03 octobre 2005
Appel d'Azemmour pour déclarer la ville patrimoine universel
Les participants à une journée d'étude sur "la requalification urbaine d'Azemmour" ont appelé à redoubler d'efforts et à prendre toutes les mesures nécessaires pour classer cette ville en tant que patrimoine universel.
Les recommandations de cette journée d'étude, qui a vu la participation de plusieurs chercheurs marocains et étrangers spécialisés dans le domaine du développement durable et la requalification urbaine, ont souligné la nécessité de prendre des mesures d'urgence pour sauver les monuments en ruine et les exploiter dans des activités économiques, sociales et culturelles.
Les participants à cette rencontre, organisée jeudi à l'initiative de l'associations "Amis d'Azemmour", ont aussi insisté sur l'engagement du ministère des Habous et des Affaires islamiques à oeuvrer pour la restructuration des domaines existant dans la ville.
Par ailleurs, les recommandations dont lecture a été donnée lors de la cérémonie de clôture par M. Nabil Benabdallah, président de l'association "Amis d'Azemmour", ont appelé au lancement du plan d'aménagement et de protection de la ville tout en procédant à la révision de certains de ses aspects.
La requalification urbaine ne doit pas être effectuée selon une vision purement technique, mais doit prendre en considération les aspects humains et le cadre de vie des habitants, soulignent les recommandations.
Les participants ont aussi appelé à accorder un intérêt particulier au tissu urbain de la ville, et ce en coordination avec le ministère de tutelle, les autorités locales et les élus et insisté sur la redynamisation des activités liées à l'artisanat.
A l'ouverture de cette journée d'étude, M. Nabil Benabdallah avait indiqué que cette initiative vise à édifier un espace de rencontre et de dialogue pour la prospection des perspectives de développement durable et intégré de cette ville ancestrale, en parfaite harmonie avec les objectifs de l'association tendant, d'une part, à promouvoir une renaissance globale d'Azemmour, et d'autre part, à s'inspirer des expériences de développement local initiées par d'autres associations, telle l'association "Essaouira Mogador ".
Map
08 septembre 2005
Avec ville sur la mer
Une étude sur la cité de Mazagão, qui, sous l'ordre de la Couronne portugaise, traversa l'Atlantique.
Par Jean-Baptiste MARONGIU - Liberation
laurent vidal
Mazagão, la ville qui traversa l'Atlantique.
Du Maroc à l'Amazonie (1769-1783)
ue
de peuples, tribus, populations, individus, ont été déplacés, émigrés
de gré ou de force (enfin, plutôt sous la contrainte) au cours de
l'histoire et on n'en voit pas la fin ! Cependant les historiens ne
s'intéressent que peu à un phénomène si courant, pour ne pas dire uni-
versel. Faute de traces parfois, ou d'archives, ce qui peut rebuter les
chercheurs les mieux intentionnés, mais aussi à cause de cette alchimie
étrange de la discipline qui veut que les objets marquant les temps
historiques ne remontent qu'à leur heure. En ce sens, l'historien
Laurent Vidal est fort tempestif, et son Mazagão, la ville qui traversa l'Atlantique. Du Maroc à l'Amazonie (1769-1783)
de la plus grande actualité, qui relate un épisode oublié de la suite
incessante des migrations forcées. Le récit est exemplaire en effet du
déplacement au Brésil, orchestré au XVIIIe siècle par la Couronne
portugaise, de l'un de ses présides marocains à bout de souffle.
L'ouvrage délimite en effet le champ inédit d'une prometteuse histoire
sociale de l'émigration et de l'attente cette temporalité immobile,
et pour ainsi dire implosive, qui vient rythmer des vies plombées par
la soudaine ouverture d'autres possibles.
L'année 1502, des bateaux portugais reconnaissent la baie où surgira Mazagão, sur la côte atlantique du Maroc. En quelques décennies, une formidable cité fortifiée y est bâtie, placée au coeur du dispositif de défense des autres citadelles, forts, présides, comptoirs lusitaniens qui, de Tanger à Agadir, parsemèrent alors les rivages de l'océan. L'occupation n'a rien de pacifique, et Mazagão acquiert une grande renommée dans le monde chrétien, en repoussant l'assaut d'une armée de cent mille hommes composée d'Arabes et de Berbères. Ce n'est que partie remise. Entre une escarmouche l'autre, un modus vivendi est trouvé, ni de guerre ni de paix, selon les intérêts bien compris des deux parties. Le moindre commerce n'étant pas le paiement des rançons pour la libération des prisonniers réciproques. Mais la situation devient intenable. Face au siège d'une armée encore plus puissante que la précédente, la Couronne portugaise décide le déplacement pur et simple de la population de la ville. Le 11 mars 1669, non sans avoir détruit tout ce qui pouvait l'être, 2 092 personnes sont embarquées pour Lisbonne. L'administration royale est très efficace et sans état d'âme : on jette à la mer les armes en fer, on ne garde que canons et arquebuses en bronze, puis on fait monter les femmes et les enfants, qui ne sont pas de grande aide pour la défense, enfin c'est le tour des hommes valides, soldats expérimentés promis à d'autres batailles. Sur les murailles, pour protéger les partants, on laisse vieux, malades, estropiés, blessés.
De par son passé de bastion en terres infidèles, la population de Mazagão se vit comme une communauté à forte identité collective, dirait-on aujourd'hui. Cependant, les clivages sont nombreux qui partagent soldats et chevaliers plus ou moins nobles, artisans préposés à l'intendance, femmes et enfants des uns et des autres, moines et religieux chargés du salut des âmes et de la droiture des corps... La monarchie entend tous les transformer en colons de cette nouvelle frontière qu'est devenue pour le Portugal l'embouchure du fleuve amazonien, de l'autre côté de l'Atlantique. L'attente à Lisbonne ne dure que trois mois, mais Mazagão se délite, et nombreux sont ceux qui vivent comme un piège la terre promise. Les fuites se multiplient. Le départ pour Belèm au Brésil où commence l'attente bien plus longue et incertaine que s'achève la construction de la nouvelle Mazagão n'arrange pas vraiment les choses, puisque aux égards initiaux succèdent une sévérité voire une méchanceté croissantes de l'administration, qui débouchera plus tard sur un désintérêt définitif. Aussi, le désert vert peut-il se montrer à l'usage bien plus inhospitalier que le désert de sable. Vidal étudie ces trois Mazagão qui se superposent et qui se minent réciproquement : la ville du souvenir, la ville vécue, et la ville qui se prépare. Entre la cité-projet du pouvoir et la cité-transit des migrants, la rencontre est d'abord problématique puis impossible.
Confronté à l'état plus que lacunaire des sources sur le vécu des déplacés de Mazagão et face à l'abondance des archives officielles, Laurent Vidal n'oublie pas la leçon d'Alain Corbin, valorisant le moindre indice pour tenter de «recréer le possible et le probable ; d'esquisser une histoire virtuelle du paysage, de l'entourage et des ambiances ; d'ébaucher la reconstitution d'émotions hypothétiques». Cette histoire sociale se place à égale distance de la micro-histoire, dans laquelle l'événement est soit absent soit vécu de l'extérieur par des acteurs anonymes, et de l'histoire événementielle qui ne (re)connaît que les faits et gestes inscrits dans l'agenda officiel des Etats. A proprement parler, c'est un temps paradoxal que reconstitue ici Laurent Vidal, le temps des migrants, toujours sous l'emprise d'un pouvoir (politique, économique, religieux...) mais qui lui échappe en s'immobilisant dans l'attente.
03 septembre 2005
Mazagan : l’église et l’épicerie
La Cité portugaise à El-Jadida vient d’être classée patrimoine
mondial par l’Unesco. Sur le terrain, la réalité n’est pas si
reluisante. Une petite épicerie s’est installée au sein de l’église
espagnole, entachant ainsi l’harmonie de ce site historique.
La Cité portugaise à El-Jadida vient de prendre du galon. Une
reconnaissance qui devrait la
rendre plus attractive sur le plan
touristique. Mais les choses ne sont pas si éblouissantes sur le
terrain. En fait, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la
science et la culture (Unesco ) a ajouté récemment son nom sur sa
célèbre liste de patrimoine mondial.
Ce site historique vient de
prendre en fait un sérieux coup, depuis qu’une petite épicerie a élu
domicile au sein de l’église espagnole de la Cité portugaise. Une
grande et vieille bâtisse, portant toujours la croix chrétienne, est
ainsi tombée de son piédestal. Le décor est choquant et semble
intriguer les visiteurs aussi bien nationaux qu’étrangers.
C’est
ainsi qu’un petit commerce a été érigé dans ce lieu de culte : les
portes de l’église faisant office de rideau pour cette épicerie. «La
présence de ce petit commerce au sein de l’église espagnole porte
certes préjudice à la Cité portugaise», affirme Ibrahim El-Kalii,
président de l’association de la
Cité portugaise. Et d’ajouter «cette
église vient d’être rachetée par un étranger qui veut la rendre une
maison d’hôte.
Il faut préciser que cette bâtisse appartient au
gouvernement espagnol et que la pratique religieuse y a cessé depuis
très longtemps ». S’agissant du rôle de cette association dans la
préservation de l’ancienne Mazagan, il est plutôt limité. « On n’y peut
rien en tant qu’association, nos interventions sont axées sur le volet
sensibilisation. Par ailleurs, l’Unesco nous a mis sur sa liste de ses
partenaires agissant pour la sensibilisation de la population de
l’intérêt de la sauvegarde de la Cité portugaise », précise Ibrahim
El-Kalii. « Cela fait moche dans un lieu pareil ! Cette église est en
fait un cas exceptionnel dans la Cité portugaise. C’est un monument
historique apprenant au gouvernement espagnol qu’il n’est pas classé
patrimoine national marocain », déclare une source bien informée du
Centre du patrimoine maroco-lusitanien. Pour sa part, Abdellatif
Toumi,
le président de la commune, nie catégoriquement l’existence d’un petit
commerce dans cette église. « Je connais très bien la Cité portugaise
et je précise qu’il ne s’agit en fait que d’un marchand ambulant près
de l’église. Et c’est le gardien qui vend des biscuits, mais pas à
l’intérieur ! », rétorque-t-il. Les avis divergent mais sont unanimes
quant à l’identité de la personne derrière cette épicerie. «Il s’agit
du gardien, fils de l’ancien gardien de cette église, qui n’a plus de
revenus», entend-on dans les parages de Mazagan. L’harmonie de ce site
est par conséquent affectée par cette épicerie greffée dans une vieille
église.
Par : Atika Haimoud - ALM
La Kasbah de Boulaouane
26 août 2005
El-Jadida, la belle endormie
Lieu de mouillage pendant
l'Antiquité, l'ancienne Mazagan enchanta Orson Welles, qui filma, dans
« Othello », sa citerne à ciel ouvert construite en 1541.
Gilles Pudlowski - Le Point
Sa
vogue n'est pas encore revenue. Elle attend sans doute que la mode s'y
mette, qu'une thalasso s'ouvre au Royal Golf (c'est prévu pour l'an
prochain), que Sol Kerzner, l'homme de Sun, en Afrique du Sud, s'y
installe avec un hôtel-casino. Et la prédiction du maréchal Lyautey, en
1913, qui y souhaitait l'émergence d'un « Deauville marocain », sera,
peut-être, réalisée. On vient là admirer les puissants bastions de l'Ange,
Saint-Sébastien, Saint-A La cité portugaise a toujours le charme d'avant : ruelles
tortueuses, demeures à pilastres, balcons ouvragés, portails
écussonnés, minaret qui est l'ex-tour de guet, Chapelle Saint-Sébastien
devenue synagogue, où le peintre Najeb Zoubir a établi son atelier. Ce
dernier, natif d'ici, qui étudia à Paris, revenu chez lui, investissant
ce lieu magique, laissé à l'abandon, tente, sur ses toiles sobres mais
colorées, d'emprisonner la lumière du On reste longtemps sous le charme. Orson Welles vint y tourner
quelques scènes de son « Othello », Alex Joffé y trouva un cadre pour
son « Harem ». Le rêve de Lyautey On lorgne encore les bâtiments coloniaux, comme le théâtre municipal
de 1926, évoquant le rêve de Lyautey, son glorieux hippodrome, le haras
voisin, de la même époque. Le modeste « Deauville » est prisé des
amateurs de surf et de planche à voile sur la plage voisine de Sidi
Bouzid. Mais c'est avec son golf, l'un des plus fameux du pays, que
l'ancienne Mazagan retrouve sa gloire d'antan. 
Pour
l'heure, Mazagan vivote. Elle est devenue El-Jadida (« la neuve »),
même si elle fut un lieu de mouillage sous l'Antiquité. Ce village de
pêcheurs, dont les Portugais firent un bastion en 1514, après la prise
de la voisine Azemmour, puis une forteresse en 1541, après la perte
d'Agadir, a conservé les ruines de ses remparts, les venelles de sa
ville ancienne et cette citerne qui vaut le voyage des amoureux du
Maroc secret.
ntoine et du Saint-Esprit, bâtis sur des
remparts de plus de 1 kilomètre, avec leurs murs épais de 3 mètres qui
ont vue sur les bateaux et la mer. Détruits par les Portugais eux-mêmes
en 1769, dépités de devoir abandonner la ville aux Marocains, après un
accord entre le marquis de Pombal et le sultan Mohammed ben
Abdallah,
ils ont été reconstruits. Seul celui du Gouverneur, qui gardait jadis
l'entrée de la ville, a disparu.
ciel.
Mais le chef-d'oeuvre d'El-Jadida est sa citerne souterraine, toute
voisine. Découverte presque par hasard, en 1917, par un épicier juif,
Joseph Benatar, construite en 1541 comme grenier, transformée en
réservoir, elle a conservé une partie à ciel ouvert qui lui permet de
recueillir l'eau de pluie. La réverbération de vingt-cinq piliers de
voûtes gothiques en pierre de taille sur cinq rangées dans l'eau
stagnante lui donne son côté magique, sombre et lumineux à la fois.
Mais on peut sortir de la cité portugaise sans avoir épuisé les
char-mes de l'ancienne Mazagan. Le souk, avec ses bijoutiers
travaillant l'or et l'argent ou ses dames pratiquant le fin tissage de
la laine jusqu'à la faire devenir transparente, donnant la djellaba
Saissia, plonge le visiteu
r dans une vraie ville du Maroc.
Réalisé, entre mer et forêt, à 7 kilomètres de la ville, sur la
route côtière vers Casablanca, il offre, sur 120 hectares, non
seulement un parcours très technique de 18 trous, mais aussi un
bel
ensemble reconstituant une sorte de village idéal, avec 34 villas et
son bâtiment central. C'est, géré par Accor, sous pavillon Sofitel, une
des grandes étapes hôtelières du Maroc, mais aussi une des plus
secrètes, avec ses suites à terrasses sur la mer, ses pelouses
soignées, sa vaste piscine en forme de vague, ses restaurants, dont le
marocain Al-Jawhara, avec stucs et zelliges, son piano-bar dans les
tons rouges. Bref, un lieu idéal pour imaginer les destinées
touristiques du Mazagan de demain
23 août 2005
Oualidia entre Hanon et El Ghazi
El Jadida, cette cité portugaise honorée
Connue jadis sous les noms de El Brija, El Mahdoumih et puis Mazagan,
la ville d'El Jadida est située au centre du Maroc, sur les rives de
l'océan Atlantique . Le nom d'El Jadida (la neuve) lui fut attribué par
le Sultan Moulay Mohammed Ben Abdellah.
Elle fut construite par
les Portugais entre 1510 et 1520, elle eut la forme d'un château fort,
carré flanqué, de quatre tours appelé “Castro Real”. Cependant la
construction de l'enc
einte fortifiée dura 30 ans et ce n'est qu'en 1541
qu'elle fut terminée. Une enceinte quadragulaire entourait la ville qui
se formait autour de la citadelle.
Le centre de la citadelle
était constitué au rez-de-chaussée par une importante salle d'armes,
qui fut affectée en
1941 à usage de citerne, afin d'échapper à la
pénurie d'eau en cas de siège prolongé. Cette citerne est la plus belle
curiosité d'El Jadida.
Autour de l'enceinte, les portugais ont creusé un fossé profond et à haute mer, le fossé est rempli d'eau. Un pont-levis, relia la cité à la terre ferme.
En 1562, le Sultan
Moulay Mohamed Ben Abdellah concentra à Marrakech une grande armée et
vint battre les remparts de Mazagan. L'embarquement définitif des
Portugais n'a e
u lieu que le 11 mars 1763 suite à la grande attaque
conduite par Moulay Mohamed Ben Abdellah après 267 ans de colonisation
portugaise.
La ville portugaise de Mazagan (El Jadida) a été
classée le 30 juin 2004, patrimoine universel par l'UNESCO. Ce site
vient de s'ajouter aux 6 autres inscrits par le Royaume du Maroc sur la
liste du patrimoine mondial.
En effet, ce site a souvent sollicité pour être classé, il a fallu attendre le moment propice pour accomplir ce vœu.
La protection du site et son classement, par le dahir du 21 septembre 1918 et 3 novembre 1919, œuvre de l'homme d'une valeur universelle.
Lieu
de brassage de plusieurs religions . Les fortifications et leurs
défenses et leurs systèmes permanents de défense : tours et remparts
constituent un exemple précoce d'architecture militaire
de la
Renaissance. Les édifices portugais encore visibles sont la citerne
portugaise et l'église de l'assomption, construits dans le style
Mauelin (ghotique tardif). A partir du XIXe siècle , connue sous le nom
d'El Jadida , la ville s'est transformée en un centre commercial
multiculturel.
La ville aya
nt contribué au développement de l'architecture et de l'urbanisme dès l'époque de la renaissance.
En
plus de la richesse historique, de son important rôle socio-économique,
le tourisme lui donne une autre dimension. La ville portugaise de
Mazagan (El Jadida) a ses trésors culturels inépuisables lesquels
témoignent jusqu'à nos jours de l'histoire de développement et de
l'épanouissement de cette cité de son passé glorieux qui fut sa fierté
et son authenticité.
Sa fonction culturelle est la plus importante et la plus significative dans le développement de la ville d'El Jadida, la fonction culturelle a été instaurée depuis des années, et héritée par la ville à laquelle elle a donné un rayonnement sans frontières au Maroc et à l'étranger.
La Cité portuga
ise de Mazagan (El Jadida) conserve dans les mémoires de l'histoire tant et tant de souvenirs inestimables.
Dans
ses monuments qui ont porté dans leurs renommées très loin à savoir :
les remparts , sa fameuse citerne, chef d'œuvre du style architectural
Manuelin, devenue pôle d'attraction des touristes des quatre coins du
monde et du cinéma international qui viennent tourner des fil
ms dans ce
beau cadre de l'architecture et de l'art de la Renaissance.
La
Cité portugaise de Mazagan revêt une importance historique et
architecturale considérable, elle représente, en effet, la plus grande
fortification portugaise au Maroc.
Son histoire est marquée par plusieurs phases essentielles :
- Phase portugaise : elle s'étend de 1541 à 1769, c'est la phase de construction et de structuration de cette cité.
-
Phase judéo-islamique : elle commence de 1820 jusqu'au début du 20e
siècle où la cité fut transformée en mellah, une grande communauté
juive marocaine y fut alors installée.
- Phase pré-coloniale et
coloniale : marquée par l'ouverture du mellah à une nouvelle population
qui vient cohabiter avec la communauté juive. Il s'agit essentiellement
d'une communauté européenne et musulm
ane.
Cette vaste salle souterraine et voutée faisait partie du château fort construit en 1514. Elle servit probablement de salle d'armes avant d'être utilisée comme réserve d'eau.
Sur un plan carré de 34 m de côté, elle comporte
6 nefs - dont les voûtes d'arêtes reposent sur 25 colonnes et piliers.
La travée centrale est percée d'un large oculus par où se déverse la
lumière du jour qui produit, par réflexion sur l'eau de la citerne, un
surprenant effet de miroir imprégnant le lieu d'une étrange atmosphère
qui séduirait Orson Welles au point qu'il tourna certaines séquences de
son film Othelo, ainsi que le film de Copola “L'étalon noir,
Harem»,
etc.
Oualidia : témoignage d'un passé lointain et d'un bel avenir.
Résidence
Royale au bord de l'imposante lagune palais d'été de feu Sa Majesté
Mohammed V où le défunt souverain aimait séjourner. C'est la paisible
et attirante Oualidia.
Plage des marrakchis , safiots et
casablancais et bien sûr des doukkalis amateurs de ski-nautique,
d'huitres, de fruits de mer, de soleil, de fraicheur.
Oualidia c'est un potentiel touristique en réserve pour l'avenir. Son histoire est très riche .
Les peuples marins de l'antiquité y ont laissé les traces.
El Mostafa Lekhiar | LE MATIN
14 août 2005
Sur la Route d'Azemmour
Azemmour est une charmante petite cité atlantique, édifiée au VIIIe
siècle, à l'embouchure de l'Oum Errbia. Comme bon nombre de villes
marocaines qui longent la côte nord atlantique, sa genèse, encore
inscrite en ses murs et qui remonte à l'époque carthaginoise, comprend
toutes les strates de la grande Histoire du Maroc, depuis la conquête
arabe jusqu'au protectorat français, en passant par la présence juive
et portugaise. Ses vestiges architecturaux, son potentiel touristique
constituent normalement une niche suffisante pour assurer son
développement, le bien-être de ses habitants, pour en faire une
destination de choix en matière de tourisme culturel et balnéaire.
Qu'en est-il en réalité?
Une ville oubliée de tous, quisiment inconnue
au-delà des frontières, rarement visitée par les étrangers,n et que les
Marocains eux-mêmes ne gratifient que de leur plus belle indifférence.
Une ville qui apprement, ne mérite que ce coup d'oeil furtif jeté en
chemin, lorsque l'on emprunte la national
e qui mène vers El Jadida puis
Essaouira. Une route qui débute en plein Casablanca, et que nous
continuons aujourd'hui d'appeler, comme dans le temps, "la route
d'Azemmour".
Azemmour n'est en fait que la parfaite illustration de
cette fâcheuse tendance que nous avons, au Maroc, de tourner le dos à
notre histoire et de négliger notre patrimoine, à force de le
méconnaître, de donner la preuve de notre incapacité à exploiter
l'immense trésor que constitue tout ce que nous possédons comme legs
historiques et patrimoniaux.
A l'instar d'Essaouira, Azemmour
trouvera-t-elle des natifs amoureux qui prendront enfin soin d'elle
comme d'une mère, des promoteurs qui miseront sur son charme? C'est ce
que nous lui souhaitons!
Par Abdellatif Khizrane- Medina






























