir des
capes des femmes des A&#xef;t Azza, le bleu fonc&#xe9; de celles des femmes d’A&#xef;t
Brahim, le carmin et le jaune safran dont elles maquillent leurs joues.
Les odeurs pullulent, celles des montagnes de graisse sont ent&#xea;tantes.
Pour les A&#xef;t Hdidou, la graisse est une denr&#xe9;e vitale. Elle tient au
corps pendant le rugueux hiver. Et ils s’en servent pour donner go&#xfb;t &#xe0;
leur kesra, ou &#xe0; leur ahrir ou encore &#xe0; leur rago&#xfb;t de pommes de terre.
Ahmed, nomade, vient d’en acheter par douzaine de kilos. Tout &#xe0;
l’heure, il conduira sa fille sous la tente des adouls, pour ent&#xe9;riner
la promesse de mariage. Lui a chang&#xe9; quatre fois d’&#xe9;pouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#xab;Vous
savez, elles s’usent tr&#xe8;s vite. Et il faut en changer de temps en temps
pour renouveler sa force&#xbb;. La Moudawana, Ahmed en ignore jusqu’&#xe0;
l’existence. Quant &#xe0; &#xab;l’usure&#xbb;, elle guette bel et bien les femmes
d’ici. Elle est leur lot, tant elles sont consid&#xe9;r&#xe9;es comme des b&#xea;tes
de somme. Ce sont elles qui font le m&#xe9;nage et la cuisine, cueillent les
fruits et les l&#xe9;gumes du verger, ramassent le bois, nourrissent le
b&#xe9;tail... et attrapent de sales maladies. Omar Chiban, pr&#xe9;sident de
l’Association Adrar, nous r&#xe9;v&#xe8;le que sur 500 femmes auscult&#xe9;es, il y a
deux jours, par deux gyn&#xe9;cologues d&#xe9;p&#xe9;ch&#xe9;es par le minist&#xe8;re de la
Sant&#xe9; publique, 80 % pr&#xe9;sentaient une infection sexuellement
transmissible. Un sinistre record.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;80 % des 500 femmes auscult&#xe9;es sont atteintes de maladies v&#xe9;n&#xe9;riennes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis
sa cr&#xe9;ation, en 1991, l’Association Adrar se pr&#xe9;occupe de tous les maux
qui minent la cinquantaine de villages plant&#xe9;es dans la r&#xe9;gion
d’Imilchil. Omar Chiban n’est pas peu fier d’&#xe9;num&#xe9;rer quelques-unes des
œuvres d’Adrar : contribution aux campagnes de vaccination lanc&#xe9;es par
le minist&#xe8;re de la Sant&#xe9;, de 1990 &#xe0; 1996 ; construction d’un
dispensaire dans un douar situ&#xe9; &#xe0; 45 km en amont d’Imilchil ;
&#xe9;quipement de 17 villages en eau potable ; cr&#xe9;ation d’activit&#xe9;s
g&#xe9;n&#xe9;ratrices de revenus; installation de groupes &#xe9;lectrog&#xe8;nes dans six
villages ; plantation de 80 000 pommiers et 15 000 peupliers... et,
surtout, protection de l’environnement contre toute agression
mercantile. &#xab;La nature est la richesse inestimable de la r&#xe9;gion
d’Imilchil. Nous tenons &#xe0; ce qu’elle ne soit pas d&#xe9;figur&#xe9;e. Nous ne
voulons avoir ici ni industrie touristique, ni clubs internationaux&#xbb;,
insiste Omar Chiban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que la magie vous prend &#xe0;
chaque d&#xe9;tour, &#xe0; chaque virage. Les paysages, tout en montagnes
rocailleuses, en plaines terreuses, en d&#xe9;serts de pierre parfois
parsem&#xe9;s de verdure, sont d’une noble aust&#xe9;rit&#xe9;. Mais hors ce charme,
il n’y a rien &#xe0; faire de particulier &#xe0; Imilchil. Sauf l’essentiel : se
laisser vivre, oublier le temps qui passe, l&#xe2;cher prise, se fondre au
milieu de la population. Go&#xfb;ter &#xe0; la difficult&#xe9; de vivre, &#xe0; la
pr&#xe9;carit&#xe9;, savourer la simplicit&#xe9; des gens d’ici qui r&#xe9;pondent par le
sourire &#xe0; leur indigence, comme s’ils &#xe9;taient d&#xe9;tach&#xe9;s des carcans
mat&#xe9;riels. C’est leur fa&#xe7;on de montrer que &#xab;amazigh&#xbb; signifie homme
libre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et-Tayeb Houda&#xef;fa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : La Vie economique&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 13 Sep 2005 12:37:09 GMT</pubDate></item><item><title>Tarouma: Un Village de P&#xea;cheur </title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/800492.html</link><category>Laayoune</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/800492.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/800492/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/800492.html</guid><description>&lt;p&gt;ne vaste campagne
d&apos;assainissement a &#xe9;t&#xe9; lanc&#xe9;e samedi au village des p&#xea;cheurs Tarouma,
50 km au sud-ouest de La&#xe2;youne, par le wali de la r&#xe9;gion de
La&#xe2;youne-Boujdour-Sakia Al Hamra, M. Charki Draiss.
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;dleft&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;p class=&quot;dcontent&quot;&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;p&gt;Cette
campagne est une initiative de plusieurs associations en collaboration
avec l&apos;Entraide nationale, la commune rurale de Foum El Oued et les
autorit&#xe9;s locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#xe9;sentants de l&apos;association marocaine du village des
p&#xe9;cheurs de Tarouma, de l&apos;association des professionnels de la p&#xea;che
artisanale, de l&apos;amicale Assalam op&#xe9;rant dans ce village, de
l&apos;association du d&#xe9;veloppement rural &#xe0; Foum El Oued ont &#xe9;t&#xe9; unanimes &#xe0;
souligner l&apos;importance de cette campagne dans la protection de
l&apos;environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des d&#xe9;clarations &#xe0; la MAP, ils ont insist&#xe9; sur l&apos;importance
d&apos;inscrire ce genre d&apos;initiatives dans la dur&#xe9;e en assurant la
p&#xe9;rennit&#xe9; de pareilles campagnes d&apos;assainissement en vue de faire de
cette r&#xe9;gion un p&#xf4;le strat&#xe9;gique pour le d&#xe9;veloppement &#xe9;conomique et
touristique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont, &#xe0; ce propos, rappel&#xe9; l&apos;importance accord&#xe9;e au village
des p&#xea;cheurs pour le d&#xe9;veloppement de la fa&#xe7;ade c&#xf4;ti&#xe8;re et sa
restructuration, &#xe0; travers la cr&#xe9;ation d&apos;autres villages de p&#xea;cheurs
dans les provinces du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont &#xe9;galement fait &#xe9;tat de leur engagement &#xe0; faire r&#xe9;ussir
les chantiers ouverts dans le cadre de l&apos;Initiative nationale pour le
d&#xe9;veloppement humain (INDH), soutenant que l&apos;environnement constitue un
axe nodal dans cette initiative annonc&#xe9;e par SM le Roi Mohammed VI,
dans son discours du 18 mai dernier.&lt;/p&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 12 Sep 2005 20:51:19 GMT</pubDate></item><item><title>Errachidia d&#xe9;voile ses secrets &#xe0; ses visiteurs</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799028.html</link><category>Tafilalet</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799028.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/799028/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799028.html</guid><description>&lt;table width=&quot;540&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td class=&quot;textejust&quot;&gt;&lt;p&gt;Par sa vocation historique,
sa position g&#xe9;ographique aux confins du sud-est du Royaume, son
rayonnement culturel ancestral, son riche patrimoine culturel et
humain, la province d&apos;Errachidia est consid&#xe9;r&#xe9;e comme l&apos;une des r&#xe9;gions
&#xe0; fort potentiel touristique qu&apos;il faut valoriser et promouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;V&#xe9;ritable
trait d&apos;union entre les villes imp&#xe9;riales et le grand Sud, cette
province qui b&#xe9;n&#xe9;ficie d&apos;un ensoleillement annuel de 330 jours et qui
s&apos;&#xe9;tend sur une superficie de 60.000 km2, compte de nombreux sites aux
charmes multiples qui favorisent une grande offre en produits
touristiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ses nombreux visiteurs, cette province offre un
patrimoine architectural et urbanistique o&#xf9; rivalisent les Ksours et
Kasbahs et met &#xe0; leur disposition toutes les commodit&#xe9;s pour pratiquer
le tourisme culturel, le tourisme oasien et du d&#xe9;sert, le tourisme de
montagne ainsi que le thermalisme et les cures de bain de sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les
amateurs du d&#xe9;sert tombent ainsi sous le charme d&apos;une multitude
d&apos;oasis, verdoyantes et ombrag&#xe9;es, d&apos;une myriade de dunes, avant de
s&apos;attaquer &#xe0; la montagne qui cumule &#xe0; plus de 3200 m&#xe8;tres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D&#xe9;positaire
d&apos;&#xe9;pop&#xe9;es historiques, le Tafilalet a connu ses heures de gloire avec
la fondation au 8e si&#xe8;cle de l&apos;ancienne ville de Sijilmassa qui fut
capitale commerciale et spirituelle de cette contr&#xe9;e, avant de devenir,
&#xe0; la fin du 16&#xe9;me si&#xe8;cle, le principal relais caravanier entre
l&apos;Afrique noire, l&apos;Europe et l&apos;Orient.&lt;br /&gt;Les &#xe9;normes potentialit&#xe9;s
touristiques de la r&#xe9;gion ont permis, entre autres, le d&#xe9;veloppement du
tourisme du d&#xe9;sert et l&apos;organisation de manifestations culturelles &#xe0;
caract&#xe8;re unique, dont les plus importantes sont le Moussem des
fian&#xe7;ailles et le Festival des musiques des cimes d&apos;Imilchil, le
Festival des musiques du d&#xe9;sert &#xe0; d&apos;Erfoud, Rissani et Merzouga, le
Festival culturel d&apos;Errachidia et le moussem des dattes d&apos;Erfoud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les
manifestations culturelles organis&#xe9;es au niveau de la r&#xe9;gion offrent
l&apos;opportunit&#xe9; au grand public de d&#xe9;couvrir le patrimoine artistique et
populaire, &#xe0; la fois riche et vari&#xe9;, qui t&#xe9;moigne d&apos;une culture intense
et vivante qui s&apos;est transmise de g&#xe9;n&#xe9;ration en g&#xe9;n&#xe9;ration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi
les troupes artistiques les plus r&#xe9;put&#xe9;es localement on peut citer la
troupe Sijilmassa de Melhoune, Jrafa d&apos;El Jorf, Houbi Houbi de Boudnib,
A&#xee;t Merghad de Goulmima et de Tadighoust, Gnawa de Arab Sebbah,
M&apos;daghra et Goulmima et les troupes d&apos;ahidous des A&#xee;t Hdidou, d&apos;Ait
Izdeg de Gourrama.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autres atouts, et non des moindres, sont les
ksars et kasbahs ainsi que les mus&#xe9;es qui rappellent &#xe0; tous la grandeur
de la r&#xe9;gion, &#xe0; l&apos;image de Ksar Meski, Ksar M&#xe2;adid &#xe0; Erfoud, Ksar
Hanoun, Abou Am et Faida &#xe0; Rissani et Ksar Igoulmimen &#xe0; Goulmima, ainsi
que les mus&#xe9;es des sources Lalla Mimouna et de Ksar El Khorbate &#xe0;
Tinejdad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D&apos;autres attraits et sites touristiques qui m&#xe9;ritent
le d&#xe9;tour sont Les sources thermales de Moulay Hachem &#xe0; Kerrandou, A&#xee;t
El Ati &#xe0; Aoufous, Zaouiat sidi Hamza et sa biblioth&#xe8;que ancienne, le
belv&#xe9;d&#xe8;re de Ouled Chaker &#xe0; Aoufous, les grottes Akhiam d&apos;Imilchil, les
gorges d&apos;Amsed pr&#xe8;s de Tadighoust et les gravures rupestres de Taouz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les
atouts naturels dont dispose la province d&apos;Errachidia constituent
&#xe9;galement des plateaux id&#xe9;als pour les r&#xe9;alisations cin&#xe9;matographiques
et attirent, de plus en plus, les professionnels du 7e art qui y ont
tourn&#xe9; plusieurs films dont notamment &amp;quot; Le L&#xe9;gionnaire &amp;quot; ainsi que les
trois parties de &amp;quot; La Momie &amp;quot;.&lt;br /&gt;Ces atouts sont renforc&#xe9;s par les
infrastructures d&apos;h&#xe9;bergement existant au niveau de la province qui
compte 116 &#xe9;tablissements class&#xe9;s et non class&#xe9;s avec une capacit&#xe9;
d&apos;accueil de 4.145 lits.&lt;br /&gt;Cette richesse naturelle et historique
constitue, en outre, une motivation pour les pouvoirs publics et les
op&#xe9;rateurs &#xe9;conomiques dont l&apos;ambition affich&#xe9;e est de faire de cette
r&#xe9;gion du Sud-est du Royaume, l&apos;une des destinations touristiques les
plus privil&#xe9;gi&#xe9;es.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une attention toute particuli&#xe8;re est donc
accord&#xe9;e &#xe0; ce patrimoine et qui devrait &#xea;tre soutenue par de vastes et
r&#xe9;guli&#xe8;res campagnes de promotion en vue d&apos;assurer la p&#xe9;rennit&#xe9; &#xe0; cette
culture mill&#xe9;naire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;15&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;10&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;	&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td valign=&quot;top&quot; align=&quot;right&quot; class=&quot;auteur&quot;&gt;&lt;em&gt; Abdelouahed Labrim | MAP&lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;</description><pubDate>Mon, 12 Sep 2005 12:45:04 GMT</pubDate></item><item><title>Tissa: Un centre ancestral d&apos;&#xe9;levage de chevaux</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799024.html</link><category>Oujda</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799024.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/799024/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799024.html</guid><description>&lt;table width=&quot;540&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td class=&quot;textejust&quot;&gt;&lt;p&gt;La petite localit&#xe9; de Tissa
qui accueille, depuis dix-neuf ans, le Festival du cheval, une
manifestation nationale et internationale de grande importance, est
appel&#xe9;e &#xe0; devenir une ville mod&#xe8;le si certaines conditions de
d&#xe9;veloppement durable sont r&#xe9;unies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cercle de Tissa, peupl&#xe9;
de plus de 168.000 habitants, est toujours d&#xe9;pourvu des infrastructures
de base n&#xe9;cessaires &#xe0; tout d&#xe9;veloppement local.&lt;br /&gt;Situ&#xe9; seulement &#xe0;
une quarantaine de kilom&#xe8;tres de la ville de F&#xe8;s et relevant de la
province de Taounate, il est devenu une r&#xe9;gion de renomm&#xe9;e mondiale
gr&#xe2;ce au festival du cheval qu&apos;il organise chaque ann&#xe9;e et avec succ&#xe8;s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette
r&#xe9;gion, qui le temps d&apos;un festival, est fr&#xe9;quent&#xe9;e par des milliers de
visiteurs venus des localit&#xe9;s voisines, mais aussi par de nombreux
journalistes de cha&#xee;nes de t&#xe9;l&#xe9;vision &#xe9;trang&#xe8;res, notamment de
Belgique, des Pays-Bas, de France et m&#xea;me du Japon, vit repli&#xe9;e sur
elle m&#xea;me le reste de l&apos;ann&#xe9;e faute d&apos;infrastructures touristiques
incitant au retour les f&#xe9;rus de l&apos;art &#xe9;questre, les &#xe9;leveurs de chevaux
arabes barbes et les touristes en qu&#xea;te de d&#xe9;paysement.&lt;br /&gt;Le festival
du cheval de Tissa aurait pu devenir une dynamique de d&#xe9;veloppement et
pousser &#xe0; une r&#xe9;flexion profonde pour faire de la grande conqu&#xea;te de
l&apos;homme un &#xe9;l&#xe9;ment fondamental devant hisser la r&#xe9;gion des Hyaynas au
rang des petites villes mod&#xe8;les.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tissa, la petite cit&#xe9;
rectiligne aux petites &#xe9;choppes marchandes, au commerce h&#xe9;t&#xe9;roclite en
monticules &#xe0; m&#xea;me le sol, poss&#xe8;de pourtant un patrimoine inestimable
mais m&#xe9;connu de la plupart des Marocains.&lt;br /&gt;La localit&#xe9;, qui s&apos;&#xe9;tend
sur une superficie de 1.635 Km2, avec ses ruelles &#xe9;troites et ses caf&#xe9;s
maures ainsi que ses larges &#xe9;tendues non encore exploit&#xe9;es, appelle &#xe0;
des projets d&apos;investissement &#xe0; la fois touristiques et &#xe9;conomiques.&lt;br /&gt;A
mi-chemin entre l&apos;urbain et le rural, Tissa ne manque pourtant pas
d&apos;atouts, avec une jeunesse cultiv&#xe9;e et ouverte sur le monde moderne,
et de moyens en mesure de lui assurer un d&#xe9;veloppement propre et
durable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il suffit seulement de favoriser une coop&#xe9;ration
&#xe9;troite avec l&apos;ensemble des acteurs concern&#xe9;s et des bailleurs de fonds
potentiels et de concr&#xe9;tiser la solidarit&#xe9; sociale et humaine qui a
pris racine dans la r&#xe9;gion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenue depuis le 16e si&#xe8;cle le
berceau du cheval, dont la qualit&#xe9; de l&apos;&#xe9;levage n&apos;est plus &#xe0; d&#xe9;montrer,
Tissa devrait faire de ce noble animal un produit de d&#xe9;veloppement
agricole, touristique et socio-&#xe9;conomique, explique &#xe0; la MAP, M. Azzouz
Al Bahri, charg&#xe9; de communication du festival, qui d&#xe9;plore le manque de
soutien financier, l&apos;absence de haras moderne et de personnel
sp&#xe9;cialis&#xe9;.&lt;br /&gt;Le cheval des Hyaynas est devenu c&#xe9;l&#xe8;bre, en particulier
sur le plan international, gr&#xe2;ce &#xe0; sa participation, &#xe0; travers le
monde, &#xe0; d&apos;importantes manifestations &#xe9;questres et est devenu la fiert&#xe9;
de toutes les familles de la r&#xe9;gion, m&#xea;me les plus d&#xe9;munies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les
cavaliers les plus en vue de la r&#xe9;gion appartiennent &#xe0; trois grands
lignages ethniques: Ouled Aliane, Ouled Riab et Ouled Amrane qui
forment la grande tribu des Hyaynas et qui &#xe9;taient producteurs, entre
1950 et 1970, de plus de 1.200 poulains par an. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Actuellement,
la production n&apos;est plus que de 200 &#xe0; 250 poulains par an &#xe0; cause des
contraintes de la s&#xe9;cheresse, de l&apos;urbanisation galopante, de l&apos;exode
rural et d&apos;une absence de rel&#xe8;ve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours pr&#xe9;sents dans les
diff&#xe9;rentes repr&#xe9;sentations de fantasias populaires gr&#xe2;ce &#xe0; leur
aptitude in&#xe9;gal&#xe9;e &#xe0; monter et &#xe0; pr&#xe9;senter des tableaux &#xe9;questres de
groupe, les cavaliers de Tissa sont dispos&#xe9;s &#xe0; faire de leur art
ancestral un projet de d&#xe9;veloppement &#xe0; la fois culturel, artistique,
&#xe9;conomique et touristique pour que leur cit&#xe9;, aujourd&apos;hui apparemment
pauvre, devienne un centre d&apos;&#xe9;levage et d&apos;apprentissage des jeux
&#xe9;questres de qualit&#xe9; et une &#xe9;cole de jeunes cavaliers. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D&apos;ailleurs,
M. Al Bahri, tout en rappelant l&apos;appel lanc&#xe9; &#xe0; la F&#xe9;d&#xe9;ration royale
marocaine des sports &#xe9;questres pour l&apos;organisation d&apos;un championnat des
jeunes et enfants cavaliers pour la pr&#xe9;servation et l&apos;encouragement de
cette tradition qui n&#xe9;cessite des chevaux dont le prix est &#xe9;valu&#xe9; entre
4 et 10 millions de centimes, et tout en soulignant l&apos;int&#xe9;r&#xea;t accord&#xe9;
par le d&#xe9;partement de l&apos;agriculture &#xe0; cette discipline, insiste sur
l&apos;inexistence de toute promotion touristique et culturelle de la r&#xe9;gion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C&apos;est
dans ce cadre que le festival du cheval de Tissa, qui demeure ouvert &#xe0;
toutes les potentialit&#xe9;s, aurait d&#xfb;, depuis de nombreuses ann&#xe9;es, &#xea;tre
consid&#xe9;r&#xe9; comme un accompagnateur d&apos;actions de toutes sortes,
g&#xe9;n&#xe9;ratrices d&apos;emplois si une campagne promotionnelle &#xe9;tait
s&#xe9;rieusement &#xe9;labor&#xe9;e et si des projets d&apos;&#xe9;quipement, notamment la
construction de routes, de petites unit&#xe9;s h&#xf4;teli&#xe8;res, &#xe9;taient envisag&#xe9;s
avec l&apos;organisation de circuits touristiques co&#xef;ncidant avec la p&#xe9;riode
du festival. Les autorit&#xe9;s provinciales, qui ont d&#xe9;j&#xe0; veill&#xe9; &#xe0; la mise
en place d&apos;un organigramme et d&apos;un comit&#xe9; de gestion du festival,
envisagent la cr&#xe9;ation, prochainement, d&apos;un centre &#xe9;questre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces
initiatives pourraient s&apos;ajouter &#xe0; un &#xe9;ventuel lancement du tourisme
&#xe9;cologique et la cr&#xe9;ation de g&#xee;tes touristiques, aujourd&apos;hui cheval de
bataille des professionnels du secteur pour faire de Tissa une cit&#xe9;
pilote et un mod&#xe8;le de lutte contre le sous d&#xe9;veloppement et la
pr&#xe9;carit&#xe9;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant, Tissa, lieu de rassemblement annuel de
centaines de cavaliers et d&apos;&#xe9;leveurs de chevaux arabe-barbe, ne profite
pas encore de cette manifestation unique dans le monde et qui est
devenue source d&apos;inspiration pour des &#xe9;crivains &#xe9;trangers et des
journalistes europ&#xe9;ens et am&#xe9;ricains, dont certains sont devenus,
depuis plusieurs ann&#xe9;es, des fid&#xe8;les de cette belle rencontre
d&apos;authenticit&#xe9; appel&#xe9;e &#xe0; donner naissance &#xe0; un projet de modernit&#xe9;.&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;15&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;10&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;	&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td valign=&quot;top&quot; align=&quot;right&quot; class=&quot;auteur&quot;&gt;&lt;em&gt; Sch&#xe9;h&#xe9;razade Alaoui | MAP&lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;</description><pubDate>Mon, 12 Sep 2005 12:44:29 GMT</pubDate></item><item><title>Le rendez-vous annuel des milliers de nomades</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799023.html</link><category>Tan Tan</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799023.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/799023/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/12/799023.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://terremaroc.canalblog.com/images/maroc893.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;150&quot; height=&quot;102&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://terremaroc.canalblog.com/images/t-maroc893.jpg&quot; alt=&quot;maroc893&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Cette manifestation, organis&#xe9;e cette ann&#xe9;e du 16 au 18 septembre, par
l&apos;Office national marocain de tourisme en collaboration avec
l&apos;Organisation des Nations unies pour l&apos;&#xe9;ducation, la science et la
culture (Unesco), a acquis une grande importance en devenant un
&#xe9;v&#xe9;nement majeur sur le plan social, culturel et symbolique pour les
habitants de la r&#xe9;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appel&#xe9; &#xe0; faire partie du patrimoine
immat&#xe9;riel universel de l&apos;Unesco, le moussem de Tan Tan est &#xab;le
t&#xe9;moignage vivant des cultures orales et artistiques marocaines ( ) qui
repr&#xe9;sentent une le&#xe7;on de savoir et de cr&#xe9;ativit&#xe9;&#xbb;, note le communiqu&#xe9;
citant le directeur g&#xe9;n&#xe9;ral de l&apos;Unesco, Koichiro Matsuura, qui s&apos;&#xe9;tait
rendu en septembre 2004 &#xe0; Tan Tan pour prendre aux festivit&#xe9;s du
moussem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moussem de Tan Tan sera ponctu&#xe9; par diff&#xe9;rentes
festivit&#xe9;s comprenant notamment des danses traditionnelles du d&#xe9;sert,
courses de chameaux, parades de cavaliers nomades, f&#xea;tes nocturnes,
fantasias, expositions d&apos;art et de sc&#xe8;nes de vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il
s&apos;agit, ajoute le communiqu&#xe9;, d&apos;un v&#xe9;ritable rassemblement de plusieurs
milliers de nomades des diff&#xe9;rentes tribus du Sahara marocain qui
viennent partager leurs &#xe9;motions et leur diversit&#xe9; et richesse
culturelles, faisant de ce moussem un t&#xe9;moignage vivant &#xe0; pr&#xe9;server et
&#xe0; valoriser en tant que patrimoine immat&#xe9;riel de l&apos;humanit&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le
parrainage de l&apos;Unesco a donn&#xe9; &#xe0; ce festival un caract&#xe8;re particulier
en l&apos;occurrence celui de &#xab;patrimoine culturel mondial&#xbb; lequel m&#xe9;rite
d&apos;&#xea;tre pr&#xe9;serv&#xe9; et d&#xe9;velopp&#xe9; pour le maintien de cette culture vivante
et permettre ainsi aux populations nomades de se rencontrer et de
s&apos;&#xe9;panouir dans un monde de tol&#xe9;rance et de paix.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 12 Sep 2005 12:43:12 GMT</pubDate></item><item><title>Le tourisme &#xe9;cologique</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/10/794309.html</link><category>Rabat-Sal&#xe9;</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/10/794309.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/794309/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/10/794309.html</guid><description>&lt;table width=&quot;540&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td class=&quot;textejust&quot;&gt;&lt;p&gt;La r&#xe9;gion de
Rabat-Sal&#xe9;-Zemmour-Za&#xeb;r poss&#xe8;de tous les atouts pour devenir une
destination privil&#xe9;gi&#xe9;e pour les amateurs du tourisme &#xe9;cologique. Sa
for&#xea;t immense et ses paysages naturels repr&#xe9;sentent autant de
potentialit&#xe9;s &#xe0; d&#xe9;velopper et &#xe0; valoriser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La for&#xea;t Ma&#xe2;mora,
la plus importante au niveau national, est consid&#xe9;r&#xe9;e &#xe0; juste titre
comme les poumons de l&apos;agglom&#xe9;ration urbaine Rabat-Sal&#xe9;-K&#xe9;nitra. D&#xe8;s
les premiers jours du printemps, elle est prise d&apos;assaut par des
centaines de familles &#xe0; la recherche de l&apos;air pur et de la verdure.&lt;br /&gt;De plus, le premier &#xe9;comus&#xe9;e au Maroc sera construit dans cette for&#xea;t, ce qui certainement ajoutera &#xe0; son attractivit&#xe9;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet
&#xe9;comus&#xe9;e aura pour principale mission d&apos;encourager l&apos;&#xe9;co-tourisme et de
sensibiliser &#xe0; l&apos;importance de la pr&#xe9;servation du patrimoine forestier.&lt;br /&gt;La
for&#xea;t de Ma&#xe2;mora qui accueille chaque ann&#xe9;e des dizaines de milliers de
visiteurs de la R&#xe9;gion de Rabat-Sal&#xe9;-K&#xe9;nitra avait grandement besoin
d&apos;une structure d&apos;accueil et de sensibilisation susceptible de mettre
en exergue son importance &#xe9;cologique, son r&#xf4;le socio-&#xe9;conomique et ses
potentialit&#xe9;s r&#xe9;cr&#xe9;atives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre la for&#xea;t,
Rabat-Sal&#xe9;-Zemmour-Za&#xeb;r poss&#xe8;de un autre atout &#xe9;cologique, la r&#xe9;serve
naturelle de Sidi Boughaba. Situ&#xe9;e &#xe0; 13 Km de la ville de Kenitra,
cette r&#xe9;serve s&apos;&#xe9;tend sur 650 ha (le lac s&apos;&#xe9;tend sur 100 has et la
for&#xea;t sur 550 ha). Elle constitue un biotope important et l&apos;un des plus
beaux sites naturels au Maroc. Outre le fait qu&apos;elle offre un cadre
agr&#xe9;able et verdoyant aux amateurs de la nature, elle remplit une
double mission : &#xe9;ducative et &#xe9;cologique.&lt;br /&gt;C&apos;est ainsi que cette
r&#xe9;serve constitue une salle cours &#xe0; ciel ouvert. Les &#xe9;tudiants et les
&#xe9;l&#xe8;ves peuvent apprendre beaucoup de choses sur la faune et la flore
sur place. De m&#xea;me qu&apos;ils peuvent &#xea;tre sensibilis&#xe9;s &#xe0; la vuln&#xe9;rabilit&#xe9;
de certaines esp&#xe8;ces et partant &#xe0; la n&#xe9;cessit&#xe9; de leur protection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&apos;importance
de la mission &#xe9;cologique du site n&apos;est pas &#xe0; d&#xe9;monter. Il abrite
l&apos;unique lac d&apos;eau douce de la c&#xf4;te Nord-Ouest et l&apos;unique for&#xea;t de
Gen&#xe9;vrier Rouge dans la r&#xe9;gion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La r&#xe9;serve est un milieu id&#xe9;al pour plus de 210 esp&#xe8;ces de plantes et de nombreuses esp&#xe8;ces de mammif&#xe8;res et de reptiles.&lt;br /&gt;Conscient
de l&apos;importance de la pr&#xe9;servation de ce biotope mais aussi de sa
fragilit&#xe9;, le d&#xe9;partement des Eaux et For&#xea;ts a pass&#xe9; une sorte d&apos;accord
de gestion d&#xe9;l&#xe9;gu&#xe9;e avec une association qui s&apos;int&#xe9;resse &#xe0; la
protection de l&apos;environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre site susceptible d&apos;attirer
les touristes mordus de la nature : Merja Zerga. Cette lagune qui
couvre une superficie de 7.300 ha constitue la plus importante zone
humide marocaine en tant que site d&apos;escale et d&apos;hivernage de plusieurs
milliers d&apos;oiseaux migrateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus de son importance
&#xe9;cologique ind&#xe9;niable, la lagune est &#xe9;galement une zone productive
fournissant aux populations riveraines de nombreuses richesses
naturelles. Elle a &#xe9;t&#xe9; institu&#xe9;e r&#xe9;serve biologique permanente en 1978.&lt;br /&gt;Merja Zerga constitue donc un atout touristique extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Sa revalorisation en tant que tel est une n&#xe9;cessit&#xe9; imp&#xe9;rieuse.
D&apos;ailleurs le Haut Commissariat aux Eaux et For&#xea;ts et &#xe0; la lutte contre
la d&#xe9;sertification et l&apos;organisation BirdLife international,
repr&#xe9;sent&#xe9;e par l&apos;Association Espagnole d&apos;Ornithologie (SEO), viennent
de signer un arrangement pour l&apos;utilisation durable des ressources
naturelles dans la r&#xe9;serve biologique Merja Zerga (r&#xe9;gion de Larache).
Les atouts touristiques de Rabat-Sal&#xe9;-Kenitra sont tr&#xe8;s importants.
Leur revalorisation sera doublement profitable. Elle permettra de cr&#xe9;er
une dynamique &#xe9;conomique dans la r&#xe9;gion et de sauver un patrimoine
&#xe9;cologique menac&#xe9;.&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;15&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;10&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;	&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td valign=&quot;top&quot; align=&quot;right&quot; class=&quot;auteur&quot;&gt;&lt;em&gt; A.R | LE MATIN &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;</description><pubDate>Sat, 10 Sep 2005 18:19:47 GMT</pubDate></item><item><title>Avec ville sur la mer</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/08/788555.html</link><category>Mazagan - Oualidia</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/08/788555.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/788555/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/08/788555.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;art-chapo&quot;&gt;Une &#xe9;tude sur la cit&#xe9; de Mazag&#xe3;o, qui, sous l&apos;ordre de la Couronne portugaise, traversa l&apos;Atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;art-aut&quot;&gt;Par Jean-Baptiste MARONGIU - Liberation&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;art-oeuv&quot;&gt;&lt;strong&gt;laurent vidal&lt;br /&gt;Mazag&#xe3;o, la ville qui traversa l&apos;Atlantique.&lt;br /&gt; Du Maroc &#xe0; l&apos;Amazonie (1769-1783)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img align=&quot;left&quot; alt=&quot;q&quot; src=&quot;http://www.liberation.fr/img/let/q.gif&quot; /&gt;ue
de peuples, tribus, populations, individus, ont &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;plac&#xe9;s, &#xe9;migr&#xe9;s
de gr&#xe9; ou de force (enfin, plut&#xf4;t sous la contrainte) au cours de
l&apos;histoire &#xad; et on n&apos;en voit pas la fin ! Cependant les historiens ne
s&apos;int&#xe9;ressent que peu &#xe0; un ph&#xe9;nom&#xe8;ne si courant, pour ne pas dire uni-
versel. Faute de traces parfois, ou d&apos;archives, ce qui peut rebuter les
chercheurs les mieux intentionn&#xe9;s, mais aussi &#xe0; cause de cette alchimie
&#xe9;trange de la discipline qui veut que les objets marquant les temps
historiques ne remontent qu&apos;&#xe0; leur heure. En ce sens, l&apos;historien
Laurent Vidal est fort tempestif, et son &lt;em&gt;Mazag&#xe3;o, la ville qui traversa l&apos;Atlantique. Du Maroc &#xe0; l&apos;Amazonie (1769-1783)&lt;/em&gt;
de la plus grande actualit&#xe9;, qui relate un &#xe9;pisode oubli&#xe9; de la suite
incessante des migrations forc&#xe9;es. Le r&#xe9;cit est exemplaire en effet du
d&#xe9;placement au Br&#xe9;sil, orchestr&#xe9; au XVIIIe si&#xe8;cle par la Couronne
portugaise, de l&apos;un de ses pr&#xe9;sides marocains &#xe0; bout de souffle.
L&apos;ouvrage d&#xe9;limite en effet le champ in&#xe9;dit d&apos;une prometteuse histoire
sociale de l&apos;&#xe9;migration et de l&apos;attente &#xad; cette temporalit&#xe9; immobile,
et pour ainsi dire implosive, qui vient rythmer des vies plomb&#xe9;es par
la soudaine ouverture d&apos;autres possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;ann&#xe9;e 1502, des
bateaux portugais reconnaissent la baie o&#xf9; surgira Mazag&#xe3;o, sur la c&#xf4;te
atlantique du Maroc. En quelques d&#xe9;cennies, une formidable cit&#xe9;
fortifi&#xe9;e y est b&#xe2;tie, plac&#xe9;e au coeur du dispositif de d&#xe9;fense des
autres citadelles, forts, pr&#xe9;sides, comptoirs lusitaniens qui, de
Tanger &#xe0; Agadir, parsem&#xe8;rent alors les rivages de l&apos;oc&#xe9;an. L&apos;occupation
n&apos;a rien de pacifique, et Mazag&#xe3;o acquiert une grande renomm&#xe9;e dans le
monde chr&#xe9;tien, en repoussant l&apos;assaut d&apos;une arm&#xe9;e de cent mille hommes
compos&#xe9;e d&apos;Arabes et de Berb&#xe8;res. Ce n&apos;est que partie remise. Entre une
escarmouche l&apos;autre, un modus vivendi est trouv&#xe9;, ni de guerre ni de
paix, selon les int&#xe9;r&#xea;ts bien compris des deux parties. Le moindre
commerce n&apos;&#xe9;tant pas le paiement des ran&#xe7;ons pour la lib&#xe9;ration des
prisonniers r&#xe9;ciproques. Mais la situation devient intenable. Face au
si&#xe8;ge d&apos;une arm&#xe9;e encore plus puissante que la pr&#xe9;c&#xe9;dente, la Couronne
portugaise d&#xe9;cide le d&#xe9;placement pur et simple de la population de la
ville. Le 11 mars 1669, non sans avoir d&#xe9;truit tout ce qui pouvait
l&apos;&#xea;tre, 2 092 personnes sont embarqu&#xe9;es pour Lisbonne. L&apos;administration
royale est tr&#xe8;s efficace et sans &#xe9;tat d&apos;&#xe2;me : on jette &#xe0; la mer les
armes en fer, on ne garde que canons et arquebuses en bronze, puis on
fait monter les femmes et les enfants, qui ne sont pas de grande aide
pour la d&#xe9;fense, enfin c&apos;est le tour des hommes valides, soldats
exp&#xe9;riment&#xe9;s promis &#xe0; d&apos;autres batailles. Sur les murailles, pour
prot&#xe9;ger les partants, on laisse vieux, malades, estropi&#xe9;s, bless&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De
par son pass&#xe9; de bastion en terres infid&#xe8;les, la population de Mazag&#xe3;o
se vit comme une communaut&#xe9; &#xe0; forte identit&#xe9; collective, dirait-on
aujourd&apos;hui. Cependant, les clivages sont nombreux qui partagent
soldats et chevaliers plus ou moins nobles, artisans pr&#xe9;pos&#xe9;s &#xe0;
l&apos;intendance, femmes et enfants des uns et des autres, moines et
religieux charg&#xe9;s du salut des &#xe2;mes et de la droiture des corps... La
monarchie entend tous les transformer en colons de cette nouvelle
fronti&#xe8;re qu&apos;est devenue pour le Portugal l&apos;embouchure du fleuve
amazonien, de l&apos;autre c&#xf4;t&#xe9; de l&apos;Atlantique. L&apos;attente &#xe0; Lisbonne ne
dure que trois mois, mais Mazag&#xe3;o se d&#xe9;lite, et nombreux sont ceux qui
vivent comme un pi&#xe8;ge la terre promise. Les fuites se multiplient. Le
d&#xe9;part pour Bel&#xe8;m au Br&#xe9;sil &#xad; o&#xf9; commence l&apos;attente bien plus longue et
incertaine que s&apos;ach&#xe8;ve la construction de la nouvelle Mazag&#xe3;o &#xad;
n&apos;arrange pas vraiment les choses, puisque aux &#xe9;gards initiaux
succ&#xe8;dent une s&#xe9;v&#xe9;rit&#xe9; voire une m&#xe9;chancet&#xe9; croissantes de
l&apos;administration, qui d&#xe9;bouchera plus tard sur un d&#xe9;sint&#xe9;r&#xea;t d&#xe9;finitif.
Aussi, le d&#xe9;sert vert peut-il se montrer &#xe0; l&apos;usage bien plus
inhospitalier que le d&#xe9;sert de sable. Vidal &#xe9;tudie ces trois Mazag&#xe3;o
qui se superposent et qui se minent r&#xe9;ciproquement : la ville du
souvenir, la ville v&#xe9;cue, et la ville qui se pr&#xe9;pare. Entre la
cit&#xe9;-projet du pouvoir et la cit&#xe9;-transit des migrants, la rencontre
est d&apos;abord probl&#xe9;matique puis impossible. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confront&#xe9; &#xe0; l&apos;&#xe9;tat
plus que lacunaire des sources sur le v&#xe9;cu des d&#xe9;plac&#xe9;s de Mazag&#xe3;o et
face &#xe0; l&apos;abondance des archives officielles, Laurent Vidal n&apos;oublie pas
la le&#xe7;on d&apos;Alain Corbin, valorisant le moindre indice pour tenter de &lt;em&gt;&#xab;recr&#xe9;er
le possible et le probable ; d&apos;esquisser une histoire virtuelle du
paysage, de l&apos;entourage et des ambiances ; d&apos;&#xe9;baucher la reconstitution
d&apos;&#xe9;motions hypoth&#xe9;tiques&#xbb;.&lt;/em&gt; Cette histoire sociale se place &#xe0; &#xe9;gale
distance de la micro-histoire, dans laquelle l&apos;&#xe9;v&#xe9;nement est soit
absent soit v&#xe9;cu de l&apos;ext&#xe9;rieur par des acteurs anonymes, et de
l&apos;histoire &#xe9;v&#xe9;nementielle qui ne (re)conna&#xee;t que les faits et gestes
inscrits dans l&apos;agenda officiel des Etats. A proprement parler, c&apos;est
un temps paradoxal que reconstitue ici Laurent Vidal, le temps des
migrants, toujours sous l&apos;emprise d&apos;un pouvoir (politique, &#xe9;conomique,
religieux...) mais qui lui &#xe9;chappe en s&apos;immobilisant dans l&apos;attente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;art-oeuv&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 08 Sep 2005 13:01:15 GMT</pubDate></item><item><title>Medina de Tetouan</title><dc:creator>Actua</dc:creator><link>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/07/786901.html</link><category>Tetouan</category><comments>http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/07/786901.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://terremaroc.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/786901/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://terremaroc.canalblog.com/archives/2005/09/07/786901.html</guid><description>&lt;table width=&quot;540&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;td class=&quot;textejust&quot;&gt;&lt;p&gt;La m&#xe9;dina de T&#xe9;touan est
consid&#xe9;r&#xe9;e comme la seule cit&#xe9; au Maroc qui garde jusqu&apos;&#xe0; nos jours le
cachet authentique andalou, ce qui lui conf&#xe8;re une place de choix dans
le patrimoine culturel de l&apos;humanit&#xe9;&lt;br /&gt;Mentionn&#xe9;e &#xe0; plusieurs reprises
par les auteurs arabes entre le X&#xe8;me et XII&#xe8;me si&#xe8;cle, le site de
T&#xe9;touan ne semble avoir acquis sa r&#xe9;elle importance qu&apos;apr&#xe8;s la prise
de Sebta et autres centres de la c&#xf4;te m&#xe9;diterran&#xe9;enne par les forces
espagnoles et portugaises vers la fin de la p&#xe9;riode m&#xe9;di&#xe9;vale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
La fondation de la ville de T&#xe9;touan, qui remonte au d&#xe9;but du XIV&#xe8;me,
fut pr&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;e par la construction d&apos;une kasbah garnison que le Sultan
Abou Youssef Yaacoub Al Marini avait &#xe9;rig&#xe9;e en 1286 pour soutenir le
blocus de Sebta. Un si&#xe8;cle apr&#xe8;s sa fondation, la ville fut saccag&#xe9;e et
enti&#xe8;rement d&#xe9;truite par les forces espagnoles au d&#xe9;but du XV&#xe8;me
si&#xe8;cle. A la fin du m&#xea;me si&#xe8;cle elle fut construite par un groupe de
r&#xe9;fugi&#xe9;s andalous sous la souverainet&#xe9; du Sultan Mohamed Cheikh Al
Wattassi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La M&#xe9;dina de T&#xe9;touan a connu trois importantes phases
dans son d&#xe9;veloppement urbain, &#xe0; savoir la construction d&apos;une petite
agglom&#xe9;ration form&#xe9;e de l&apos;actuelle Harat (quartier) al Balad et d&apos;une
kasbah fortifi&#xe9;e. Les travaux de construction furent ex&#xe9;cut&#xe9;s sous les
ordres d&apos;Abou Al Hassan Ali Al Mandri, chef guerrier des Banou Al Ahmar
de Grenade. Avec l&apos;arriv&#xe9;e des “Morisques” on assista &#xe0; une deuxi&#xe8;me
extension de la M&#xe9;dina vers le Nord-ouest et qui r&#xe9;pond &#xe0; la
construction de Rabat Al Aala qui s&apos;est d&#xe9;velopp&#xe9; progressivement
jusqu&apos;au XVII&#xe8;me si&#xe8;cle. Cette date correspond &#xe0; la construction des
murailles et de la majorit&#xe9; des ouvrages fortifi&#xe9;s de la M&#xe9;dina qui
conserve toujours sa configuration g&#xe9;n&#xe9;rale tr&#xe8;s accueillante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Constituant
un vrai patrimoine culturel, la ville historique de T&#xe9;touan se
d&#xe9;veloppe sur des pentes abruptes de Jabal Dersa laissant une forme de
deux quadrilat&#xe8;res &#xe0; peu pr&#xe8;s d&apos;&#xe9;gale superficie accol&#xe9;s l&apos;un &#xe0; l&apos;autre
et dessinant dans leur ensemble une figure &#xe0; huit c&#xf4;t&#xe9;s. La M&#xe9;dina de
T&#xe9;touan se forme dans une muraille historique dont la longueur est
estim&#xe9;e &#xe0; 5000 m&#xe8;tres avec une &#xe9;paisseur de 1,20m &#xe0; la base et environ
60 cm en haut du parapet. La hauteur depuis sa base jusqu&apos;au sommet des
merlons varie entre 7 et 5 m&#xe8;tres selon les endroits. Plusieurs
contreforts de sout&#xe8;nements et des ouvrages fortifi&#xe9;s flanquent
l&apos;enceinte de l&apos;ext&#xe9;rieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si T&#xe9;touan est compt&#xe9;e entre les
M&#xe9;dinas les mieux conserv&#xe9;es &#xe0; l&apos;&#xe9;chelle nationale, elle souffre
n&#xe9;anmoins de certains probl&#xe8;mes qui affectent son cadre b&#xe2;ti en g&#xe9;n&#xe9;ral
et ses monuments historiques en particulier. Les mutations
socio-&#xe9;conomiques et culturelles de la ville au d&#xe9;but de ce si&#xe8;cle ont
entra&#xee;n&#xe9; une d&#xe9;gradation du cadre b&#xe2;ti et du patrimoine architectural.
Parmi ces mutations qui ont des r&#xe9;percussions n&#xe9;gatives sur la M&#xe9;dina,
on peut citer la substitution d&apos;une population immigrante d&apos;origine
rurale &#xe0; une population d&apos;origine citadine, la r&#xe9;gression de certaines
traditions indig&#xe8;nes de l&apos;entretien du cadre b&#xe2;ti, l&apos;embrassement dont
souffrent certaines habitations traditionnelles, faibles revenus des
habitants de la M&#xe9;dina, la subdivision des grandes demeures et
sur&#xe9;l&#xe9;vations clandestines, la prolif&#xe9;ration d&apos;un commerce ambulant
ill&#xe9;gal qui pollue l&apos;environnement urbain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compar&#xe9;e &#xe0; d&apos;autres
villes historiques du Maroc comme Sal&#xe9;, Tanger, Ksar Kebir, Larache ou
Chefchaouen, la M&#xe9;dina de T&#xe9;touan para&#xee;t actuellement la mieux
conserv&#xe9;e. Contrairement aux villes cit&#xe9;es ci haut, T&#xe9;touan garde
encore son enceinte d&apos;origine, sa voirie historique et ses activit&#xe9;s
artisanales et commerciales de Jadis. T&#xe9;touan se vante de garder dans
son enceinte les monuments et b&#xe2;timents publics tels que les mosqu&#xe9;es,
Zaouiat, places, fontaines, hammams, fours, madrasat Loukach et les
sites historiques de grande importance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L&apos;inscription de la
M&#xe9;dina de T&#xe9;touan sur la liste du patrimoine culturel mondial &#xe9;tait
toujours un souci et une volont&#xe9; &#xe0; la fois des &#xe9;lus, des autorit&#xe9;s
locales, des principales associations et des administrations
responsables de la gestion et de la conservation du site. Les raisons
qui justifient cette p&#xe9;tition sont aussi nombreuses que vari&#xe9;es. Tout
d&apos;abord la M&#xe9;dina de T&#xe9;touan constitue un patrimoine culturel et
architectural d&apos;une grande valeur universelle qui peut &#xea;tre d&#xe9;cel&#xe9;e &#xe0;
partir de plusieurs &#xe9;l&#xe9;ments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le site de T&#xe9;touan est d&#xe9;j&#xe0; membre
du programme des 100 sites historiques m&#xe9;diterran&#xe9;ens d&apos;int&#xe9;r&#xea;t commun.
La valeur universelle a &#xe9;t&#xe9; reconnue &#xe0; la M&#xe9;dina de T&#xe9;touan suivant le
crit&#xe8;re 1 de la convention de Marseille. &lt;br /&gt;La ville historique de
T&#xe9;touan fut fond&#xe9;e &#xe0; une &#xe9;poque tr&#xe8;s particuli&#xe8;re de l&apos;histoire du
Maroc o&#xf9; toutes les villes du littoral m&#xe9;diterran&#xe9;en &#xe9;taient occup&#xe9;es
les unes par les Portugais, les autres par les Espagnols… elle a jou&#xe9;
par l&#xe0; le r&#xf4;le d&apos;une cit&#xe9; refuge et d&apos;un poste d&apos;avant-garde de Dar As
Salam.&lt;br /&gt;Par sa position strat&#xe9;gique, la ville historique de T&#xe9;touan
devait jouer un r&#xf4;le important comme point de jonction et de transition
entre deux civilisations et deux continents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edifi&#xe9;e par des
hommes h&#xe9;ritiers de la grande civilisation andalouse, la M&#xe9;dina de
T&#xe9;touan pr&#xe9;sente des particularit&#xe9;s urbanistiques et architecturales
qui ont exerc&#xe9; une influence sur le d&#xe9;veloppement architectural et
artistique ult&#xe9;rieur surtout &#xe0; l&apos;&#xe9;poque du protectorat espagnol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La
ville de T&#xe9;touan est fort renomm&#xe9;e par son &#xe9;cole des arts et m&#xe9;tiers
(Dar As Sanaa), son institut national des Beaux Arts, ses mus&#xe9;es
arch&#xe9;ologique et ethnographique qui t&#xe9;moignent d&apos;une tradition
ancestrale et d&apos;un savoir-faire artistique tr&#xe8;s avanc&#xe9;.&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;15&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td height=&quot;10&quot;&gt;&lt;/td&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/tr&gt;	&amp;nbsp;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;tr&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;td valign=&quot;top&quot; align=&quot;right&quot; class=&quot;auteur&quot;&gt;&lt;em&gt; Abdelaziz M&apos;Rabet | LE MATIN &lt;/em&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;</description><pubDate>Wed, 07 Sep 2005 17:50:33 GMT</pubDate></item></channel></rss>