Terre Maroc

Voyage au Maroc

03 octobre 2005

Appel d'Azemmour pour déclarer la ville patrimoine universel

Les participants à une journée d'étude sur "la requalification urbaine d'Azemmour" ont appelé à redoubler d'efforts et à prendre toutes les mesures nécessaires pour classer cette ville en tant que patrimoine universel.                                        

 

                                                

Les recommandations de cette journée d'étude, qui a vu la participation de plusieurs chercheurs marocains et étrangers spécialisés dans le domaine du développement durable et la requalification urbaine, ont souligné la nécessité de prendre des mesures d'urgence pour sauver les monuments en ruine et les exploiter dans des activités économiques, sociales et culturelles.

Les participants à cette rencontre, organisée jeudi à l'initiative de l'associations "Amis d'Azemmour", ont aussi insisté sur l'engagement du ministère des Habous et des Affaires islamiques à oeuvrer pour la restructuration des domaines existant dans la ville.

Par ailleurs, les recommandations dont lecture a été donnée lors de la cérémonie de clôture par M. Nabil Benabdallah, président de l'association "Amis d'Azemmour", ont appelé au lancement du plan d'aménagement et de protection de la ville tout en procédant à la révision de certains de ses aspects.

La requalification urbaine ne doit pas être effectuée selon une vision purement technique, mais doit prendre en considération les aspects humains et le cadre de vie des habitants, soulignent les recommandations.

Les participants ont aussi appelé à accorder un intérêt particulier au tissu urbain de la ville, et ce en coordination avec le ministère de tutelle, les autorités locales et les élus et insisté sur la redynamisation des activités liées à l'artisanat.

A l'ouverture de cette journée d'étude, M. Nabil Benabdallah avait indiqué que cette initiative vise à édifier un espace de rencontre et de dialogue pour la prospection des perspectives de développement durable et intégré de cette ville ancestrale, en parfaite harmonie avec les objectifs de l'association tendant, d'une part, à promouvoir une renaissance globale d'Azemmour, et d'autre part, à s'inspirer des expériences de développement local initiées par d'autres associations, telle l'association "Essaouira Mogador ".

Map

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08 septembre 2005

Avec ville sur la mer

Une étude sur la cité de Mazagão, qui, sous l'ordre de la Couronne portugaise, traversa l'Atlantique.

Par Jean-Baptiste MARONGIU - Liberation

laurent vidal
Mazagão, la ville qui traversa l'Atlantique.
Du Maroc à l'Amazonie (1769-1783)

que de peuples, tribus, populations, individus, ont été déplacés, émigrés de gré ou de force (enfin, plutôt sous la contrainte) au cours de l'histoire ­ et on n'en voit pas la fin ! Cependant les historiens ne s'intéressent que peu à un phénomène si courant, pour ne pas dire uni- versel. Faute de traces parfois, ou d'archives, ce qui peut rebuter les chercheurs les mieux intentionnés, mais aussi à cause de cette alchimie étrange de la discipline qui veut que les objets marquant les temps historiques ne remontent qu'à leur heure. En ce sens, l'historien Laurent Vidal est fort tempestif, et son Mazagão, la ville qui traversa l'Atlantique. Du Maroc à l'Amazonie (1769-1783) de la plus grande actualité, qui relate un épisode oublié de la suite incessante des migrations forcées. Le récit est exemplaire en effet du déplacement au Brésil, orchestré au XVIIIe siècle par la Couronne portugaise, de l'un de ses présides marocains à bout de souffle. L'ouvrage délimite en effet le champ inédit d'une prometteuse histoire sociale de l'émigration et de l'attente ­ cette temporalité immobile, et pour ainsi dire implosive, qui vient rythmer des vies plombées par la soudaine ouverture d'autres possibles.

L'année 1502, des bateaux portugais reconnaissent la baie où surgira Mazagão, sur la côte atlantique du Maroc. En quelques décennies, une formidable cité fortifiée y est bâtie, placée au coeur du dispositif de défense des autres citadelles, forts, présides, comptoirs lusitaniens qui, de Tanger à Agadir, parsemèrent alors les rivages de l'océan. L'occupation n'a rien de pacifique, et Mazagão acquiert une grande renommée dans le monde chrétien, en repoussant l'assaut d'une armée de cent mille hommes composée d'Arabes et de Berbères. Ce n'est que partie remise. Entre une escarmouche l'autre, un modus vivendi est trouvé, ni de guerre ni de paix, selon les intérêts bien compris des deux parties. Le moindre commerce n'étant pas le paiement des rançons pour la libération des prisonniers réciproques. Mais la situation devient intenable. Face au siège d'une armée encore plus puissante que la précédente, la Couronne portugaise décide le déplacement pur et simple de la population de la ville. Le 11 mars 1669, non sans avoir détruit tout ce qui pouvait l'être, 2 092 personnes sont embarquées pour Lisbonne. L'administration royale est très efficace et sans état d'âme : on jette à la mer les armes en fer, on ne garde que canons et arquebuses en bronze, puis on fait monter les femmes et les enfants, qui ne sont pas de grande aide pour la défense, enfin c'est le tour des hommes valides, soldats expérimentés promis à d'autres batailles. Sur les murailles, pour protéger les partants, on laisse vieux, malades, estropiés, blessés.

De par son passé de bastion en terres infidèles, la population de Mazagão se vit comme une communauté à forte identité collective, dirait-on aujourd'hui. Cependant, les clivages sont nombreux qui partagent soldats et chevaliers plus ou moins nobles, artisans préposés à l'intendance, femmes et enfants des uns et des autres, moines et religieux chargés du salut des âmes et de la droiture des corps... La monarchie entend tous les transformer en colons de cette nouvelle frontière qu'est devenue pour le Portugal l'embouchure du fleuve amazonien, de l'autre côté de l'Atlantique. L'attente à Lisbonne ne dure que trois mois, mais Mazagão se délite, et nombreux sont ceux qui vivent comme un piège la terre promise. Les fuites se multiplient. Le départ pour Belèm au Brésil ­ où commence l'attente bien plus longue et incertaine que s'achève la construction de la nouvelle Mazagão ­ n'arrange pas vraiment les choses, puisque aux égards initiaux succèdent une sévérité voire une méchanceté croissantes de l'administration, qui débouchera plus tard sur un désintérêt définitif. Aussi, le désert vert peut-il se montrer à l'usage bien plus inhospitalier que le désert de sable. Vidal étudie ces trois Mazagão qui se superposent et qui se minent réciproquement : la ville du souvenir, la ville vécue, et la ville qui se prépare. Entre la cité-projet du pouvoir et la cité-transit des migrants, la rencontre est d'abord problématique puis impossible.

Confronté à l'état plus que lacunaire des sources sur le vécu des déplacés de Mazagão et face à l'abondance des archives officielles, Laurent Vidal n'oublie pas la leçon d'Alain Corbin, valorisant le moindre indice pour tenter de «recréer le possible et le probable ; d'esquisser une histoire virtuelle du paysage, de l'entourage et des ambiances ; d'ébaucher la reconstitution d'émotions hypothétiques». Cette histoire sociale se place à égale distance de la micro-histoire, dans laquelle l'événement est soit absent soit vécu de l'extérieur par des acteurs anonymes, et de l'histoire événementielle qui ne (re)connaît que les faits et gestes inscrits dans l'agenda officiel des Etats. A proprement parler, c'est un temps paradoxal que reconstitue ici Laurent Vidal, le temps des migrants, toujours sous l'emprise d'un pouvoir (politique, économique, religieux...) mais qui lui échappe en s'immobilisant dans l'attente.



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03 septembre 2005

Mazagan : l’église et l’épicerie

maroc686La Cité portugaise à El-Jadida vient d’être classée patrimoine mondial par l’Unesco. Sur le terrain, la réalité n’est pas si reluisante. Une petite épicerie s’est installée au sein de l’église espagnole, entachant ainsi l’harmonie de ce site historique.

La Cité portugaise à El-Jadida vient de prendre du galon. Une reconnaissance qui devrait lamaroc687 rendre plus attractive sur le plan touristique. Mais les choses ne sont pas si éblouissantes sur le terrain. En fait, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco ) a ajouté récemment son nom sur sa célèbre liste de patrimoine mondial.
Ce site historique vient de prendre en fait un sérieux coup, depuis qu’une petite épicerie a élu domicile au sein de l’église espagnole de la Cité portugaise. Une grande et vieille bâtisse, portant toujours la croix chrétienne, est ainsi tombée de son piédestal. Le décor est choquant et semble intriguer les visiteurs aussi bien nationaux qu’étrangers.
maroc688C’est ainsi qu’un petit commerce a été érigé dans ce lieu de culte : les portes de l’église faisant office de rideau pour cette épicerie.  «La présence de ce petit commerce au sein de l’église espagnole porte certes préjudice à la Cité portugaise», affirme Ibrahim El-Kalii, président de l’association de la maroc689Cité portugaise. Et d’ajouter «cette église vient d’être rachetée par un étranger qui veut la rendre une maison d’hôte.
Il faut préciser que cette bâtisse appartient au gouvernement espagnol et que la pratique religieuse y a cessé depuis très longtemps ».  S’agissant du rôle de cette association dans la préservation de l’ancienne Mazagan, il est plutôt limité. « On n’y peut rien en tant qu’association, nos interventions sont axées sur le volet sensibilisation. Par ailleurs, l’Unesco nous a mis sur sa liste de ses partenaires agissant pour la sensibilisation de la population de l’intérêt de la sauvegarde de la Cité portugaise », précise Ibrahim El-Kalii. « Cela fait moche dans un lieu pareil ! Cette église est en fait un cas exceptionnel dans la Cité portugaise. C’est un monument historique apprenant au gouvernement espagnol qu’il n’est pas classémaroc691 patrimoine national marocain », déclare une source bien informée du Centre du patrimoine maroco-lusitanien. Pour sa part, Abdellatif maroc690Toumi, le président de la commune, nie catégoriquement l’existence d’un petit commerce dans cette église.  « Je connais très bien la Cité portugaise et je précise qu’il ne s’agit en fait que d’un marchand ambulant près de l’église. Et c’est le gardien qui vend des biscuits, mais pas à l’intérieur ! », rétorque-t-il. Les avis divergent mais sont unanimes quant à l’identité de la personne derrière cette épicerie. «Il s’agit du gardien, fils de l’ancien gardien de cette église, qui n’a plus de revenus», entend-on dans les parages de Mazagan. L’harmonie de ce site est par conséquent affectée par cette épicerie greffée dans une vieille église.   


Par : Atika Haimoud - ALM

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La Kasbah de Boulaouane

maroc661Il vous faudra de la patience pour trouver cette kasbah. Les indications sur la route sont presque inexistantes et même si elle se voit de très loin, on a du mal à trouver commenmaroc662t y accéder. Mais vos efforts seront récompensés. A l'entrée, un Chibani (comme on dit ici), c'est-à-dire un homme de grand âge vous accueille dans sa tenue traditionnelle. Il ne demande rien, mais une obole est conseillée après votre visite. Vous voilà maintenant à l'intérieur de la kasbah. Tout comme Azemmour (voir article) le site domine l'oued Oum er Rbia qui serpente en contre-plongée.

La vue est saisissante car on se trouve très haut et la vallée semble toute petite en bas. La Kasbah a été construite par Moulay Ismaïl vers 1710 pour avoir une vue dominante sur toute la région. Les remparts se dressent devant vous et en montant, vous pourrez vomaroc663us promener et en faire tout le tour. Attention cependant au vertige. En effet, il n'y a, bien sûr, aucune barrière de sécurité, le chemin est étroit et parfois, il y a le vide des deux côtés.maroc664

N'y faites pas monter les enfants car c'est plutôt dangereux. Si vous avez le cœur bien accroché, vous pourrez vous pencher et admirer la vue imprenable sur la région. C'est vert, impressionnant et d'une tranquillité presque monacale. Un vrai lieu de recueillement seulement trahit par la présence du vieil homme et parfois de quelques bergers avec leurs moutons

Il vous faudra cependant de l'imagination pour faire revivre ce lieu comme il l'était à l'origine. En effet, à part quelques tours et petites pièces, tout est dans l'état, mais ces ruines vamaroc666lent tout de même le détour car elles reflètent toute une époque. Et vous n'aurez peut-être pas l'occasion d'en voir d'autres car dans cette partiemaroc665 du Maroc, ce genre d'architecture est rare (les kasbahs sont concentrées plutôt dans le sud).

A part ce lieu chargé d'histoire, il n'y a rien à voir dans le coin. Seulement une forêt d'eucalyptus avant d'arriver à la kasbah ; profitez-en pour respirer un grand coup.

Le gris de Boulaouane que vous avez sûrement pu voir sur les cartes des vins des restaurants se produit ici mais on ne peut ni acheter, ni même goûter le vin contrairement à nos régions viticoles. C'est dommage.

maroc668 maroc669  maroc671 maroc673  maroc674

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26 août 2005

El-Jadida, la belle endormie

      

maroc675Lieu de mouillage pendant l'Antiquité, l'ancienne Mazagan enchanta Orson Welles, qui filma, dans « Othello », sa citerne à ciel ouvert construite en 1541.

      

Gilles Pudlowski - Le Point    maroc676

Sa vogue n'est pas encore revenue. Elle attend sans doute que la mode s'y mette, qu'une thalasso s'ouvre au Royal Golf (c'est prévu pour l'an prochain), que Sol Kerzner, l'homme de Sun, en Afrique du Sud, s'y installe avec un hôtel-casino. Et la prédiction du maréchal Lyautey, en 1913, qui y souhaitait l'émergence d'un « Deauville marocain », sera, peut-être, réalisée.

maroc677Pour l'heure, Mazagan vivote. Elle est devenue El-Jadida (« la neuve »), même si elle fut un lieu de mouillage sous l'Antiquité. Ce village de pêcheurs, dont les Portugais firent un bastion en 1514, après la prise de la voisine Azemmour, puis une forteresse en 1541, après la perte d'Agadir, a conservé les ruines de ses remparts, les venelles de sa ville ancienne et cette citerne qui vaut le voyage des amoureux du Maroc secret.

On vient là admirer les puissants bastions de l'Ange, Saint-Sébastien, Saint-Amaroc678ntoine et du Saint-Esprit, bâtis sur des remparts de plus de 1 kilomètre, avec leurs murs épais de 3 mètres qui ont vue sur les bateaux et la mer. Détruits par les Portugais eux-mêmes en 1769, dépités de devoir abandonner la ville aux Marocains, après un accord entre le marquis de Pombal et le sultan Mohammed benmaroc679 Abdallah, ils ont été reconstruits. Seul celui du Gouverneur, qui gardait jadis l'entrée de la ville, a disparu.

La cité portugaise a toujours le charme d'avant : ruelles tortueuses, demeures à pilastres, balcons ouvragés, portails écussonnés, minaret qui est l'ex-tour de guet, Chapelle Saint-Sébastien devenue synagogue, où le peintre Najeb Zoubir a établi son atelier. Ce dernier, natif d'ici, qui étudia à Paris, revenu chez lui, investissant ce lieu magique, laissé à l'abandon, tente, sur ses toiles sobres mais colorées, d'emprisonner la lumière du maroc680ciel.

maroc681Mais le chef-d'oeuvre d'El-Jadida est sa citerne souterraine, toute voisine. Découverte presque par hasard, en 1917, par un épicier juif, Joseph Benatar, construite en 1541 comme grenier, transformée en réservoir, elle a conservé une partie à ciel ouvert qui lui permet de recueillir l'eau de pluie. La réverbération de vingt-cinq piliers de voûtes gothiques en pierre de taille sur cinq rangées dans l'eau stagnante lui donne son côté magique, sombre et lumineux à la fois.

On reste longtemps sous le charme. Orson Welles vint y tourner quelques scènes de son « Othello », Alex Joffé y trouva un cadre pour son « Harem ».

Le rêve de Lyautey

maroc682Mais on peut sortir de la cité portugaise sans avoir épuisé les char-mes de l'ancienne Mazagan. Le souk, avec ses bijoutiers travaillant l'or et l'argent ou ses dames pratiquant le fin tissage de la laine jusqu'à la faire devenir transparente, donnant la djellaba Saissia, plonge le visiteumaroc683r dans une vraie ville du Maroc.

On lorgne encore les bâtiments coloniaux, comme le théâtre municipal de 1926, évoquant le rêve de Lyautey, son glorieux hippodrome, le haras voisin, de la même époque. Le modeste « Deauville » est prisé des amateurs de surf et de planche à voile sur la plage voisine de Sidi Bouzid. Mais c'est avec son golf, l'un des plus fameux du pays, que l'ancienne Mazagan retrouve sa gloire d'antan.

maroc684Réalisé, entre mer et forêt, à 7 kilomètres de la ville, sur la route côtière vers Casablanca, il offre, sur 120 hectares, non seulement un parcours très technique de 18 trous, mais aussi un maroc685bel ensemble reconstituant une sorte de village idéal, avec 34 villas et son bâtiment central. C'est, géré par Accor, sous pavillon Sofitel, une des grandes étapes hôtelières du Maroc, mais aussi une des plus secrètes, avec ses suites à terrasses sur la mer, ses pelouses soignées, sa vaste piscine en forme de vague, ses restaurants, dont le marocain Al-Jawhara, avec stucs et zelliges, son piano-bar dans les tons rouges. Bref, un lieu idéal pour imaginer les destinées touristiques du Mazagan de demain

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23 août 2005

Oualidia entre Hanon et El Ghazi

                                                                                               
maroc638On a identifié avec beaucoup de vraisemblance la lagune avec celle de Hanon qui débarqua au cours de son périple. Il est très curieux qu'une gmaroc639rotte qui se trouve située non loin du lieu présumé où débarqua Hanon est actuellement connue sous le nom de “Ghar Hammou El Ghazi”…

maroc640La Kasba de Oualidia, c'est aussi le port de Namer
A l'emplacement où sur les ordres du Saadien El Wali fut construite la Kasba de Oualidia, existaient d'ailleurs les ruines antérieures à la conmaroc641quête des arabes. D'ailleurs, le navigateur cartaginois Hanon aurait au cours de son peuple , débarqué à la lagune de Oualidia qui constitue un port naturel sûr.

maroc642Cette kasbah fut occupée par les Portugais et les gens de la région. Surtout les habitants du petit port de Namer, leur vendaient du miel. S'il ne reste à Oulidim du Sultan Saâdien qu'une maison en ruines que l'on dit avoir été la maison du maroc643gouverneur et la partie des remparts qui fait face à la lagune ou quelques pièces d'artilleries probablement portugaise sont encore là.

maroc644Les murailles qui entouraient Madinat Al Ghrbia sont flanquées de dix-huit tours à peu près à égale distance l'une de l'autre, trois portes encore visibles aujourd'hui en donnaient accès et l'espace limité maroc645par ce qui reste des remparts prouve que cette ville était importante. L'on situe l'époque de sa fondation aux environs du Ve siècle.

maroc646Ruinée une première fois en l'an 667, elle fut construite et repeuplée sur les ordres du Sultan mérinide.
Après avoir subi une seconde destruction, on ne sait pour quelle raison Madinat Gharbi fut définitivement abandonnée.maroc647

En conclusion, les ruines de Madinat Al Gharbia et de Oualidia témoignent de l'importance qu'avait dans le passé la caïdat de Oualidia. Les familles qui ont été entrepmaroc648rises à l'intérieur de ces ruines ne l'ont pas été d'une façon superficielle.

Elles n'ont donc permis de découvrir des objets ou des outils qui pourraient nous renseigner sur leurs premiers habitants. D'autre part, les histormaroc649iens ne sont pas d'accord sur l'époque exacte de leur fondation.

maroc650Notons cependant que, outre des textes d'historiens classiques arabes ou étrangers, c'est une typonyme riche et variée renfermant de nombreuses notes et qui ne pourraient être que des notes berbères (Taghzaouit, Timegret, Ariri, Sier etc … ) ces notes constituent l'héritage laissé par les premiers habitants de la région.

maroc652Oualidia est certainement l'une des stations estivales les plusmaroc651 réputées du Maroc. Elle fait sa réputation, non seulement aux séjours que feu Sa Majesté Mohammed V y faisait dans son palais d'été, mais également à sa position, son imposante lagune (véritable port naturel) ses fruits de mer, qui caractérisent Oualidia, son soleil radieux , l'hospitalité de ses habitants font de cette localité un lieu de tourisme et lui reservent un bel avenir, ses criques vierges …

maroc653En 1954, l'écrivain suisse John Knittel, qui écrivait en anglais et en allemand , a fait de longs séjours à Oualidia pour écrire son roman “Arietta” paru en 1956.
Pour ceux qui ne connaissent pas Oualidia, c'est le parc d'élevage d'huitres le plus impmaroc655ortant du Maroc, dont la renommée a franchi les frontières.
L'approvisionnement du pays à partir de ce parc ostéicole est assuré à plus de soixante dix tonnes par an.

La Kasbah de Boulouane

maroc656Ce gîte impérial du Sultan Moulay Ismaïl se trouve sur la route qui reliait autrefois Fès à Marrakech et est situé à 75 km d'El Jadida. Accessible par R.N.1 sur 14 km, puis R.R. 316, et enfin la RR 314, cet endroit a connu la présence portugaise pendant une certaine période, avant que Moulay Ismmaroc657aïl ne s'empare pour installer des troupes chargées de contrôler les tribus.

maroc658La Kasbah de Boulouane, monument historique classé est un château fort construit sur un promontoire dominant un méandre de l'Oum er-Rbia . La Kasbah comportait une demeure royale, une mosquée et des entrepôts.

L'inscription de fondation, au nom du Souverain, sur le linteau de la grande porte monumentale, rappelle que ce nid d'aigle a été construit en 1710.
Cette région est très réputée, pour ses champs de vignes (raimaroc659sins doukkali).
Antoine de Saint Exupery a visité la Kasbah de Boulouane.

maroc660Un des atouts de la province d'El Jadida c'est évidemment sont littoral atlantique offrant tous les ingrédients nécessaires pour le développement d'une activité touristique balnéaire. Cette côte de 150 km de Bir Jdid à Oualidia est parsemé de belles plages notamment, à El Jadida ville, Haouzia, Sidi – Bouzid, Sidi Abed, Oualidia, Sidi Bounaïn, Sidi Sari, Hajrat Baibour, Sidi Yacoub … etc …
El Mostafa Lekhiar | LE MATIN

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El Jadida, cette cité portugaise honorée

maroc620Connue jadis sous les noms de El Brija, El Mahdoumih et puis Mazagan, la ville d'El Jadida est située au centre du Maroc, sur les rives de l'océan Atlantique . Le nom d'El Jadida (la neuve) lui fut attribué par le Sultan Moulay Mohammed Ben Abdellah.

Elle fut construite par les Portugais entre 1510 et 1520, elle eut la forme d'un château fort, carré flanqué, de quatre tours appelé “Castro Real”. Cependant la construction de l'encmaroc621einte fortifiée dura 30 ans et ce n'est qu'en 1541 qu'elle fut terminée. Une enceinte quadragulaire entourait la ville qui se formait autour de la citadelle.

Le centre de la citadelle était constitué au rez-de-chaussée par une importante salle d'armes, qui fut affectée en maroc6221941 à usage de citerne, afin d'échapper à la pénurie d'eau en cas de siège prolongé. Cette citerne est la plus belle curiosité d'El Jadida.

Autour de l'enceinte, les portugais ont creusé un fossé profond et à haute mer, le fossé est rempli d'eau. Un pont-levis, relia la cité à la terre ferme.

En 1562, le Sultan Moulay Mohamed Ben Abdellah concentra à Marrakech une grande armée et vint battre les remparts de Mazagan. L'embarquement définitif des Portugais n'a emaroc623u lieu que le 11 mars 1763 suite à la grande attaque conduite par Moulay Mohamed Ben Abdellah après 267 ans de colonisation portugaise.

maroc624La ville portugaise de Mazagan (El Jadida) a été classée le 30 juin 2004, patrimoine universel par l'UNESCO. Ce site vient de s'ajouter aux 6 autres inscrits par le Royaume du Maroc sur la liste du patrimoine mondial.
En effet, ce site a souvent sollicité pour être classé, il a fallu attendre le moment propice pour accomplir ce vœu.

La protection du site et son classement, par le dahir du 21 septembre 1918 et 3 novembre 1919, œuvre de l'homme d'une valeur universelle.

Lieu de brassage de plusieurs religions . Les fortifications et leurs défenses et leurs systèmes permanents de défense : tours et remparts constituent un exemple précoce d'architecture militaire maroc625de la Renaissance. Les édifices portugais encore visibles sont la citerne portugaise et l'église de l'assomption, construits dans le style Mauelin (ghotique tardif). A partir du XIXe siècle , connue sous le nom d'El Jadida , la ville s'est transformée en un centre commercial multiculturel.

La ville ayamaroc626nt contribué au développement de l'architecture et de l'urbanisme  dès l'époque de la renaissance.

En plus de la richesse historique, de son important rôle socio-économique, le tourisme lui donne une autre dimension. La ville portugaise de Mazagan (El Jadida) a ses trésors culturels inépuisables lesquels témoignent jusqu'à nos jours de l'histoire de développement et de l'épanouissement de cette cité de son passé glorieux qui fut sa fierté et son authenticité.maroc627

Sa fonction culturelle est la plus importante et la plus significative dans le développement de la ville d'El Jadida, la fonction culturelle a été instaurée depuis des années, et héritée par la ville à laquelle elle a donné un rayonnement sans frontières au Maroc et à l'étranger.

La Cité portugamaroc629ise de Mazagan (El Jadida) conserve dans les mémoires de l'histoire tant et tant de souvenirs inestimables.

Dans ses monuments qui ont porté dans leurs renommées très loin à savoir : les remparts , sa fameuse citerne, chef d'œuvre du style architectural Manuelin, devenue pôle d'attraction des touristes des quatre coins du monde et du cinéma international qui viennent tourner des filmaroc632ms dans ce beau cadre de l'architecture et de l'art de la Renaissance.

La Cité portugaise de Mazagan revêt une importance historique et architecturale considérable, elle représente, en effet, la plus grande fortification portugaise au Maroc.

maroc633Son histoire est marquée par plusieurs phases essentielles :
- Phase portugaise : elle s'étend de 1541 à 1769, c'est la phase de construction et de structuration de cette cité.
- Phase judéo-islamique : elle commence de 1820 jusqu'au début du 20e siècle où la cité fut transformée en mellah, une grande communauté juive marocaine y fut alors installée.
- Phase pré-coloniale et coloniale : marquée par l'ouverture du mellah à une nouvelle population qui vient cohabiter avec la communauté juive. Il s'agit essentiellement d'une communauté européenne et musulmmaroc634ane.

Cette vaste salle souterraine et voutée faisait partie du château fort construit en 1514. Elle servit probablement de salle d'armes avant d'être utilisée comme réserve d'eau.

maroc635Sur un plan carré de 34 m de côté, elle comporte 6 nefs - dont les voûtes d'arêtes reposent sur 25 colonnes et piliers. La travée centrale est percée d'un large oculus par où se déverse la lumière du jour qui produit, par réflexion sur l'eau de la citerne, un surprenant effet de miroir imprégnant le lieu d'une étrange atmosphère qui séduirait Orson Welles au point qu'il tourna certaines séquences de son film Othelo, ainsi que le film de Copola “L'étalon noir, maroc636Harem», etc.

Oualidia : témoignage d'un passé lointain et d'un bel avenir.
Résidence Royale au bord de l'imposante lagune palais d'été de feu Sa Majesté Mohammed V où le défunt souverain aimait séjourner. C'est la paisible et attirante Oualidia.

maroc637Plage des marrakchis , safiots et casablancais et bien sûr des doukkalis amateurs de ski-nautique, d'huitres, de fruits de mer, de soleil, de fraicheur.
Oualidia c'est un potentiel touristique en réserve pour l'avenir. Son histoire est très riche .
Les peuples marins de l'antiquité y ont laissé les traces.

El Mostafa Lekhiar | LE MATIN

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14 août 2005

Sur la Route d'Azemmour

maroc67Azemmour est une charmante petite cité atlantique, édifiée au VIIIe siècle, à l'embouchure de l'Oum Errbia. Comme bon nombre de villes marocaines qui longent la côte nord atlantique, sa genèse, encore inscrite en ses murs et qui remonte à l'époque carthaginoise, comprend toutes les strates de la grande Histoire du Maroc, depuis la conquête arabe jusqu'au protectorat français, en passant par la présence juive et portugaise. Ses vestiges architecturaux, son potentiel touristique constituent normalement une niche suffisante pour assurer son développement, le bien-être de ses habitants, pour en faire une destination de choix en matière de tourisme culturel et balnéaire. Qu'en est-il en réalité?

maroc68Une ville oubliée de tous, quisiment inconnue au-delà des frontières, rarement visitée par les étrangers,n et que les Marocains eux-mêmes ne gratifient que de leur plus belle indifférence. Une ville qui apprement, ne mérite que ce coup d'oeil furtif jeté en chemin, lorsque l'on emprunte la nationalmaroc619e qui mène vers El Jadida puis Essaouira. Une route qui débute en plein Casablanca, et que nous continuons aujourd'hui d'appeler, comme dans le temps, "la route d'Azemmour".
Azemmour n'est en fait que la parfaite illustration de cette fâcheuse tendance que nous avons, au Maroc, de tourner le dos à notre histoire et de négliger notre patrimoine, à force de le méconnaître, de donner la preuve de notre incapacité à exploiter l'immense trésor que constitue tout ce que nous possédons comme legs historiques et patrimoniaux.
A l'instar d'Essaouira, Azemmour trouvera-t-elle des natifs amoureux qui prendront enfin soin d'elle comme d'une mère, des promoteurs qui miseront sur son charme? C'est ce que nous lui souhaitons!

Par Abdellatif Khizrane- Medina

Posté par Actua à 15:28 - Mazagan - Oualidia - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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