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Voyage au Maroc

12 septembre 2005

Tarouma: Un Village de Pêcheur

ne vaste campagne d'assainissement a été lancée samedi au village des pêcheurs Tarouma, 50 km au sud-ouest de Laâyoune, par le wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra, M. Charki Draiss.                                        

 

                                

               

Cette campagne est une initiative de plusieurs associations en collaboration avec l'Entraide nationale, la commune rurale de Foum El Oued et les autorités locales.

Les représentants de l'association marocaine du village des pécheurs de Tarouma, de l'association des professionnels de la pêche artisanale, de l'amicale Assalam opérant dans ce village, de l'association du développement rural à Foum El Oued ont été unanimes à souligner l'importance de cette campagne dans la protection de l'environnement.

Dans des déclarations à la MAP, ils ont insisté sur l'importance d'inscrire ce genre d'initiatives dans la durée en assurant la pérennité de pareilles campagnes d'assainissement en vue de faire de cette région un pôle stratégique pour le développement économique et touristique.

Ils ont, à ce propos, rappelé l'importance accordée au village des pêcheurs pour le développement de la façade côtière et sa restructuration, à travers la création d'autres villages de pêcheurs dans les provinces du sud.

Ils ont également fait état de leur engagement à faire réussir les chantiers ouverts dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), soutenant que l'environnement constitue un axe nodal dans cette initiative annoncée par SM le Roi Mohammed VI, dans son discours du 18 mai dernier.

      

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Errachidia dévoile ses secrets à ses visiteurs

                                                                                                                                               

Par sa vocation historique, sa position géographique aux confins du sud-est du Royaume, son rayonnement culturel ancestral, son riche patrimoine culturel et humain, la province d'Errachidia est considérée comme l'une des régions à fort potentiel touristique qu'il faut valoriser et promouvoir.

Véritable trait d'union entre les villes impériales et le grand Sud, cette province qui bénéficie d'un ensoleillement annuel de 330 jours et qui s'étend sur une superficie de 60.000 km2, compte de nombreux sites aux charmes multiples qui favorisent une grande offre en produits touristiques.

A ses nombreux visiteurs, cette province offre un patrimoine architectural et urbanistique où rivalisent les Ksours et Kasbahs et met à leur disposition toutes les commodités pour pratiquer le tourisme culturel, le tourisme oasien et du désert, le tourisme de montagne ainsi que le thermalisme et les cures de bain de sable.

Les amateurs du désert tombent ainsi sous le charme d'une multitude d'oasis, verdoyantes et ombragées, d'une myriade de dunes, avant de s'attaquer à la montagne qui cumule à plus de 3200 mètres.

Dépositaire d'épopées historiques, le Tafilalet a connu ses heures de gloire avec la fondation au 8e siècle de l'ancienne ville de Sijilmassa qui fut capitale commerciale et spirituelle de cette contrée, avant de devenir, à la fin du 16éme siècle, le principal relais caravanier entre l'Afrique noire, l'Europe et l'Orient.
Les énormes potentialités touristiques de la région ont permis, entre autres, le développement du tourisme du désert et l'organisation de manifestations culturelles à caractère unique, dont les plus importantes sont le Moussem des fiançailles et le Festival des musiques des cimes d'Imilchil, le Festival des musiques du désert à d'Erfoud, Rissani et Merzouga, le Festival culturel d'Errachidia et le moussem des dattes d'Erfoud.

Les manifestations culturelles organisées au niveau de la région offrent l'opportunité au grand public de découvrir le patrimoine artistique et populaire, à la fois riche et varié, qui témoigne d'une culture intense et vivante qui s'est transmise de génération en génération.

Parmi les troupes artistiques les plus réputées localement on peut citer la troupe Sijilmassa de Melhoune, Jrafa d'El Jorf, Houbi Houbi de Boudnib, Aît Merghad de Goulmima et de Tadighoust, Gnawa de Arab Sebbah, M'daghra et Goulmima et les troupes d'ahidous des Aît Hdidou, d'Ait Izdeg de Gourrama.

Autres atouts, et non des moindres, sont les ksars et kasbahs ainsi que les musées qui rappellent à tous la grandeur de la région, à l'image de Ksar Meski, Ksar Mâadid à Erfoud, Ksar Hanoun, Abou Am et Faida à Rissani et Ksar Igoulmimen à Goulmima, ainsi que les musées des sources Lalla Mimouna et de Ksar El Khorbate à Tinejdad.

D'autres attraits et sites touristiques qui méritent le détour sont Les sources thermales de Moulay Hachem à Kerrandou, Aît El Ati à Aoufous, Zaouiat sidi Hamza et sa bibliothèque ancienne, le belvédère de Ouled Chaker à Aoufous, les grottes Akhiam d'Imilchil, les gorges d'Amsed près de Tadighoust et les gravures rupestres de Taouz.

Les atouts naturels dont dispose la province d'Errachidia constituent également des plateaux idéals pour les réalisations cinématographiques et attirent, de plus en plus, les professionnels du 7e art qui y ont tourné plusieurs films dont notamment " Le Légionnaire " ainsi que les trois parties de " La Momie ".
Ces atouts sont renforcés par les infrastructures d'hébergement existant au niveau de la province qui compte 116 établissements classés et non classés avec une capacité d'accueil de 4.145 lits.
Cette richesse naturelle et historique constitue, en outre, une motivation pour les pouvoirs publics et les opérateurs économiques dont l'ambition affichée est de faire de cette région du Sud-est du Royaume, l'une des destinations touristiques les plus privilégiées.

Une attention toute particulière est donc accordée à ce patrimoine et qui devrait être soutenue par de vastes et régulières campagnes de promotion en vue d'assurer la pérennité à cette culture millénaire.

Abdelouahed Labrim | MAP

Posté par Actua à 12:45 - Tafilalet - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tissa: Un centre ancestral d'élevage de chevaux

                                                                                                                                               

La petite localité de Tissa qui accueille, depuis dix-neuf ans, le Festival du cheval, une manifestation nationale et internationale de grande importance, est appelée à devenir une ville modèle si certaines conditions de développement durable sont réunies.

Le cercle de Tissa, peuplé de plus de 168.000 habitants, est toujours dépourvu des infrastructures de base nécessaires à tout développement local.
Situé seulement à une quarantaine de kilomètres de la ville de Fès et relevant de la province de Taounate, il est devenu une région de renommée mondiale grâce au festival du cheval qu'il organise chaque année et avec succès.

Cette région, qui le temps d'un festival, est fréquentée par des milliers de visiteurs venus des localités voisines, mais aussi par de nombreux journalistes de chaînes de télévision étrangères, notamment de Belgique, des Pays-Bas, de France et même du Japon, vit repliée sur elle même le reste de l'année faute d'infrastructures touristiques incitant au retour les férus de l'art équestre, les éleveurs de chevaux arabes barbes et les touristes en quête de dépaysement.
Le festival du cheval de Tissa aurait pu devenir une dynamique de développement et pousser à une réflexion profonde pour faire de la grande conquête de l'homme un élément fondamental devant hisser la région des Hyaynas au rang des petites villes modèles.

Tissa, la petite cité rectiligne aux petites échoppes marchandes, au commerce hétéroclite en monticules à même le sol, possède pourtant un patrimoine inestimable mais méconnu de la plupart des Marocains.
La localité, qui s'étend sur une superficie de 1.635 Km2, avec ses ruelles étroites et ses cafés maures ainsi que ses larges étendues non encore exploitées, appelle à des projets d'investissement à la fois touristiques et économiques.
A mi-chemin entre l'urbain et le rural, Tissa ne manque pourtant pas d'atouts, avec une jeunesse cultivée et ouverte sur le monde moderne, et de moyens en mesure de lui assurer un développement propre et durable.

Il suffit seulement de favoriser une coopération étroite avec l'ensemble des acteurs concernés et des bailleurs de fonds potentiels et de concrétiser la solidarité sociale et humaine qui a pris racine dans la région.

Devenue depuis le 16e siècle le berceau du cheval, dont la qualité de l'élevage n'est plus à démontrer, Tissa devrait faire de ce noble animal un produit de développement agricole, touristique et socio-économique, explique à la MAP, M. Azzouz Al Bahri, chargé de communication du festival, qui déplore le manque de soutien financier, l'absence de haras moderne et de personnel spécialisé.
Le cheval des Hyaynas est devenu célèbre, en particulier sur le plan international, grâce à sa participation, à travers le monde, à d'importantes manifestations équestres et est devenu la fierté de toutes les familles de la région, même les plus démunies.

Les cavaliers les plus en vue de la région appartiennent à trois grands lignages ethniques: Ouled Aliane, Ouled Riab et Ouled Amrane qui forment la grande tribu des Hyaynas et qui étaient producteurs, entre 1950 et 1970, de plus de 1.200 poulains par an.

Actuellement, la production n'est plus que de 200 à 250 poulains par an à cause des contraintes de la sécheresse, de l'urbanisation galopante, de l'exode rural et d'une absence de relève.

Toujours présents dans les différentes représentations de fantasias populaires grâce à leur aptitude inégalée à monter et à présenter des tableaux équestres de groupe, les cavaliers de Tissa sont disposés à faire de leur art ancestral un projet de développement à la fois culturel, artistique, économique et touristique pour que leur cité, aujourd'hui apparemment pauvre, devienne un centre d'élevage et d'apprentissage des jeux équestres de qualité et une école de jeunes cavaliers.

D'ailleurs, M. Al Bahri, tout en rappelant l'appel lancé à la Fédération royale marocaine des sports équestres pour l'organisation d'un championnat des jeunes et enfants cavaliers pour la préservation et l'encouragement de cette tradition qui nécessite des chevaux dont le prix est évalué entre 4 et 10 millions de centimes, et tout en soulignant l'intérêt accordé par le département de l'agriculture à cette discipline, insiste sur l'inexistence de toute promotion touristique et culturelle de la région.

C'est dans ce cadre que le festival du cheval de Tissa, qui demeure ouvert à toutes les potentialités, aurait dû, depuis de nombreuses années, être considéré comme un accompagnateur d'actions de toutes sortes, génératrices d'emplois si une campagne promotionnelle était sérieusement élaborée et si des projets d'équipement, notamment la construction de routes, de petites unités hôtelières, étaient envisagés avec l'organisation de circuits touristiques coïncidant avec la période du festival. Les autorités provinciales, qui ont déjà veillé à la mise en place d'un organigramme et d'un comité de gestion du festival, envisagent la création, prochainement, d'un centre équestre.

Ces initiatives pourraient s'ajouter à un éventuel lancement du tourisme écologique et la création de gîtes touristiques, aujourd'hui cheval de bataille des professionnels du secteur pour faire de Tissa une cité pilote et un modèle de lutte contre le sous développement et la précarité.

Et pourtant, Tissa, lieu de rassemblement annuel de centaines de cavaliers et d'éleveurs de chevaux arabe-barbe, ne profite pas encore de cette manifestation unique dans le monde et qui est devenue source d'inspiration pour des écrivains étrangers et des journalistes européens et américains, dont certains sont devenus, depuis plusieurs années, des fidèles de cette belle rencontre d'authenticité appelée à donner naissance à un projet de modernité.

Schéhérazade Alaoui | MAP

Posté par Actua à 12:44 - Oujda - Commentaires [32] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le rendez-vous annuel des milliers de nomades

maroc893Cette manifestation, organisée cette année du 16 au 18 septembre, par l'Office national marocain de tourisme en collaboration avec l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), a acquis une grande importance en devenant un événement majeur sur le plan social, culturel et symbolique pour les habitants de la région.

Appelé à faire partie du patrimoine immatériel universel de l'Unesco, le moussem de Tan Tan est «le témoignage vivant des cultures orales et artistiques marocaines ( ) qui représentent une leçon de savoir et de créativité», note le communiqué citant le directeur général de l'Unesco, Koichiro Matsuura, qui s'était rendu en septembre 2004 à Tan Tan pour prendre aux festivités du moussem.

Le moussem de Tan Tan sera ponctué par différentes festivités comprenant notamment des danses traditionnelles du désert, courses de chameaux, parades de cavaliers nomades, fêtes nocturnes, fantasias, expositions d'art et de scènes de vie quotidienne.

Il s'agit, ajoute le communiqué, d'un véritable rassemblement de plusieurs milliers de nomades des différentes tribus du Sahara marocain qui viennent partager leurs émotions et leur diversité et richesse culturelles, faisant de ce moussem un témoignage vivant à préserver et à valoriser en tant que patrimoine immatériel de l'humanité.

Le parrainage de l'Unesco a donné à ce festival un caractère particulier en l'occurrence celui de «patrimoine culturel mondial» lequel mérite d'être préservé et développé pour le maintien de cette culture vivante et permettre ainsi aux populations nomades de se rencontrer et de s'épanouir dans un monde de tolérance et de paix.

Posté par Actua à 12:43 - Tan Tan - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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